Les risques de la sédentarité pour le cerveau

La sédentarité n'a pas seulement des répercussions au niveau physique, elle nuit également au cerveau. Découvrez ici ce que vous pouvez faire pour prévenir ces risques !
Les risques de la sédentarité pour le cerveau

Dernière mise à jour : 03 novembre, 2021

L’inactivité nuit à la santé en général. Nous le savons depuis des années. Mais ici nous nous intéressons précisément aux risques de la sédentarité pour le cerveau.

Nous vivons à une époque où l’activité physique occupe une place secondaire dans nos vies. De nombreuses occupations professionnelles impliquent que nous restions assis pendant de longues heures et que nous nous déplacions au quotidien grâce à des véhicules.

La sédentarité modifie la structure du système nerveux

Le système nerveux n’est pas une structure statique, mais dynamique. De nouvelles synapses sont créées, modifiées et éliminées continuellement. Cependant, les changements que favorisent l’inactivité dans le système nerveux ne sont pas vraiment positifs.

Il s’agit d’ailleurs de l’un des plus grands risques de la sédentarité. Une enquête menée en 2014 par Mischel et ses collègues de la Wayne State University School of Medicine a mis en évidence les changements spécifiques qui se produisent dans le cerveau en raison d’un mode de vie sédentaire.

Pour ce faire, les chercheurs ont sélectionné deux groupes de rats. L’un d’eux bougeait et faisait de l’exercice régulièrement. L’autre, non. Après 3 mois, ils ont constaté des changements physiques dans la structure du cerveau des rats sédentaires :

  • Il y avait un nombre excessif de ramifications supplémentaires dans les neurones qui sur-stimulaient le système nerveux, accélérant ainsi le rythme cardiaque et prédisposant à l’hypertension.
  • L’inactivité a amené le système nerveux sympathique à ne pas réguler la vasoconstriction périphérique, ce qui prédispose également à l’hypertension et aux maladies cardiaques.

D’autres recherches scientifiques ont montré que la sédentarité affaiblit la mémoire et la capacité d’apprentissage. Elle prédispose en outre aux maladies neurodégénératives.

Sédentarité et cerveau.
Le système nerveux est dynamique et change continuellement. Un mode de vie sédentaire l’amène à changer de manière négative.


  • Lavielle-Sotomayor, P., Pineda-Aquino, V., Jáuregui-Jiménez, O., & Castillo-Trejo, M. (2014). Actividad física y sedentarismo: Determinantes sociodemográficos, familiares y su impacto en la salud del adolescente. Revista de salud pública16, 161-172.
  • Mischel, N. A., Llewellyn‐Smith, I. J., & Mueller, P. J. (2014). Physical (in) activity‐dependent structural plasticity in bulbospinal catecholaminergic neurons of rat rostral ventrolateral medulla. Journal of Comparative Neurology522(3), 499-513.
  • Vega, R. A. (2011). Riesgo de adquirir enfermedades crónicas no transmisibles provocadas por sedentarismo, de los empleados de la Universidad Pedagógica Nacional Francisco Morazán. Paradigma: Revista de investigación educativa, 33-43.