Les essais de vaccin contre le cancer sur les humains ont commencé

· 26 avril 2016
Même si l'étude n'en est qu'à ses débuts, ce vaccin pourrait supposer un changement dans la conception que l'on a sur le cancer, ainsi que dans son traitement.

Le cancer est une maladie qui a lancé le plus de défis à la communauté scientifique, depuis des décennies.

Sa complexité et les graves conséquences qu’il a sur le corps sont des matières d’investigation très étudiées, mais surtout car un traitement efficace n’a toujours pas été trouvé. 

Aujourd’hui, des découvertes très importantes ont été faites et cela a permis d’augmenter l’espoir de la vie chez les patients diagnostiqués.

L’une des réussites les plus récentes a été découverte par un groupe de scientifiques britanniques, qui a développé un vaccin qui cherche à renforcer le système immunitaire pour qu’il ait la capacité de lutter contre les tumeurs cancéreuses, même quand elles sont déjà à un stade avancé.

Les essais cliniques sur les humains ont déjà commencé et on a injecté le médicament aux premiers patients. Les effets vont être analysés pendant les deux prochaines années.

Au total, on observera les réactions chez plus de 30 malades de cancer qui recevront le vaccin dans les différentes centres d’investigation.

Le vaccin contre le cancer, un traitement prometteur

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Les essais cliniques du vaccin contre le cancer ont débuté au Royaume-Uni sous la supervision d’un groupe de scientifiques du King’s College de Londres.

Selon le rapport révélé, le test VAPER a été réalisé dans plusieurs universités et instituts de recherche de Londres, et un hôpital et un centre d’investigation de Surrey devraient se mettre en contact avec les patients impliqués pour commencer l’étude cette même année.

Dans les 18 et les 24 mois prochains, les résultats des deux premiers patients qui ont reçu le vaccin seront connus. 

L’objectif principal est d’établir quels sont les bienfaits de ce traitement, quels sont les effets secondaires et quel est son impact sur la qualité de vie des patients.

Les chercheurs attendent que les résultats les rapprochent de plus en plus d’une thérapie efficace contre le cancer, qui ne soit pas toxique et qui puisse être utilisée dans la pratique clinique.

Le fonctionnement de ce vaccin est très similaire à ceux qui nous protègent contre certaines infections et maladies.

Il a pour objectif d’activer le système immunitaire pour attaquer et détruire les cellules cancéreuses que forment les tumeurs. 

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En général, les composants qui forment le système immunitaire, dont les globules blancs du sang, ont la capacité de protéger contre le cancer en détruisant les cellules tumorales.

Cependant, certaines d’entre elles sont capables d’éviter des défenses naturelles, se développant à un stade avancé de la maladie et empêchant la réponse immunitaire de se faire correctement.

On pense que cela arrive car les cellules malignes réussissent à détruire les cellules immunitaires, mais aussi car cela diminue la production de globules blanc une fois que le cancer a réussi à s’étendre jusqu’à la moelle osseuse.

Les vaccins injectent aux patients de petites doses d’antigènes, des substances qui provoquent une réponse immunitaire en augmentant la présence d’anticorps qui sont spécialisés dans la détection et la destruction des agents nocifs.

La capacité à produire ces anticorps est conservée pendant un moment, ce qui indique que le système immunitaire pourra se défendre dans le futur face aux mêmes maladies.

De cette manière, le nouveau vaccin qui a été testé se compose de petits morceaux d’une enzyme que l’on trouve dans les cellules cancéreuses.

On la connaît sous le nom de Telomerase reverse transcriptase (TERT) et elle est responsable de la régulation de la longueur des extrémités des chromosomes;, qui les protègent et qui sont appelés télomères, ce qui permet aux cellules de se diviser de manière continue.

Les experts croient que grâce à elle, on stimulera le système immunitaire du patient pour augmenter la production des anticorps qui se dirigeront vers cette enzyme, facilitant alors la destruction des cellules cancéreuses.

Kelly

Pour que le processus se déroule bien, le vaccin est associé à de petites doses de chimiothérapie, dans le but d’éliminer certaines des cellules tumorales et de stimuler la fonction immunitaire.

Les scientifiques attendent qu’il soit efficace pour tous les types de tumeurs solides, et aujourd’hui ils testent son efficacité sur des patients dont le cancer a été diagnostiqué comme étant en phase terminale. 

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L’une d’entre eux s’appelle Kelly Potter, une femme de 35 ans diagnostiquée avec un cancer du col de l’utérus l’été dernier.

Dans les déclarations publiées dans les divers médias britanniques, la patiente a affirmé :

“Faire partie de cet essai a changé ma vie. Ça a été une expérience très positive et très intéressante. Je me sens privilégiée. C’est fantastique de pouvoir faire partie d’un essai pionnier”.

Si les résultats des premières études sont couronnés de succès, l’investigation va se poursuivre pour atteindre un plus grand nombre de patients, afin de confirmer son efficacité.