Un câlin au moment opportun n’a pas de prix

28 janvier 2017
Le câlin avec l'être aimé nous aide à libérer de l'ocytocine et nous permet de mieux nous sentir sur le moment, que nous le donnions ou que nous le recevions.

 

 

Il y a peu de choses qui réconfortent plus qu’un câlin. Car ces gestes guérissent, calment nos inquiétudes et éteignent ces peurs qui nous rendent vulnérables, et étrangers dans notre propre identité. Notre cerveau, aussi curieux soit-il, est programmé pour se connecter aux personnes, pour construire des liens qui nous garantissent notre pouvoir de survie, nous reconnaître comme êtres capables, en sécurité et dignes de donner et de recevoir du bonheur.

Quand les caresses émotionnelles ne viennent pas du contexte quotidien, quand personne ne nous touche, nous prend dans ses bras et nous dit des mots tels que « je suis ici, avec toi, je tiens compte de toi et je t’aime », quelque chose en nous s’éteint petit à petit.

En neuroscience, on nous explique qu’aucun enfant ne se développe de manière optimale s’il n’est pas nourri de démonstrations d’affection, si ses larmes ne sont pas consolées, s’il ne sent pas aimé et protégé.

Au fur et à mesure que nous grandissons, nous nous habillons de cette armure qui nous convainc que nous sommes forts et invulnérables, que nous pouvons tout faire et que peu de choses nous affectent.

Pourtant, nos émotions et nos besoins continuent à être les mêmes que lorsque nous étions enfant, car nous avons tous besoin d’être aimés par les personnes qui comptent pour nous et d’être sûrs que nous n’allons pas être abandonnés.

Les câlins ne résoudront pas les grands problèmes de ce monde, mais ils sont la solution nécessaire à tous les moments les plus difficiles.

Pendant les câlins, nous fermons les yeux  pour une raison bien précise

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Il suffit d’une caresse, d’une frottement et d’un câlin d’un être aimé pour qu’en un instant, un neuropeptide très spécial, qui a aussi une fonction hormonale, se libère : l’ocytocine.

  • Ce composé magique est la « colle » avec laquelle on unit les âmes, le moteur qui allume la relation entre la mère et son enfant, entre les conjoints qui s’aiment et entre les amis qui se soutiennent et s’entraident.
  • Les animaux disposent aussi de ce neurotransmetteur qui forme les liens entre les troupeaux et les unités sociales qui habitent dans un écosystème déterminé.

L’ocytocine allume le cerveau et nous invite à être plus aimables, plus compatissant-e-s. Elle a un gros pouvoir dans ces zones en lien avec les émotions et à son tour, donne forme une forme de langage là où les mots ne sont pas nécessaires.

C’est étrange et vous vous êtes sûrement déjà demandé-e pourquoi quand nous nous embrassons ou nous nous serrons dans les bras, il est très commun de fermer les yeux.

Dans ces moments, où l’émotion est intense et le cerveau est absorbé par la libération d’ocytocine, on choisit de fermer les yeux pour que nous puissions nous concentrer sur ce qui compte vraiment à ce moment précis : les émotions.

Se serrer dans les bras ou s’embrasser avec les yeux ouverts brise complètement l’intensité et ne rend pas le moment authentique.

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L’absence de câlins : le vide de l’âme

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Quand nous passons une mauvaise journée, quand on nous a déçu-e, quand nous ressentons de la peur, de l’insécurité ou tout simplement, quand nous avons un grippe ou une autre maladie, il est naturel de s’allonger sur le canapé et de se blottir.

  • Petit à petit, nous nous mettons en position fœtale et nous croisons les bras dans un instinct presque naturel, car nous avons besoin de contact physique, même si c’est seulement avec notre propre corps.
  • Nous avons besoin d’être enveloppé-e-s, emmitouflé-e-s et protégé-e-s avec de l’amour, et dans ces cas, peu de choses sont aussi thérapeutiques que de recevoir le câlin d’un être aimé, que ce soit un conjoint, notre mère ou un-e ami-e.
  • Le besoin physique de sécurité et de soutien à travers le toucher ne disparaît jamais.
  • Ces actes nous apportent un effet calmant qui, parfois peut accélérer la guérison de nombreuses maladies.
  • Se sentir soutenu-e et aimé-e renforce notre système immunitaire. Ce soutien émotionnel sincère et altruiste fait bien plus qu’une simple vitamine.
  • De fait, parfois, même la main d’un médecin sur notre épaule nous donne un second souffle et nous réconforte.

Le fait de manquer de ce type de démonstrations simples et de considération crée de profonds vides dans notre âme, dans notre cerveau émotionnel.

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Les règles du bon câlin

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Nous savons tous que tous les câlins ne sont bons à donner et que tout le monde ne peut pas franchir cette limite avec n’importe qui. Il existe une limite, où le contact physique ne doit pas avoir lieu.

Le câlin de la part d’un-e inconnu-e n’est pas agréable, ne réconforte pas et nous est désagréable. De fait, dans notre cercle social, nous avons aussi des proches ou ami-e-s avec qui nous ne souhaitons pas avoir de contact.

De même, il est aussi courant que des personnes que nous aimons ne sachent pas nous donner de câlins. Ou n’osent pas. C’est pour cela que les conseils suivants sont toujours de bonne augure :

  • Un câlin doit être spontané, sincère et intense. Si vous aimez quelqu’un, prenez-le dans vos bras. N’attendez pas qu’il vienne vers vous.
  • Les enfants arrivent toujours à un âge où iels se défendent face aux câlins. Cependant, même s’iels montrent le contraire, iels aiment les câlins, qui leur font du bien.

Serrez-les dans vos bras de temps en temps, même s’iels résistent un peu.

Dans les situations où vous vous rendez compte que les mots ne servent plus à rien et que la conversation n’est plus qu’un tunnel sans sortie, n’hésitez plus, prenez dans vos bras.

Car, parfois, un câlin peut être la solution à de nombreuses choses !

Image principale de Puuung

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