Qu’est-ce que la maladie de Crohn ?

· 29 septembre 2017

Il y a quelques mois à peine fut célébré la « Journée Mondiale de la Maladie Inflammatoire Intestinale » (EII).

On estime qu’au niveau mondial, il y a près de 5 millions de personnes touchées par ces maladies affaiblissantes et qui affectent énormément le mode de vie.

C’est pourquoi il faut donner davantage de visibilité à ce problème et de fait, la prise de conscience doit être le point de départ grâce auquel la science, les institutions médicales et les politiques sociales soient capables de se réunir pour offrir de nouveaux traitements et espoirs à cette partie de la population.

Pour les personnes qui n’ont jamais entendu parler de la maladie de Crohn, il faut préciser que nous sommes face à l’un des problèmes les plus complexes et les plus méconnus.

  • Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique qui peut affecter n’importe quelle partie du système gastro-intestinal, c’est-à-dire, de la bouche à l’anus.
  • Elle affecte fréquemment l’extrémité inférieure de l’intestin grêle et le début du gros intestin.
  • On ignore ses origines et ses éléments déclencheurs, mais elle est liée aux problèmes génétiques qui affectent les fonctions immunitaires, et provoquent une réaction inflammatoire en réponse à la présence de certains agents nocifs.

Facteurs liés à la maladie de Crohn

Cette pathologie fait partie de ce que l’on appelle les maladies auto-immunes, car le système immunitaire attaque par erreur l’organisme, en l’enflammant et en générant des dommages dans les tissus sains du système digestif.

Ce gonflement, qui survient de manière permanente lorsqu’il n’est pas traité, fait grossir les parois intestinales et affecte les fonctions gastro-intestinales.

Parmi les facteurs qui influent sur son apparition nous trouvons :

  • Les gênes et antécédents familiaux : il existe jusqu’à 10 fois plus de probabilités d’en souffrir si un proche au premier degré en souffre également.
  • Facteurs environnementaux : la consommation de tabac et les toxines dérivées de la pollution sont liées à la tendance à souffrir de cette maladie.
  • Virus et bactéries : la croissance excessive de virus et de bactéries dans le système digestif active les mécanismes du système immunitaire.
  • Alimentation : l’organisme n’est pas capable, ou a des difficultés à digérer, certains types de protéines provenant des aliments.
  • Age : bien qu’elle peut survenir à n’importe quel âge, elle est souvent diagnostiquée chez les personnes entre 15 et 35 ans.

Symptômes de la maladie de Crohn

Les symptômes de cette maladie peuvent varier chez chaque patient, en fonction de la partie du tube digestif atteinte.

Ils varient de légers à graves et, bien qu’ils sont parfois permanents, ils apparaissent et disparaissent en général avec des périodes plus aigues que d’autres.

Une personne peut souffrir de la maladie de Crohn si elle perçoit :

  • Des douleurs abdominales fortes
  • Une sensation de fatigue
  • Perte d’appétit
  • Sensation de déféquer, même quand les intestins sont vides
  • Diarrhée aqueuse, parfois avec des saignements
  • Perte de poids
  • Fièvre

Bien entendu ils doivent être analysés par un-e spécialiste, car ils sont également liés à d’autres problèmes digestifs.

De plus, dans certains cas les symptômes peuvent également inclure :

  • Des périodes de constipation
  • Une inflammation et des douleurs articulaires
  • Des ulcères buccaux
  • Des saignements rectaux
  • Des protubérances rouges et sensibles sous la peau
  • Des ulcères cutanés

Examens et diagnostics

les douleurs abdominales de la maladie de Crohn

En plus de l’évaluation des symptômes par le médecin, le diagnostique de la maladie de Crohn s’établit grâce à des examens du type :

  • Lavement opaque ou transit oeso-gastro-duodénal
  • Colonoscopie ou sigmoïdoscopie
  • Tomographie de l’abdomen
  • Endoscopie par capsule
  • Résonance magnétique (RM) de l’abdomen
  • Entéroscopie

Traitement de la maladie de Crohn

Même si dans de nombreux cas la maladie de Crohn amène les patient-e-s vers une chirurgie pendant laquelle on extrait la partie malade de l’intestin, la majorité des patient-e-s arrivent à la surmonter grâce à quelques médicaments et à un changement de mode de vie.

Médicaments

  • Les traitements pharmaceutiques incluent des anti diarrhéiques et des anti-inflammatoires.
  • Les suppléments en fibre aident à réduire la sévérité des symptômes.
  • La paracétamol peut réduire les douleurs légères. On ne doit pas consommer d’aspirine, d’ibuprofène ou de naproxène, car ils empirent les symptômes.

Alimentation

Une alimentation équilibrée, contrôlée en calories et qui inclut tous les groupes de nutriments peut améliorer la qualité de vie des patients souffrant de ce problème.

En général, on recommande :

  • Eviter la consommation d’aliments transformés, des fritures et des produits raffinés
  • Augmenter la consommation d’eau
  • Eviter la consommation excessive d’aliments riches en fibres
  • Limiter la consommation de produits laitiers si vous souffrez d’intolérances
  • Réduire la consommation d’aliments qui provoquent des gaz comme les condiments et les légumes

Comment puis-je collaborer avec l’initiative de Janssen en soutien à la maladie de Crohn ?

La campagne de Janssen a pour but de nous faire prendre conscience de ces réalités aussi intimes que difficile que nous pouvons voir à travers les vidéos testimoniales réalisées avec de vrai-e-s patient-e-s, associés à l’ACCU Espagne, la Confédération des Associations des Malades de Crohn et de la Colique Ulcéreuse de notre pays.

La compagnie pharmaceutique, leader en innovation en Immunologie, recherche également à renforcer son accord sur des initiatives qui améliorent la qualité de vie des patient-e-s atteint-e-s par la Maladie Inflammatoire (EII).

Nous pouvons tou-te-s le faire, nous pouvons tou-te-s donner davantage de visibilité à la « Maladie Inflammatoire Intestinale » (EII) à travers le hashtag #1minutepourEII. Prendre une minute de notre temps pour elleux représente beaucoup.

Si nous promouvons un peu plus ce type d’initiatives, nous aiderons également les institutions à investir davantage de fonds, à faciliter le diagnostic précoce et à permettre à ces personnes de faire un peu plus face à leur charges sociales et psychologiques…

Mettons notre grain de sable, partageons cette information et offrons un souffle d’espoir aux milliers de personnes qui souffrent en silence de cette maladie chronique, douloureuse et qui ont tant besoin de la science pour avoir une meilleure qualité de vie.