Comment survivre aux journées noires, où il n’y a que des peines ?

Il ne faut pas craindre les journées noires. Nous devons les mettre à profit car elles nous aident à nous

Nous avons tous des journées noires et sombres, où rien ne va dans le bon sens, où les peines nous pèsent, où l’amertume nous envahit et où les pensées sont complètement désordonnées.

Cela peut sembler étrange mais en réalité, il est non seulement important de les vivre mais c’est même « conseillé ».

C’est comme prendre nos démons dans nos bras pendant un moment et les regarder dans les yeux pour, ensuite, nous relever à nouveau.

Cependant, tous ces processus doivent être ponctuels, car les journées noires ne doivent pas se transformer en semaines ou en mois noirs. 

Le mal être, le découragement, la colère, la frustration ou la déception se vainquent. Pour y parvenir, nous devons utiliser des mécanismes intérieurs adaptés que nous allons vous expliquer dans cet article.

Les journées noires, les parenthèses existentielles

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Nous avons tendance à défendre nos espaces privés. Nous enfilons des armures épaisses et parfois, nous habitons derrière des masques de fausse joie grâce auxquels nous nous maintenons à flot la plupart du temps.

D’une certaine manière, on nous a tous appris que les journées noires n’existent pas et que, lorsqu’elles arrivent, mieux vaut se cacher et avancer comme si rien ne se passait.

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De fait, il est même très fréquent de ne pas avoir de temps pour cela.

Comment ? Je dois m’accorder un moment de parenthèse pour comprendre ce qui m’arrive ? J’ai bien trop de choses à faire !

  • Si j’ai mal à la tête, je prends une aspirine, si je suis épuisé, je m’assois… Mais que faire quand les peines, le découragement ou la tristesse nous envahissent ?
  • Personne ne nous a appris à canaliser ces émotions. Alors, avant de les affronter, nous passons par une période où il est tout simplement plus facile de faire comme si de rien n’était.

Cependant, sachez que ce que l’on n’affronte pas laisse des traces. Et plus encore : ce qui ne se résout pas persiste jusqu’à nous rendre malade physiquement et émotionnellement.

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L’importance de pleurer quand nous en avons besoin

Si notre biologie nous a donné cette possibilité, il y a une raison. Pleurer est un mécanisme physiologique qui sert de catharsis émotionnelle.

  • C’est une soupape de décompression pour nos émotions.
  • Ce comportement est propre à tout être humain (aujourd’hui, il n’y a pas de conclusions claires sur les animaux, comme les éléphants).
  • Les pleurs sont la manière la plus saine de soulager les tensions, de nous oxygéner et de permettre à notre cerveau de voir les choses avec plus de clarté.
  • Les pleurs font sortir des choses que rien d’autre ne peut faire sortir.

Dans le cas où nous les réprimons, la tension émotionnelle s’accumule et est somatisée. C’est-à-dire que ce mal être finit par se transformer en maux de tête, en fatigue, en plus de mal être encore…

L’importance de s’arrêter lorsqu’il le faut

S’arrêter lorsque nous sommes conscient que l’une des ces journées noires arrive n’implique pas forcément de s’éloigner de tout et de tout le monde.

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  • Les journées noires montrent, avant tout, que nous devons nous « arrêter » et prendre conscience de ce qui nous arrive.
  • Nous devons réaliser un voyage intérieur délicat pour nous plonger dans nos tourments, savoir ce qui fait mal, ce qui gêne, ce qui inquiète, ce qui bloque.
  • Prendre conscience, c’est démêler notre moi pour faire sortir à la lumière nos fragilités et les réparer. Car, en réalité, plus notre armure est épaisse, plus l’être qui y habite est fragile à l’intérieur.

Nous avons tous besoin de prendre ces démons dans nos bras pour les dompter, les réduire et les contrôler.

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Sans peur de dire ce dont vous avez besoin

Il ne faut pas avoir peur de verbaliser ses propres besoins. De fait, quelque chose d’aussi simple qu’apprendre à être assertif permet de mieux connaître et comprendre les gens et leurs réactions.

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Alors, n’ayez pas peur de dire que vous avez besoin d’une heure pour vous seul, pour réfléchir, pour vous promener, pour être avec vos pensées et simplement, pour faire baisser la pression.

  • De plus, vous ne devez pas avoir peur de demander de l’aide. Les journées noires peuvent devenir grises, et même bleues, après un bon café avec un ami et le partage de ses pensées.
  • Les journées noires sont comme des tempêtes ponctuelles qu’il faut faire exploser. Il est nécessaire de les vivre pour profiter après ce vent rafraîchissant, cette atmosphère plus pure où toute la tension s’est évaporée.

La prise de conscience des besoins propres, le soulagement émotionnel et le soutien d’un être cher peuvent être vitaux pour affronter ces situations.