Une nouvelle technique pour différencier la maladie de Parkinson et l'atrophie multisystémique

La maladie de Parkinson et l'atrophie multisystémique se manifestent par des symptômes similaires. Pour les médecins, il est très difficile de distinguer les deux maladies, mais une nouvelle découverte pourrait améliorer ce processus. Nous vous en parlons ici.
Une nouvelle technique pour différencier la maladie de Parkinson et l'atrophie multisystémique

Dernière mise à jour : 06 septembre, 2021

La maladie de Parkinson et l’atrophie multisystémique sont des pathologies qui se ressemblent à bien des égards. Leurs symptômes sont similaires et les recherches sur leur origine vont dans le même sens.

Toutes deux sont des maladies neurodégénératives qui évoluent inexorablement vers des formes plus graves. Trouver un traitement efficace implique également de rechercher des moyens de diagnostiquer les troubles suffisamment tôt pour les traiter.

La revue Nature a publié en février dernier quelques avancées à cet égard. La plus pertinente est peut-être celle de l’Université du Texas, laquelle a proposé une technique qui pourrait permettre de différencier la maladie de Parkinson et l’atrophie multisystémique.

Il s’agit d’une avancée qui pourrait être pertinente vu la difficulté qu’ont les médecins à diagnostiquer l’une ou l’autre. Un diagnostic précis et opportun permettrait la mise en place de traitements adaptés de manière précoce. Rappelons que,  jusqu’à présent, le seul moyen de savoir s’il s’agit d’un trouble ou d’un autre est d’attendre l’évolution.

Cliniquement, l’atrophie multisystémique progresse plus rapidement que la maladie de Parkinson. Un diagnostic tardif va alors de pair avec un mauvais pronostic : des symptômes évidents correspondent en effet à une accélération de son évolution. Biologiquement, le retard se traduit par davantage de neurones avec des dommages irréversibles.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative progressive. Le symptôme le plus important est la perturbation des mouvements. Les patients atteints de la maladie de Parkinson présentent des tremblements évidents, principalement au niveau des mains et des jambes.

Au fil du temps, le trouble étend la difficulté des mouvements à d’autres parties du corps, avec en outre de la rigidité. Cela génère des déséquilibres, un manque de coordination et une mise en œuvre plus lente des actions.

L’altération chimique constituant la cause immédiate est un manque de dopamine. La dopamine est une substance qui fonctionne comme un neurotransmetteur dans le système nerveux. Son absence déclenche les symptômes de la maladie.

Elle est plus fréquente chez les personnes âgées de plus de 60 ans. L’âge constitue donc un facteur de risque. Certaines présentations cliniques juvéniles restent toutefois possibles. Le cas le plus célèbre au monde est celui de l’acteur Michael J. Fox, diagnostiqué à 29 ans.

Personnes âgées.
Les tremblements sont une caractéristique de la maladie de Parkinson.


  • Gerez, Juan Atilio, and Roland Riek. “Neurodegenerative diseases distinguished through protein-structure analysis.” (2020).
  • Singleton, A. B., et al. “α-Synuclein locus triplication causes Parkinson’s disease.” Science 302.5646 (2003): 841-841.
  • Chartier-Harlin, Marie-Christine, et al. “α-synuclein locus duplication as a cause of familial Parkinson’s disease.” The Lancet 364.9440 (2004): 1167-1169.
  • Stefanis, Leonidas. “α-Synuclein in Parkinson’s disease.” Cold Spring Harbor perspectives in medicine 2.2 (2012): a009399.
  • Lotharius, Julie, and Patrik Brundin. “Pathogenesis of Parkinson’s disease: dopamine, vesicles and α-synuclein.” Nature Reviews Neuroscience 3.12 (2002): 932-942.
  • Shahnawaz, M., Mukherjee, A., Pritzkow, S. et al. Discriminating α-synuclein strains in Parkinson’s disease and multiple system atrophy. Nature 578, 273–277 (2020). https://doi.org/10.1038/s41586-020-1984-7