Le « point faible » du cancer du poumon le plus agressif a été découvert

· 4 novembre 2016
Même si les recherches n'en sont qu'au stade expérimental, en inhibant l'oncogène des protéines qui lui servent d'aliments, il serait possible de freiner le développement du cancer du poumon.

Le simple fait de dire « cancer du poumon » est facteur d’anxiété, car nous connaissons tous la dangerosité de cette pathologie.

Nous avons tous un ami, une connaissance ou un membre de notre famille qui doit lutter contre cette maladie, ou qui en a souffert sans pouvoir la vaincre.

C’est un sujet aussi complexe que dramatique. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le cancer du poumon est l’une des principales causes de mortalité dans la population mondiale.

Il y a encore quelques années, les hommes étaient de loin les plus touchés par ce cancer. Cependant, ces dernières années, le nombre de femmes diagnostiquées est en forte augmentation.

Même si le cancer du poumon n’est pas systématiquement provoqué par le tabac, il est important de préciser que les personnes qui ont mené une vie saine et qui ont été frappées par cette maladie représentent un pourcentage très faible du total des malades.

L’objectif de la science face à cette réalité est simple et clair. Il est nécessaire de trouver un médicament pour freiner le développement de ce cancer.

Sans aucun doute, les chercheurs ont besoin de moyens. Mais nous devons également prendre notre part de responsabilité, en arrêtant de consommer des cigarettes qui, tôt ou tard, vont finir par nous tuer.

Il y a peu de temps, des revues comme Science Daily se sont fait l’écho d’une nouvelle importante.

Le « point faible » de la structure génétique du cancer du poumon le plus agressif a été découvert.

Nous allons vous expliquer tout cela en détails.

Le cancer du poumon et son « point faible »

L’étude en question a été réalisée par le Système de Santé de l’Université de Virginia et, comme nous vous le disions, les perspectives qu’elle offre sont très optimistes.

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Mais, comme c’est toujours le cas avec ces études, il va falloir des années pour mettre au point un médicament capable d’exploiter cette faille.

Il s’agit d’un traitement novateur qui va nous permettre de faire face à la variante la plus agressive du cancer du poumon.

Nous allons détailler avec vous chaque avancée que va permettre cette découverte.

Le cancer du poumon à petites cellules

Cette variété tumorale représente environ 15% des cancers du poumon. Cependant, c’est de loin la plus létale.

  • Ce cancer se répand rapidement dans l’organisme. Une fois que la métastase a débuté, il est presque impossible de le traiter.
  • Les oncologues nous signalent que les patients touchés d’un cancer du poumon à petites cellules ont une espérance de vie de 5 ans.
  • De plus, il touche exclusivement des personnes qui sont, ou qui ont été, fumeuses habituelles.
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Le directeur de ces travaux est le scientifique Kwon Park, du département de Microbiologie, d’Immunologie et de Biologie du Cancer de l’Université de Virginia.

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Son objectif, et celui de son équipe, était de freiner l’avancée des tumeurs qui frappent le poumon.

Il s’est basé sur une précédente étude sur les mutations de l’oncogène et leur impact sur le déclenchement de la métastase.

Il savait dès le départ qu’il serait difficile de concevoir un médicament capable de contrôler ces gênes qui provoquent la maladie.

Mais, si au lieu de contrôler les gênes, il était possible de détecter leur point faible ?

C’est cette réflexion qui a mis le docteur Park et son équipe sur le chemin de leur incroyable découverte.

  • Ce type de cancer du poumon, le plus agressif, dispose dans sa structure d’une barrière faible. La clé pour la franchir réside dans les protéines.
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Les oncogènes et leur action rapide

Un oncogène est un gène anormal qui s’est modifié lui-même et qui va donner naissance à une tumeur.

Les scientifiques ont observé en laboratoire que cet ennemi microscopique est particulièrement mortel car il agit extrêmement rapidement.

Il a besoin de beaucoup de protéines pour fonctionner. Il les régule et les assemble pour que chaque cellule se divise plus rapidement, ce qui génère des métastases.

On peut donc concevoir que les protéines sont le « combustible » nécessaire aux tumeurs. Et si nous parvenions à interdire l’accès aux protéines aux oncogènes, que se passerait-il ?

C’est la clé du problème. Le docteur Park et son équipe sont toujours en train de travailler sur ce sujet.

Ils cherchent à empêcher le travail de ces protéines qui décuplent la propagation du cancer. Pour le moment, en laboratoire, ils sont parvenus à obtenir d’excellents résultats.

Quelles avancées peut-on attendre de cette découverte ?

Comme nous vous le disions au début de l’article, cette avancée est porteuse d’espoir, mais nous devons faire preuve de patience, car le médicament qui pourrait en résulter en est toujours au stade expérimental.

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L’équipe du docteur Park a créé un médicament qui permet d’inhiber la propagation des tumeurs.

Les scientifiques tentent d’initier un projet pour commencer à tester leur traitement sur des patients aux Etats-Unis.

D’autres variétés de ce médicament ont été conçues au Canada et en Australie.

L’idée est de tester les molécules utilisées et de voir leur impact sur le développement de la maladie.

Nous espérons tous que si les résultats sont positifs, ce médicament pourra bénéficier au plus grand nombre, car nous finirons par vaincre le cancer.

Dans quelques années, nous serons en mesure de guérir cette pathologie terrible. C’est un horizon positif que nous ne devons pas perdre de vue.