Un mauvais repos aggrave l'asthme

Dormir peu aggrave l'asthme, car le repos régule le rythme respiratoire. Toutefois, derrière ce constat se cache une problématique plus complexe qui combine plusieurs facteurs de risque.
Un mauvais repos aggrave l'asthme

Dernière mise à jour : 14 octobre, 2021

Le sommeil est un élément fondamental de la vie, à tel point que de multiples fonctions vitales sont affectées à défaut de repos adéquat. Grâce à la recherche scientifique, nous savons également qu’un mauvais repos aggrave l’asthme.

En tant que maladie respiratoire, l’asthme a une chronicité qui peut être légère ou sévère. Dans les formes bénignes, il existe des symptômes intermittents. Mais dans les cas graves ou les crises d’asthme, le repos est perturbé et un bronchospasme peut survenir pendant le sommeil.

Les nouvelles découvertes révèlent également qu’un mauvais repos aggrave l’asthme sous la forme d’une mauvaise interaction. Plus le repos du patient est mauvais, plus il est probable qu’il présente les signes de la maladie pendant la journée.

Le trouble que nous connaissons sous le nom d’apnée du sommeil mérite une mention spéciale. Il est courant que les personnes asthmatiques depuis des années et ayant tendance à être en surpoids souffrent de réveils nocturnes résultant d’une absence de respiration momentanée pendant le sommeil.

Comme nous l’avons déjà dit, dormir peu aggrave l’asthme, mais derrière cela se cache un problème plus complexe dans lequel plusieurs facteurs de risque se conjuguent. Cela n’exempte pas les maladies cardiaques ou cardiovasculaires.

Un mauvais repos aggrave l’asthme, selon une étude

La dernière édition de la revue Annals of Allergy, Asthma and Immunology, a publié une étude qui prétend que le manque de repos aggrave l’asthme. La recherche rapporte également que d’autres troubles du sommeil ont le même effet négatif.

Les auteurs ont évalué des asthmatiques de plus de 20 ans et les ont divisés en trois groupes d’étude :

  • Ceux qui dormaient peu, à savoir moins de 6 heures.
  • Ceux qui dormaient un temps stipulé comme suffisant, à savoir entre 6 et 8 heures.
  • Et enfin ceux qui dormaient beaucoup, soit plus de 9 heures.

Le dernier groupe marquait déjà une tendance compositionnelle, puisqu’il s’agissait principalement de femmes âgées et de fumeuses. Et ceux qui dormaient moins d’heures étaient notamment des jeunes.

À long terme, avec le suivi, le groupe dormant le moins était plus souvent hospitalisé pour crises d’asthme et souffrait plus fréquemment de quintes de toux sèche. Ce qui n’était pas le cas de ceux qui dormaient beaucoup. Toutefois, ces derniers présentaient des difficultés pour mener à bien les activités de la vie quotidienne.

Ces résultats, en plus de souligner qu’un mauvais sommeil aggrave l’asthme, ont alerté les chercheurs quant à l’effet du sommeil sur la dynamique respiratoire. Il pourrait y avoir un lien physiologique entre la respiration et le cerveau au repos.

Femme qui souffre d'asthme.
Différents facteurs aggravent l’asthme. Un mauvais repos nocturne est l’un de ces facteurs.

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  • Luyster, Faith S., et al. “Associations of sleep duration with patient-reported outcomes and healthcare use in US adults with asthma.” Annals of Allergy, Asthma & Immunology (2020).
  • Koinis-Mitchell, Daphne, et al. “Asthma-related lung function, sleep quality, and sleep duration in urban children.” Sleep health 3.3 (2017): 148-156.
  • Kong, De-Lei, et al. “Association of obstructive sleep apnea with asthma: a meta-analysis.” Scientific reports 7.1 (2017): 1-7.
  • Londoño-Palacio, Natalia, and Carlos Machado. “Síndrome de apnea-hipopnea obstructiva del sueño y enfermedades respiratorias.” Revista de la Facultad de Medicina 65 (2017): 77-80.