Les causes et les remèdes pour l’endométriose

7 août 2014
Connaissez-vous les symptômes de l'endométriose. Nous les détaillons pour vous dans l'article d'aujourd'hui, ainsi que les possibles causes et remèdes pour cette maladie gynécologique.

 L’endométriose est une maladie qui peut présenter des problèmes de fertilité. Mais ce n’est pas tout, elle peut aussi entraver sérieusement les rapports sexuels, causer des douleurs pelviennes ainsi que des douleurs lors des selles et peut également provoquer des règles douloureuses Tous ces symptômes peuvent engendrer de graves problèmes pour la femme qui en souffre.

De nos jours, il existe un certain nombre de problèmes socio-économiques qui sont à l’origine de plusieurs déséquilibres temporaires à l’heure de réaliser le désir d’avoir des enfants. Autrement dit, on a nos enfants bien plus tard que ce qu’on souhaiterait réellement. Les difficultés financières, le besoin d’une coopération économique entre les deux membres du couple, l’attente pour trouver un logement dans un endroit idéal pour la bonne éducation des enfants, etc. Voilà plusieurs facteurs que l’on retrouve parmi tant d’autres. Le résultat est qu’au final, lorsque vous pouvez enfin chercher à avoir une descendance, on est à l’âge où la physiologie féminine n’est pas dans la meilleure de ses formes. Même si la fertilité est toujours au rendez-vous, les difficultés deviennent de plus en plus grandes au point même d’être parfois insurmontables.

Face à toutes ces adversités, la maladie de l’endométriose joue un rôle déterminant puisqu’elle aggrave tout ce que l’on a précédemment cité.

D’un point de vue médical, cette maladie se définie comme un ensemble de symptômes présents lorsque les cellules qui tapissent l’intérieur de l’utérus se développent en dehors de ce dernier. Autrement dit, il existe une croissance cellulaire utérine dans d’autres zones du corps qui ne sont pas l’utérus. Or, ces cellules sont préparées pour répondre à des stimuli hormonaux spécifiques. C’est là qu’apparaissent alors les symptômes comme la douleur, les règles irrégulières, ou les problèmes pour tomber enceinte, pour ne citer que ces derniers. Il est donc logique de voir que le cycle menstruel affecte profondément cette croissance cellulaire « hors de son territoire ».

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Les causes

Bien que cela semble difficile à croire, l’une des causes des manifestations ou des symptômes de cette maladie sont précisément les cycles menstruels normaux des femmes. Pourquoi ? Rappelez-vous que l’utérus est une sorte de sac ou de verre à l’envers, lorsque le cycle menstruel arrive, ses parois commencent à grossir. C’est de cette façon que le corps féminin se prépare à loger l’embryon, les hormones stéroïdiennes sont à l’origine de ce processus. À un moment donné, le corps se rend compte qu’il n’y a pas eu de fécondation, tout ce qu’il avait préparé ne sert donc plus à rien. L’organisme décide alors de s’en débarrasser à travers les règles, le sang de la menstruation enlève toute cette plaque de cellules qui s’était formée.

Mais alors, que se passe-t-il lorsqu’une partie de ces cellules endométriales ne sont pas expulsées correctement ? Que se passe-t-il lorsque certaines restent à l’intérieur du corps ?

Et bien c’est le cas de l’endométriose ! Il existe une implantation de ce type de cellules en dehors de la cavité normale (l’utérus). On les retrouve alors dans des zones variées  telles que l’intérieur du pelvis, ou même dans les ovaires. Elles peuvent aussi s’installer dans les intestins, le rectum, la vessie ou d’autre zones du corps. En plus, ces cellules réimplantées en dehors de leur zone habituelle continuent d’être sous le contrôle des influences hormonales. Et oui, ce ne sont pas des cellules mortes. Cela fait que parfois elles se mettent à saigner lorsque le cycle ovarien se termine, elle cherchent à « obéir à l’ordre de se défaire » mais elles ne peuvent pas le faire.

D’ailleurs, comme leur croissance est parfois stimulée et d’autre fois non (là aussi, cela dépend du moment du cycle), les symptômes typiques dépendent également de la zone du corps où ils se sont installés.

Cependant, la cause réelle de la maladie n’est pas encore connue. En effet, la croissance cellulaire en dehors de son endroit naturel n’arrive pas comme une apparition ou formation des cellules. Non, cela semble plutôt être un « repositionnement » des cellules dans des endroits étranges, alors qu’elles ont été formées correctement à l’origine. On croit que cela se doit à un certain type de reflux produit lors du détachement. Cela viendrait alors d’un type de flux menstruel rétrogradé, c’est à dire qu’il va de l’avant vers l’arrière. Cela peut être dû au fait qu’il existe des altérations anatomiques, nous le verrons plus profondément par la suite.

Mais certaines personnes pensent que les femmes qui souffrent d’endométriose ont un trouble immunitaire qui n’est pas encore connu. Et il est vrai que très souvent, cette maladie se retrouve aussi chez les sœurs ou les mères.

Normalement, on diagnostique cette maladie entre les 25 et les 35 ans. Mais on pense que très probablement, elle commence à arriver dès que la menstruation est régulière.

Les facteurs qui peuvent favoriser l’apparition de l’endométriose

Il existe une série de facteur qui peuvent augmenter la possibilité d’apparition de cette maladie. Les voici :

  • L’âge de la ménarche très jeune. Autrement dit, le premier cycle menstruel (les premières règles) commence très tôt.
  • La durée du saignement menstruel trop longue. En effet, la durée moyenne des règles est égale ou inférieure à 7 jours.
  • N’importe quelle difficulté physique qui empêche ou crée un problème à la sortie du sang menstruel comme par exemple l’existence ou la persistance d’un hymen fermé.
  • La femme n’a jamais eu d’enfants.

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Les symptômes

Le symptôme le plus caractéristique de l’endométriose est la douleur, bien qu’elle n’apparaisse pas toujours lorsque l’on souffre de cette maladie. Elle peut se retrouver dans la zone basse abdominale lors de la menstruation et même avant qu’elle ne survienne. Mais très souvent, l’apparition de douleur arrive à n’importe quel moment du cycle. Il faut savoir que continuer à avoir des relations sexuelles peut nous provoquer cette douleur. Il en va de même lorsque l’on va aux toilettes pour « muscler le ventre »:

On peut également voir apparaitre des crampes une ou deux semaines avant le cycle ou pendant celui-ci. Son intensité varie énormément, elles peuvent être à peine perceptibles ou alors très violentes.

Les tests et examens

Le plus compliqué est alors de détecter une endométriose lorsque l’on n’observe aucun symptômes, car en effet, comme nous l’avons plus haut, cela peut arriver. Mais n’oubliez pas, lorsque la douleur apparaît et qu’en plus elle est surtout liée au cycle menstruel, il s’agit du symptôme principal. Il faut donc aller voir un médecin pour qu’il réalise une série de test qui nous aidera à savoir s’il s’agit de l’endométriose.

Ces examens peuvent être plus ou moins spécifiques, on essaye de savoir s’il y a ou non maladie. On cherche aussi à découvrir où sont implantées les cellules, autrement dit, où se sont « repositionnées » les cellules endométriales. C’est avec ces informations que l’on pourra déterminer les traitements possibles.

Des examens pelviens peuvent également être réalisés. Ils se font normalement lors d’une révision régulière chez le gynécologue pour les femmes. C’est une façon de vérifier l’intégrité et la bonne santé des organes génitaux. Lors de cet examen, le gynécologue observe la vulve, le vagin, l’utérus et son col, les trompes de Fallope, les ovaires, la vésicule et le rectum. Il y a une exploration génitale de façon manuelle, et l’introduction d’un spéculum pour réaliser des échantillons de cytologie. On peut aussi réaliser des échographies trans-vaginales. Grâce à cette technique on examine les organes génitaux féminins, y compris l’utérus, les ovaires et le col utérin. Pour ce faire, on a recours à un échographe qui détecte les signaux émis par une sonde introduite dans le vagin de la femme. On peut aussi faire une laparoscopie pelvienne. Il s’agit d’une technique chirurgicale par laquelle nous pouvons examiner les organes pelviens, on utilise alors un instrument de visualisation appelé laparoscope. Cet examen est réalisé sous anesthésie générale. Le médecin fait une incision chirurgicale de quelques centimètres sur la peau, en dessous du nombril. Ensuite, le dioxyde de carbone est insufflé dans la cavité abdominale pour aider le chirurgien à voir les organes plus facilement. Il insère alors le laparoscope, un instrument similaire à un petit télescope dans un tube flexible. Le médecin peut alors observer la zone.

Le traitement

Le traitement médical proposé va dépendre d’une série de facteurs :

  • L’âge du patient
  • La gravité et l’intensité des symptômes (s’il y a ou non beaucoup de douleurs, crampes, etc.) et de la maladie en soi. Autrement dit, l’endométriose est-elle propagée et occasionne-t-elle des problèmes physiques au patient.
  •  S’il y a un désir ou non d’avoir des enfants à l’avenir
  • Si le patient est en âge de ménopause.  À ce stade, et du point de vue médical officiel, il y a un certain nombre de mesures bien plus radicales qui peuvent être prises. De notre côté nous ne conseillons pas ces mesures,  nous l’expliquerons plus tard.

Pour contrôler les douleurs de type coliques, on utilise très souvent des antiinflammatoires tels que l’ibuprofène ou le naproxène. D’autres antiinflammatoires non stéroïdiens peuvent également être utilisés. Et si besoin, on peut prendre des analgésiques bien plus forts.

On peut aussi utiliser le traitement hormonal de la médecine officielle, même si on préfère d’autres options plus naturelles. Le traitement hormonal officiel implique généralement l’utilisation de pilules contraceptives car celles-ci stoppent le cycle menstruel et son influence hormonale sur l’endométriose. C’est un simple soulagement symptomatique qui ne guérit pas la maladie.

Un traitement hormonal plus spécifique est destiné à empêcher la production d’œstrogènes par les ovaires. Cela créé donc un état similaire à la ménopause. Mais il y a un inconvénient, on souffre alors des symptômes liés à cette dernière.

On considère que les traitements hormonaux avec des produits contraceptifs sont trop agressifs. Ils ont de nombreux effets secondaires nocifs, ce qui nous empêche de les considérer comme efficaces. D’autant plus qu’ils ne guérissent pas la cause, c’est à dire la maladie. Cependant, ces traitements peuvent soulager partiellement ou totalement les symptômes chez de nombreux patients pendant plusieurs années. La décision finale est bien évidemment entre vos mains.

Et finalement, en dernier recours, la médecine officielle a l’habitude d’utiliser la chirurgie pour extirper les zones de l’endométriose. On la recommande souvent en cas de douleurs intenses qui ne s’améliorent pas avec d’autres traitements. Cette chirurgie peut inclure :

  • La laparotomie ou la laparoscopie pelvienne, c’est le procédé décrit plus haut pour diagnostiquer  l’endométriose. En même temps, on peut retirer tous les implants et le tissu cicatriciel (adhérences).
  • L’hystérectomie pour retirer l’utérus (la matrice) et même une hystérectomie totale (on retire l’utérus, les ovaires et les trompes de Fallope). La médecine officielle propose ce qui est populairement connu comme la « fuite » lorsque les symptômes observés sont graves. Par contre, vous ne devez pas vouloir d’enfants à l’avenir. On peut retirer un ou deux ovaires, mais la politique actuelle de prévention de la médecine indique qu’il vaut mieux retirer les deux ovaires au moment de l’hystérectomie. Sinon, vos symptômes pourraient réapparaître.

De toute manière, nous pensons que la chirurgie radicale doit être considérée seulement comme un dernier recours, car il y a de grandes possibilités thérapeutiques alternatives. En effet, il existe de nombreuses études démontrant que la disparition totale des organes génitaux provoque un énorme déséquilibre organique aux conséquences irréversibles. Ces questions doivent donc être également abordées, il faut savoir comment adapter le corps à cette carence définitive.

Les complications possibles

L’endométriose peut entraîner des problèmes de fertilité, on a du mal à tomber enceinte. Bien sûr, ce ne sont pas toutes les femmes, et encore moins celles atteintes d’endométriose légère, qui auront une infertilité . La laparoscopie utilisée pour enlever les cicatrices associée à la maladie peut nous aider. Elle permet d’améliorer nos chances de tomber enceinte. Si ce n’est pas le cas, vous devriez alors envisager la possibilité de réaliser des traitements de fertilité.

Les autres complications de l’endométriose sont :

  • Une douleur pelvienne chronique ou prolongée qui interfère avec les activités sociales et professionnelles.
  • De gros kystes au niveau du bassin (appelés endométriomes) qui peuvent se briser (rupture).

Dans quelques cas, les implants d’endométriose peuvent causer des blocages des voies gastro-intestinales ou urinaires, mais c’est tout de même très rare.

Aussi, très rarement, un cancer peut se développer dans les zones de l’endométriose après la ménopause.

Les remèdes traditionnels

  • L’Angelica sinensis, communément appelé « dong quai », « angélique chinoise » ou le ginseng de la femme. Il s’agit d’une plante utilisée depuis des siècles dans la médecine traditionnelle chinoise, elle permet de soulager et lutter contre les troubles gynécologiques telles que l’endométriose. En effet, cette plante contient des phytoestrogènes naturels qui agissent en tant que régulateurs hormonaux féminins.

Le ginseng de la femme peut être trouvé sous forme de poudre, de capsules, de teinture et aussi en morceaux, ce qui est plus rare (il faudrait les faire cuire avant de les ingérer). Généralement, les doses sont à prendre deux fois par jour et de préférence à jeun. Souvent, on recommande également de faire une pause pendant le traitement. Tous les 30 jours de consommation, faite donc un arrêt d’une semaine.

Si vous prenez cette plante sous forme de capsule, la coutume est d’en prendre entre deux minimum et  quatre maximum chaque jour (500 mg chacune). Si par contre vous prenez cette plante sous forme de poudre, il faut dissoudre une cuillerée (environ 1 gramme) dans de l’eau ou dans du jus. Cette dose est à prendre deux fois par jour.

  • Les infusions de camomille (Chamaemelum nobile). C’est un autre remède populaire. Mais cette fois-ci, il est plus simple à obtenir contrairement à l’angélique chinoise. Il s’agit bien sûr des infusions de camomille, un remède qui est tout de même un peu plus léger. Préparez une infusion avec 2 cuillères à soupe de camomille dans une tasse d’eau. Faite bouillir pendant 5 minutes et buvez une tasse à chaque fois que vous ressentez de la douleur.
  • Le gingembre (Zingiber officinale). Prenez une tasse de thé au gingembre quand vous sentez des nausées comme symptôme de l’endométriose. L’infusion est préparée avec 3 cuillères à soupe de gingembre par tasse d’eau, il faut faire bouillir ensuite pendant cinq minutes.
  • La technique de l‘acupression est également utile. Il faut l’appliquer en faisant pression à cinq centimètre l’os de la cheville et là où se retrouve l’os de votre pouce et l’os de votre index. Appuyez aussi fort que vous pouvez jusqu’à ce que la peau devient rose et se sente très chaude,  il ne faut pas faire plus sinon ça brûle.

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