Le nombre de contaminées par le virus Zika en Colombie pourrait atteindre les 600000 !

· 6 avril 2016
Le zika est transmis par le même moustique que le chikungunya et la dengue. Bien que le virus ne soit pas mortel, il peut provoquer des malformations du fœtus chez la femme enceinte.

La ministre de la santé de Colombie, Alejandro Gaviria, révéla qu’au niveau national, le nombre de patients atteints par le virus Zika pourrait atteindre 450 000 cette année, voire 600 000, à l’instar de l’évolution du virus du chikungunya l’année dernière.

La Colombie est le second pays avec le plus grand nombre de cas de cette épidémie en Amérique Latine. Il est devancé par le Brésil, qui fut l’un des premiers à le recenser.

Le risque est plus grand pour les populations se trouvant en dessous des 2200 mètres d’altitude. Il existe par ailleurs une alerte spéciale pour les femmes enceintes.

La transmission du virus en Colombie commença lors du second semestre 2015. On confirma depuis en laboratoire 429 cas de femmes enceintes atteintes de Zika, tandis que 202 autres sont soupçonnées d’être également touchées.

Il convient alors d’établir un suivi médial minutieux des patientes afin de confirmer ou d’écarter des altérations neurologiques du fœtus.

Par ailleurs, seulement 30 bébés sur 106 accouchements de femmes diagnostiquées porteuses du virus Zika n’étaient pas affectés.

Les dernières informations de l’Institut National de la Santé de Colombie (INS) affirment que le pays présentent un total de 13 531 cas de virus Zika. 10 837 furent cliniquement confirmés, 776 furent confirmés en laboratoire et 1918 sont soupçonnés d’en être porteurs.

L’Amérique Latine en alerte…le virus Zika

Le virus Zika est originaire d’Afrique et d’Asie. L’épidémie tient en alerte 18 pays d’Amérique Latine. Par ailleurs, les États-Unis détectèrent 3 cas : deux à Miami et un à Hawaï.

Le Brésil estime que le chiffre augmentera de façon significative cette année. Que les nouveaux-nés seront les plus touchés par des malformations liée à l’attaque du virus chez les femmes enceintes.

Le Ministère de la Santé brésilien révéla que les cas soupçonnés de microcéphalie ont atteint 3 893 depuis le début des recherches l’année dernière.

Parmi eux, 224 cas ont confirmé la présence de la malformation. Ils continuent néanmoins d’être examinés pour analyser leur lien avec la présence du virus.

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Une étude récente de l’Institut Carlos Chagas au Brésil, suggère par ailleurs que le zika peut traverser le placenta des femmes enceintes. Il mettrait donc le fœtus en danger.

Des pays comme le Mexique, la Bolivie, le Salvador ou Puerto Rico manifestèrent également leur préoccupation quant à la rapide expansion du virus depuis les derniers mois de l’année 2015 jusqu’à nos jours.

Le gouvernement colombien recommanda par ailleurs aux couples résidents dans le pays d’éviter les grossesses. Notamment pendant les six premiers mois de cette année. L’objectif est ici de réduire les risques de microcéphalies ou malformations liées au zika.

La Jamaïque fit également la même demande – pays où encore aucun cas n’a été déclaré. Il en va de même pour la République Dominicaine.  Ces pays travaillent par ailleurs déjà sur des campagnes de prévention et d’information.

En Bolivie, les autorités de la région de Santa Cruz se déclarèrent en alerte orange après avoir pris connaissance du diagnostique officiel de quatre patients, parmi lesquels se trouve une femme enceinte.

De leurs côtés, les États-Unis recommandèrent aux mères enceintes d’éviter de visiter 14 des 20 pays qui sont en alerte pour la transmission du virus.

Les symptômes du zika durent en général de 4 à 7 jours.Ils sont très semblables à ceux de la dengue. Aussi est-il primordial de consulter immédiatement un médecin si vous avez :

  • Fièvre.
  • Douleur musculaire.
  • Faiblesse.
  • Conjonctivite.
  • Vomis.
  • Diarrhée.
  • Éruptions cutanées.

La détection précoce est en effet déterminante pour réduire les risques les plus graves et soulager les symptômes.le virus Zika

L’Organisation Mondiale de la Santé demanda aux pays atteints du virus d’améliorer les capacités de leurs laboratoires pour détecter la présence de l’infection par ce virus.

Ceci s’obtient par l’analyse de la réaction en chaîne de la polymérase – à travers des échantillons d’ADN – et l’isolement du virus à partir d’échantillons de sang.

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Il n’existe pas encore de traitement pour se protéger de ses effets. Des pays comme le Brésil y travaillent néanmoins.


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