Ne traitez pas ceux qui vous traitent mal comme une priorité

· 22 septembre 2016
Nos propres carences affectives sont celles qui font que nous traitons comme des priorités les personnes qui nous sous-estiment ou qui nous méprisent. Nous devons être conscient de notre valeur et apprendre à exiger le respect que nous méritons.

Ne traitez pas en priorité les personnes qui ne vous valorisent pas suffisamment.

Vous devez vous donner l’importance que vous méritez et offrir votre affection à qui vous aime réellement à chaque moment, sans intérêts ni égoïsmes.

Car, en général, l’égoïsme n’est pas considéré avec clémence même s’il nous permet de conserver nos espoirs ou nos attentes.

Il faut le savoir car nous devons éviter d’hypothéquer notre bien-être et le soumettre à ce que les autres souhaitent.

Quand une relation est saine et significative, il est facile d’équilibrer la balance.

Cependant, nous nous voilons la face régulièrement et nous nous laissons emporter, vivant dans la brume et n’écoutant pas nos besoins affectifs.

Prisonniers de l’égoïsme, nous ne sommes plus la priorité

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Il est fréquent qu’à un moment, nous soyons l’objet de l’égoïsme des autres et que nous finissions par ne plus être la priorité, ou même un être dépendant des intérêts des autres.

Nous mettons souvent du temps à nous en rendre compte car nous nous laissons porter par l’inertie de la relation.

Cependant, petit à petit, nous ruinons notre présent en alimentant nos espoirs de changements qui n’arriveront probablement jamais.

Qui n’apporte par une tendresse sincère dans un temps déterminé ne l’apportera sûrement jamais, comme par magie.

Ainsi, comme nous l’avons souligné, nous nous plongeons dans le souvenir d’un passé qui n’a pas de futur.

L’intérêt et la tendresse intermittents nous indiquent donc qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien même s’il est difficile de l’accepter.

Avec le temps, les personnes montrent un visage de moins en moins aimable et de plus en plus intéressé. 

N’oubliez pas de lire : Je ne sers pas à combler des vides ou la solitude : je suis là pour aimer

Solitude

La douleur psychologique dérivée de l’angoisse relationnelle

Le temps est le grand maître qui se charge de nous ouvrir les yeux, et de nous aider à prendre de la distance et à évaluer les erreurs qui nous entourent.

Ce n’est pas facile, bien sûr. De fait, la douleur produite est parfois insupportable.

C’est la douleur émotionnelle, une douleur qui angoisse notre cerveau. La déception, la trahison, le mensonge, le désamour ou la perte provoquent une grande souffrance qui nous déchirent de l’intérieur.

Ce type de souffrance est déclinée en poèmes et en chansons depuis des siècles et des siècles, et nous plonge dans un monde que tout le monde peut comprendre.

Aujourd’hui, ces intuitions poétiques bénéficient du soutien dans les études neurophysiologiques, qui confirment que la douleur psychologie se reflète au niveau cérébral.

Curieusement, lorsque notre “cœur” se brise et que nos émotions enflamment notre corps, les mêmes zones que celles qui sont sollicitées lors de la douleur physique s’activent.

D’où le fait que nous puissions dire que l’amour fait mal physiquement.

Nos neurotransmetteurs souffrent d’un grand abattement au moment où tout se complique et quelque chose se brise en nous.

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Les zones cérébrales de la douleur physique partagent le chemin de la couleur émotionnelle, car un dommage physique ou émotionnel active le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal.

C’est une raison de plus pour arrêter de sous-estimer nos blessures émotionnelles et éviter de penser qu’elles se soignent à l’air libre.

Nous sommes tristement habitués à nous acharner à enterrer nos problèmes relationnels, ce qui fait que la douleur s’enkyste et complique la résolution des conflits.

Nous cacher ne nous aide en rien. Au contraire, cela freine un soulagement qui rend plus supportable la douleur sociale mais qui finit par tourmenter notre cerveau jusqu’à dérégler complètement notre esprit.

“Quand vous maintenez le ressentiment, vous êtes attaché à cette personne ou à cette situation par un lien émotionnel qui est plus fort que l’acier. Pardonner est l’unique manière de dissoudre ce lien et d’atteindre la liberté”

-Catherine Ponder-

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La dignité ne doit se perdre pour personne

Quand une personne nous traite comme quelqu’un de facultatif, il est bon de commencer à penser à dire adieu.

Il est totalement différent d’être orgueilleux que d’être digne. Si nous perdons notre dignité, nous nous perdons nous-même, nous nuisons à notre identité et à notre amour propre.

Vous voulez en savoir plus ? Lisez : Aimer ne suffit pas, encore faut-il le démontrer !

Les relations basées sur le respect et l’équilibre des besoins sont les plus authentiques, libres, solides et enrichissantes.

Parfois, nous perdons notre dignité car nous considérons que cela nous convient ou bien nous nous bloquons et nous ne savons pas répondre à une situation de manipulation ou de soumission.

C’est-à-dire que nous nous habituons à traiter prioritairement ceux qui nous traitent comme des personnes facultatives dans leur vie car nous sommes « aliéné » dans une relation asymétrique.

L’amour, l’attention et la tendresse ne se mendient pas.

C’est pour cela que ceux qui méritent de faire partie de notre vie sont ceux qui montrent qu’ils nous veulent le bien, qui ne profitent pas de nos vulnérabilités et qui nous aiment de manière propre et sincère.