Le syndrome des ovaires polykystiques

· 6 février 2014

Comme nous le savons, les ovaires font partie des organes sexuels féminins. Leur fonction principale est de produire et de sécréter des hormones sexuelles ainsi que des ovules. D’une manière générale, il s’agit de structures paires avec une forme d’ovale, un peu comme celles des amandes. Les ovaires ont une couleur grisâtre. Ils sont rattachés aux deux côtés de l’utérus et à la paroi pelvienne. Ils sont de petites tailles et ne pèsent presque rien ! De par leurs caractéristiques, nous pouvons dire que les ovaires ont la même fonction que les testicules des hommes. Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques, et comment pouvons nous soigner cette maladie ?

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques ?

Le SOPK est un syndrome ou bien un symptôme bien particulier. Il s’agit d’un trouble des hormones sexuelles. Les effets de cette maladie sont nombreux : elle entraîne une apparition de kystes dans les ovaires et provoque des changements dans les cycles menstruels. Les femmes atteintes de SOPK ont souvent des difficultés à tomber enceinte. En général, celle maladie provoque aussi d’autres problèmes de nature différente.

Aussi appelé syndrome de Stein-Leventhal, celle maladie est considéré comme l’une des principales infections qui se produit chez les femmes en âge de procréer. Elle est associée la plupart du temps à des aspects génétiques, même s’il est vrai que ses causes sont diverses et complexes.

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Comme nous l’avons dit, le syndrome des ovaires polykstiques provoque des altérations dans la production de certaines hormones. Cette maladie touche notamment l’œstrogène et la progestérone, qui sont chargés d’aider les ovaires à libérer les ovules. De même, ce syndrome affecte également les androgènes. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une hormone mâle que l’on a pourtant l’habitude de retrouver en petite quantité chez les femmes. Le syndrome de Stein Leventhal provoque donc des difficultés chez les ovaires d’une femme. Il les empêche de libérer des ovules matures ou complètement développés. Cela veut aussi dire que les ovules restent par conséquent à l’intérieur des ovaires, ce qui peut provoquer de petits kystes dans cette partie du corps.

À ce propos, le kyste est une sorte de protubérance ou de petit sachet. ll a son propre tissu et la plupart du temps, les kystes contiennent des matériaux semi-solides, comme du liquide ou bien de l’air. Habituellement, le syndrome des ovaires polykstiques apparaît chez les jeunes femmes âgées de 20 à 30 ans. Dans certains cas, il peut même être présent chez les adolescentes qui commencent à avoir leurs premiers cycles menstruels. Cependant, ce dernier cas est plutôt rare. Mais comme nous l’avons vu précédemment, les femmes qui présentent le SPOK ont souvent un parent qui l’a eu précédemment. Ce membre de la famille peut avoir souffert des même symptômes ou d’autres très similaires.

Quels sont les symptômes ?

Parmi les symptômes les plus courants, nous pouvons retrouver l’oligoménorrhée et l’aménorrhée. Autrement dit, l’absence de cycles menstruels ou l’irrégularité de ces derniers : cela peut changer l’aspect des fluides ou sa quantité, tout dépend des cas.

Le manque d’ovulation et les troubles métaboliques entraînent aussi des problèmes de stérilité. Ces mêmes troubles provoquent l’obésité et des changements dans la manière dont est traitée l’insuline. Nous ne pouvons pas non plus oublier que le SOPK peut provoquer des troubles hormonaux graves à cause des androgènes. Nous pouvons citer par exemple l’augmentation de la pilosité sur le visage et sur la poitrine, la réductions des seins, une voix qui devient plus grave, une perte de cheveux ou bien une alopécie, un agrandissement du clitoris, une production excessive de sébum qui provoque l’acné et une accumulation de graisses dans l’aine, le cou, les aisselles et les seins.

Comment est-il détecté ?

Pour détecter cette maladie, il faut effectuer quelques tests et analyser les antécédents cliniques de la patiente. Généralement, ces tests sont un examen physique centré sur la zone pelvienne. Ils visent à détecter l’inflammation des ovaires ou du clitoris. En plus de cela, on mesure l’indice de masse corporelle (IMC) de la personne, son poids et la taille de son abdomen. Évidemment, les prises de sang sont aussi très importantes pour savoir si la patiente souffre de SOPK. On vérifie ainsi le niveau des hormones d’oestrogène et de testostérone,  ainsi que ceux de glucose, de lipides, de prolactine et de la thyroïde. Pour être sûrs, les médecins peuvent aussi suggérer une échographie vaginale ou une laparoscopie pelvienne. Les antécédents de la patiente doivent aussi être pris en compte, notamment si elle souffre de diabète, d’hypertension et d’obésité, et qu’elle affiche un taux de cholestérol élevé.

Le traitement du syndrome des ovaires polykystiques

ovaires polykystiques

Après avoir réalisé les tests et examens nécessaires, il faudra commencer le traitement si le SOPK a été détecté. Tout d’abord, il est très important de réduire son poids si c’est nécessaire. De cette façon, nous pourrons mieux traiter d’autres maladies telles que le diabète, l’hypertension et le cholestérol élevé. On augmentera également ses chances de tomber enceinte. Habituellement, on prescrit aussi des médicaments par voie orale, notamment des pilules contraceptives. Elles permettent de contrôler la production d’androgènes et provoquent des cycles menstruels plus réguliers. De cette manière, nous combattons les changements physiques, l’infertilité et les problèmes d’acné.

Cependant, il existe aussi d’autres options pour traiter tout ce que nous avons énoncé. Nous pouvons citer par exemple les médicaments pour le diabète, les médicaments hormonaux, le citrate de clomifène, la spironolactone, ou les pilules de flutamide et la crème d’éflornithine.

Parfois, il faut une intervention chirurgicale pour enlever les kystes. Bien sûr, de telles opérations ne sont effectuées que dans certains cas. La chirurgie s’utilise surtout lorsque les kystes sont impossibles à éliminer par d’autres médicaments ou traitement. C’est une intervention très simple qui n’entraîne normalement pas d’effets secondaires graves. Les opérations chirurgicales sont également une excellente option pour traiter l’infertilité. Il faut aussi noter que les patientes souffrant du SOPK doivent suivre une alimentation adéquate. Il est aussi extrêmement dangereux de se soumettre à un tel traitement si un diagnostic correct n’a pas été fait. En effet, les hormones sont généralement très délicates, et elles ne peuvent être traitées que par un vrai spécialiste.

Ce qui est sûr, c’est que cette maladie est facile à soigner et à résoudre si on la traite correctement. Dans de nombreux cas, le résultat final est que les patientes tombent enceintes,  bien qu’il existe un risque de souffrir d’hypertension artérielle et de diabète pendant la grossesse. Les personnes atteintes du SOPK sont aussi plus susceptibles de souffrir d’un cancer de l’endomètre. Il en va de même pour le cancer du sein et l’infertilité. Bien évidemment, si vous présentez quelques-uns des symptômes mentionnés ci-dessus, il faudra consulter un médecin spécialiste pour déterminer si oui ou non vous souffrez du SOPK . Les femmes en âge de procréer sont les plus touchées par cette maladie : elles doivent donc être particulièrement vigilantes.

Comme toute autre maladie, le SOPK peut avoir de graves conséquences pour la patiente. Nous venons de les mentionner : les femmes peuvent souffrir de stérilité ou avoir beaucoup de problèmes pour tomber enceinte. Comme nous le savons, avoir un enfant est l’un des plus grands rêves de beaucoup de couples. C’est pourquoi il est fortement recommandé d’adopter les précautions adéquates. De cette manière, si l’on souffre de cette maladie, nous pourrons commencer le traitement en temps et en heure. Les femmes atteintes du SOPK ne doivent pas s’inquiéter. Les grands progrès de la médecine rendent aujourd’hui les choses plus faciles : il faut donc avoir espoir !