Le goitre : une inflammation de la thyroïde

· 14 octobre 2014

Les problèmes de thyroïde sont héréditaires, et touchent plus les femmes que les hommes. Le goitre est l’un des troubles qui en dérivent. Il s’agit de l’altération de la glande thyroïde la plus connue.

Lisez la suite de cet article si vous souhaitez en apprendre plus sur ce sujet.

Thyroïde : questions et réponses

Recevoir les informations appropriées sur la glande thyroïde est le premier pas vers la prévention. Voici les réponses à quelques-unes des questions les plus posées :

  • Qu’est-ce que la thyroïde et quelle est sa fonction ?
    Il s’agit d’une glande qui pèse 20 grammes, et qui se trouve à la base du cou, sur les côtés de la trachée. Son rôle est de synthétiser, emmagasiner et libérer deux hormones, la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3). Ces dernières contribuent au bon fonctionnement des cellules.
  • Quelles sont les maladies liées à la thyroïde les plus courantes ?
    Le goitre, qui est une augmentation de la taille de cette glande. La plupart des nodules qui grossissent sont bénins, mais il faut tout de même avoir recours à un examen médical pour le déterminer.
    Lorsque les taux des hormones thyroïdiennes dans le sang diminuent, on appelle ce phénomène l’hypothyroïdisme. À l’inverse, lorsqu’ils augmentent, on appelle cela l’hyperthyroïdisme. Il va de soi que toutes les personnes qui souffrent de problèmes de la thyroïde ne présentent pas forcément de goitre.
  • Quels sont les symptômes des troubles de la glande thyroïdienne ?
    Les nodules sont des grosseurs au niveau du cou qui peuvent être découverts par le patient en se lavant, se maquillant ou en se rasant. Lorsqu’ils atteignent une taille considérable, ils entraînent des difficultés pour avaler ou respirer, et même des changements de voix.

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Tout savoir sur le goitre.

  • Cette pathologie touche-t-elle toute la population sans distinction ?
    Les troubles de la glande thyroïde sont six fois plus fréquents chez les femmes. Ils se présentent souvent après la ménopause, ou après quarante ans.
  • Quels facteurs sont associés aux troubles de la glande thyroïde ?
    Les nodules apparaissent plus généralement dans les zones géographiques pauvres en iode, lorsqu’il y a des antécédents familiaux.
    Lorsque la personne a subi des traitements aux rayons dans le cou pendant l’enfance, lorsqu’elle prend du poids. Lorsqu’elle souffre de maladies auto-immunes comme le vitiligo, le diabète de type 1, le psoriasis, d’arthrite rhumatodoïde.
    À l’origine de ses troubles se trouvent des déclencheurs externes comme le stress, le tabagisme, les infections bactériennes ou virales, les traitements à base de n’importe quel médicament, ou une surcharge d’iode sur une courte période.
  • Quels traitements sont disponibles à l’heure d’aujourd’hui ?
    Les nodules bénins doivent être analysés tous les 6 à 12 mois, selon ce que recommande l’endocrinologue. Leur taille peut être réduite grâce à une intervention chirurgicale.
    Pour les patients qui souffrent d’hypothyroïdisme, les médecins prescrivent souvent la prise de lévothyroxine, un substitut de l’hormone thyroïdienne. En revanche, ceux qui souffrent d’hyperthyroïdisme doivent prendre du methimazole.
    Il faut également souligner que les personnes qui ne fument pas, et dont les nodules ont été détectés tôt ont plus de chance de guérir complètement de cette maladie.

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Connaitre le goitre.

Caractéristiques du goitre

Comme nous l’avons précisé antérieurement, le goitre est l’altération la plus fréquente de la glande thyroïde. Sa caractéristique principale est une augmentation de la taille du cou qui se détecte d’un simple coup d’œil.

Il existe deux types de goitre selon le trouble qui touche la thyroïde :

  • Diffus : lorsque la grosseur est uniforme.
  • Nodulaire ou multinodulaire : lorsque la grosseur est irrégulière, ou lorsqu’il y a un ou plusieurs nodules.

Ces nodules peuvent être petits au départ, puis grossir lentement, entraînant une gêne au niveau du cou, des difficultés pour respirer ou avaler, une compression des organes, et même une dysphonie.

Les symptômes peuvent être accompagnés d’effets secondaires tels qu’un excès de production des hormones thyroïdiennes, peau grasse, sensation de froid, constipation, etc.

Les signes du goitre.

Les anomalies qui dérivent du goitre sont diverses et variées, mais la plupart sont liées à un déficit en iode dans l’alimentation. Par conséquent, la thyroïde doit demander à ses hormones de la fabriquer.

En plus de sa fonction habituelle, la glande hypophyse sécrète alors plus de TSH (une hormone), ce qui accroît sa taille.

Autres causes du goitre :

  • Thyroïdite d’Hashimoto : est une inflammation chronique qui requiert un traitement à base de thyroxine.
  • Maladie de Graves-Basedow : se développe lorsque le système immunitaire produit des anticorps qui stimulent la thyroïde. Les TSI limitent les effets de la TSH, entraînant ainsi de l’hyperthyroïdisme et un grossissement de la glande.

Le diagnostic pour le goitre se réalise en palpant le cou.

Le médecin évalue la grosseur des nodules, leur sensibilité, et cherche des signes de compression des organes. Dysphagie (difficulté pour la déglutition), dysphonie (trouble de la voix), ou dyspnée (problème respiratoire).

Parfois, une échographie glandulaire permet de voir si un ou plusieurs nodules sont présents. Le médecin peut également demander un examen microscopique des cellules de ces grosseurs.

En outre, une analyse sanguine est une excellente technique pour diagnostiquer un goitre. Ponction à l’aide d’une aiguille fine ou scintigraphie thyroïdienne.

Détecter le goitre.

Le goitre peut rester à la même taille pendant longtemps, ou grossir rapidement. Il peut provoquer de l’hyperthyroïdisme, c’est-à-dire sécréter trop d’hormones thyroïdiennes.

Le goitre simple se développe chez les personnes qui vivent dans des zones où l’iode n’est pas abondant, que ce soit dans le sol ou dans l’alimentation.

L’ajout de sel iodé sur les aliments permettrait de prévenir l’apparition du goitre, mais cela n’est pas confirmé.

Les groupes de personnes qui sont les plus à risque sont : les femmes, les personnes avec des antécédents familiaux ou les plus de 40 ans.

Le traitement du goitre comprend : la prise de comprimés pour compenser le déficit d’hormones thyroïdiennes, la prise de petites doses d’iode, d’iodure de potassium, ou également d’iode radioactif pour réduire la taille de la glande.

Le patient peut également recourir à la chirurgie pour extraire la glande.

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