Être le mouton noir peut être sain

6 juin 2017
Même si nous avons tendance à comparer le mouton noir à une balle perdue, c'est pourtant une personne qui a extrêmement conscience de ce qu'elle veut et qui n'est pas si perdue que cela.

Nous appelons « mouton noir » la personne qui ne suit pas les idées d’un groupe. C’est un terme très courant, surtout dans une famille et il est souvent utilisé de manière péjorative.

Le mouton noir de la famille reçoit des critiques car il ne correspond pas à ce que l’on attend de lui, en termes de valeurs. Car il est têtu, réactionnaire et peu docile. Mais on peut le définir différemment : c’est une personne qui a sa voix propre.

Contrairement à ce que l’on peut penser, être en accord avec ses propres valeurs et réagir vis à vis du reste du troupeau de brebis toutes blanches peut être sain pour la santé physique et émotionnelle.

Il est clair que nous sommes obligé-e-s de vivre les un-e-s avec les autres.

Cependant, pour cohabiter il faut savoir respecter, et quand une personne n’a pas la possibilité de s’exprimer, d’avoir ses propres critères de choix et d’agir comme elle le sent et le désire, le principe de la cohabitation est alors entamé.

Si vous vous trouvez dans cette situation, nous vous invitons à réfléchir à ces aspects tout simples.

1. Le mouton noir lutte pour être qui il veut vraiment être

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La société nous suggère, via des mécanismes très subtiles, que nous sommes toute une armée de personnes similaires.

L’éducation, les modes, l’idéal de beauté, les technologies, la publicité… Ce sont des lignes directrices bien tracées par lesquelles nous nous laissons emporter pour rentrer dans le bon troupeau des brebis blanches.

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  • Même si beaucoup de ces choses nous plaisent (la consommation, par exemple, a tendance à plaire), si on y réfléchit, on se rend compte de certaines choses.

Nous allons tous finir par être des Dolly. Des clones.

  • On nous apprend que nous devons être ce que les autres attendent de nous. Nous devons être attentionné-e-s, maniables et satisfaire toutes les attentes et les moules de la famille et de la société. 
  • Si vous ne convenez pas, on vous y oblige par la force, comme quelqu’un qui se forcerait à enfiler un jean de taille 36 alors qu’il fait du 42.
  • Mais ce que les moutons noirs ont accepté, c’est de ne pas correspondre aux tailles impossibles que les autres leur prévoient. Et ils n’en souffrent pas.

Ils s’acceptent comme ils sont et luttent pour rester ainsi, sans contradictions, ni faussetés.

2. Révélez-vous et rebellez-vous face à la masse

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Pour cesser de faire partie à cette masse d’être similaires, il faut d’abord révéler son être authentique. Découvrir ce que nous sommes, ce qui nous identifie, nous définit et nous rend heureux-ses.

  • Une fois que nous faisons ressortir vers l’extérieur notre beauté, il faut la défendre. Nous devons nous rebeller face à qui nous impose son jugement et un modèle obligatoire.
  • Pour toujours être en accord avec nos essences et notre identité, il suffit de garder cette idée à l’esprit en permanence : si quelque chose ne vous plaît pas, ne le faites pas. 

Nous disposons tou-te-s de ce capteur qui nous met en alerte quand quelqu’un ou quelque chose nous altère.

Un mépris, une critique peu constructive et nocive, une offense ou un ordre qui va à l’encontre de nos valeurs, sont des faits devant lesquels il ne faut pas fermer les yeux.

3. Le plaisir de l’équilibre intérieur et de la dignité personnelle

Peu de choses sont plus saines et réconfortantes qu’aller au lit avec la conscience tranquille. 

Pourtant, les personnes qui se retrouvent sur l’oreiller avec toute une ribambelle de problèmes qui les font sombrer dans l’insomnie sont nombreuses.

  • Faire le contraire ce que l’on pense uniquement pour plaire aux autres empêche de dormir.
  • Quiconque dissimule des vérités les unes derrière les autres pour ne pas gêner les autres finit épuisé-e, frustré-e et malheureux-se.
  • Les personnes qui ne souhaitent être que des brebis blanches dans le but d’être acceptées par les autres oublient quelque chose : s’accepter elles-mêmes. C’est une forme de torture qui ne vaut pas la peine d’être vécue.

Alors, admettons-le. Pourquoi alimenter tant de malheur ? Soyons libre, agissons avec respect à tout moment mais apprenons à nous respecter nous-même. 

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Votre dignité est importante : agissez comme vous pensez, faites ce que vous promettez et ne taisez pas ce que vous ressentez.

4. Vous n’êtes pas un robot que l’on doit programmer : apprenez à être libre

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Nous avons tou-te-s déjà entendu « apprend à être libre » ou « la liberté nous apporte le bonheur ». Alors… Comment accède-t-on à la liberté ?

La liberté est relative. Nous avons des obligations sociales et personnelles. Nous vivons dans une société et cela implique de suivre et d’accepter des règles.

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À l’intérieur de ces marges, sachez qu’il y a de nombreux sentiers que nous devons commencer à emprunter pour découvrir que l’authentique liberté existe.

  • Vous êtes libre de dire ce que vous voulez, qui vous voulez être et qui vous ne voulez pas voir dans votre vie.
  • Les autres sont également libres de vous accepter ou non. Si vous êtes le mouton noir de la famille, les autres devront vous accepter comme vous êtes.

Sinon, c’est leur problème. Pas le vôtre.

  • Vous pouvez et vous devez vous défendre face à celleux qui veulent vous contrôler ou vous soumettre. Vous n’êtes pas un robot sans sentiments, ni une machine qui est capable de recevoir et d’obéir à tous les ordres.

Apprenez à mettre des limites, à sauvegarder votre intégrité personnelle et émotionnelle. Être le mouton noir n’est pas un crime, c’est un droit exceptionnel d’être unique, différent-e : d’être vous-même.

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