Mûrir, c’est aussi pouvoir faire face à ce qui nous a fait du mal

· 23 septembre 2016
La maturité est une question d'âge, une question de courage pour se confronter aux changements et aux peurs qui nous entravent et nous empêchent d'atteindre le bonheur.

Mûrir, ce n’est pas seulement accumuler les années ou voir une ride sous nos yeux quand nous sourions.

Mûrir, c’est résoudre des difficultés et acquérir cette sagesse vitale avec laquelle être plus fort, plus libre et plus heureux.

Le temps n’est pas suffisant pour guérir des blessures ou pour soulager des peurs.

Au fil des ans, nous accumulons des rancœurs envers certaines personnes ou des craintes face à certaines situations qui, dans le passé, nous ont fait du mal.

Mûrir, c’est aussi pouvoir profiter de cet instant où nous regardons en face nos démons personnels et où nous sommes capables de sourire face à eux, sans angoisse. 

C’est un type de sagesse que nous pouvons tous atteindre en faisant tomber nos peurs et de nombreux comportements limitants.

Nous allons vous expliquer comment obtenir cela.

Mûrir, l’art d’être libre émotionnellement

L’expérience de vie n’arrive pas seule à 30, 40, 50 ou 70 ans.

Il y a des personnes qui, au lieu d’avoir dans le regard l’éclat de plusieurs décennies vécues, n’ont pas encore compris ce qu’est qu’acquérir ce calme, cet équilibre intérieur qui arrive avec la maturité émotionnelle.

À présent, il est possible qu’une fois ce moment arrivé, vous vous demandiez, mais… Est-ce nécessaire de souffrir pour apprendre ? Pas du tout.

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La réponse est non : ce n’est pas obligatoire de souffrir pour apprendre.

Le bonheur nous apprend aussi quelles sont les choses les plus importantes, celles qui nous font plaisir et qui nous offrent une authentique valeur dans la vie.

Ce qui arrive souvent, c’est que la souffrance nous oblige à réagir.

Nous pourrions définir la douleur émotionnelle comme ce transit que nous devons vivre pour « naître à nouveau », pour nous ouvrir les portes des opportunités après la souffrance.

Nous vous proposons de réfléchir à ces dimensions.

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Le cerveau ne sait pas être heureux

Il est possible que cet énoncé attire votre attention. Le biologiste Estanislao Bachrach, expert en neuroplasticité cérébrale nous indique que la seule chose qui importe à notre cerveau, c’est que nous survivions.

  • Le bonheur est cette dimension à laquelle nous aspirons, génération après génération.
  • Jusqu’à présent, dans toute cette chaîne évolutive de changements et d’améliorations génétiques, nous n’avons pas réussi à trouver la clé pour être heureux de manière innée.
  • Notre cerveau est plus intéressé par le fait que nous apprenions à survivre.

Je n’ose pas traverser au rouge car je sais que l’on peut m’écraser », « Cette personne me fait peur car je sais qu’elle peut me faire du mal », « J’ai peur de voler en avion car je sais que je peux mourir”.

La peur garantit notre survie, mais en même temps, elle coupe les ailes de notre opportunité d’être heureux. C’est un aspect curieux sur lequel réfléchir.

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Pour mûrir, nous devons être capables de changer

L’une  des manières les plus efficaces pour favoriser la maturité émotionnelle, c’est de savoir s’adapter aux changements, et de les favoriser.

  • Si quelque chose ne nous plaît pas, il est préférable de le laisser de côté et de chercher quelque chose de mieux.
  • Si une situation nous rend malheureux, il est nécessaire de changer.
  • S’il y a une attitude chez moi qui ne me plaît pas et qui m’empêche d’atteindre mes objectifs, je devrai la changer.

Mûrir, c’est donc être capable de franchir ces étapes pour s’améliorer personnellement et pour se libérer de ces peurs qui, même si elles nous permettent de continuer à être vivants, ne nous offrent pas le bonheur.

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À présent, il est possible que vous vous demandiez pourquoi les gens ont tant de mal à changer.

  • Les gens associent le changement à la douleur, et personne n’aime la douleur.
  • Le changement va nous demander de développer certaines capacités et stratégies auxquelles nous pensons que nous ne sommes pas préparées.
  • Le changement va toujours de pair avec la peur, cet instinct qui nous dit qu’il est préférable de rester où vous êtes, même si vous êtes malheureux car, au moins, vous survivez.

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Le bonheur, c’est l’absence de peur, et ainsi, mûrir, c’est sourire à qui vous a fait du mal car vous ne le craignez pas et il ne signifie plus rien pour vous.

Nous devons comprendre que le changement est quelque chose de nécessairement traumatisant. La vie en elle-même est un processus où le changement est toujours implicite.

Il faut seulement se laisser porter, sans résistances.