Oncosaludomètre : tout ce que vous devez savoir

L'oncosaludomètre est un outil web qui nous indique si nos habitudes nous aident à prévenir le cancer. Il est basé sur des preuves scientifiques et est disponible gratuitement. Nous vous disons tout ici sur ce test.
Oncosaludomètre : tout ce que vous devez savoir

Dernière mise à jour : 03 octobre, 2021

La Fondation pour la recherche contre le cancer CRIS est à l’origine du développement de l’oncosaludomètre. Cette fondation est une organisation à but non lucratif qui se dédie exclusivement aux problèmes de cancer.

A travers l’oncosaludomètre, ils entendent apporter à la population un outil rapide de test sur les habitudes saines. Ce questionnaire en ligne permet à l’utilisateur d’évaluer si ses habitudes l’exposent à un risque plus ou moins grand de souffrir de cancer.

L’oncosaludomètre se compose de 10 questions sur la constitution physique, les addictions, l’exercice physique et l’alimentation. Le choix de ces aspects se base sur les lignes directrices du World Cancer Research Fund International (WCRF) sur la prévention.

Chaque fois que l’utilisateur répond à l’une des questions, le système lui donne une recommandation à suivre dans sa vie. Le score final se présenté sous forme de synthèse qui positionne la personne sur l’échelle de risque, la félicitant pour ses bonnes habitudes ou l’incitant à changer.

Découvrez ci-après que sont les aspects évalués par l’oncosaludomètre et pourquoi ils sont fondamentaux dans la prévention du cancer. Si vous souhaitez réaliser le test, il est disponible gratuitement.

1. Poids, taille et IMC

Le premier point de l’oncosaludomètre est l’évaluation du poids. L’utilisateur doit entrer sa taille et son poids pour que le système calcule l’indice de masse corporelle (IMC). Cet indice mesure la constitution corporelle pour nous classer en insuffisance pondérale, poids normal, surpoids ou obésité.

L’obésité est un facteur de risque de plusieurs cancers. Chez les femmes, l’association entre le surpoids et la sédentarité a un lien avec les pathologies cancéreuses les plus courantes, telles que le cancer du sein.

L'obésité est un facteur de risque de plusieurs cancers.

2. Les addictions

Le tabac et l’alcool sont des drogues légales qui affectent la santé. L’oncosaludomètre évalue la consommation des deux dans son questionnaire afin de positionner la personne dans une situation de risque ou non.

Le tabac est le facteur de risque par excellence du cancer du poumon. Il n’y a pas de juste milieu pour recommander son utilisation. Tous les organismes de santé l’interdisent strictement en raison de ses effets nocifs.

Le cas de l’alcool est différent, car il est plus répandu et légalisé à travers le monde. En tout état de cause, aucune quantité n’est considérée comme sûre et sans effets sur l’organisme. Les recherches scientifiques ont associé jusqu’à 5 types de cancers à l’alcool, l’hépatique étant l’un des principaux.

Lisez également : Savez-vous quelles sont les bases génétiques du cancer ?

3. L’activité physique, un facteur pris en compte par l’oncosaludomètre

Faire du sport est bénéfique pour votre santé à presque tous égards. Les maladies métaboliques améliorent les valeurs sanguines grâce à l’exercice, le risque cardiovasculaire étant alors plus faible chez les sportifs.

L’activité physique est également un atout pour la prévention du cancer. Certaines recherches avec des groupes comparatifs montrèrent une incidence plus faible de pathologies oncologiques chez les personnes pratiquant régulièrement du sport.

L’oncosaludomètre évalue les minutes d’exercice hebdomadaires pour déterminer si elles sont suffisantes ou non. Il invite alors l’utilisateur à augmenter la quantité pour se rapprocher du minimum recommandé.

4. L’alimentation

Au sein de la section alimentaire, l’oncosaludomètre évalue plusieurs aspects, en divisant les questions selon le groupe alimentaire. Une partie du questionnaire a trait aux fruits et légumes, une autre aux céréales, aux viandes, aux boissons et aux aliments transformés.

L’alimentation est la clé dans de nombreux cancers. Des liens ont été trouvés entre l’alimentation et le cancer du côlon, du sein, de la prostate et de l’estomac. L’augmentation de la consommation de fruits et de légumes, ainsi que de céréales entières, permet de prévenir le cancer.

La recommandation moyenne est d’au moins 400 grammes par jour de fruits et légumes. En revanche, la viande rouge doit être limitée à 200 grammes par semaine, comme facteur de protection.

Quant aux produits transformées, les organismes de santé sont catégoriques par rapport à la viande industrialisée, recommandant de ne pas la consommer. Pour les autres produits transformés, comme les pâtisseries, il convient de limiter les portions.

Une nutritionniste.
L’oncosaludomètre examine également nos habitudes alimentaires pour déterminer si elles contribuent ou non à la prévention du cancer.

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