Un médicament pour réduire la chimiothérapie des poumons

· 24 août 2017
Réduire la chimiothérapie des poumons consiste à pallier ses effets secondaires et à réaliser la première étape pour que cette maladie, habituellement mortelle, devienne simplement chronique.

Même lorsqu’on nous dit que nous allons guérir, tout le monde a peur du cancer.

D’ailleurs, les personnes ayant vécu la maladie de près, disent que le pire du processus n’est pas le traitement lui-même, mais ses effets secondaires.

Dans ce but, la communauté scientifique cherche des solutions efficaces pour réduire la chimiothérapie.

Ce n’est pas facile, surtout dans le cas du cancer des poumons, mais des progrès très importants ont été réalisés, comme celui que nous présenterons dans cet article.

Cependant, tout d’abord, nous voulons rappeler les conséquences de la chimiothérapie. Hormis la si courante chute des cheveux, les patient-e-s souffrent généralement de:

  • Malaise général
  • Nausées
  • Vomissements
  • Douleurs aiguës
  • Difficultés qui affectent d’autres organes

C’est un médicament tellement puissant qu’il peut nuire aux organes qui étaient en bonne santé avant de commencer la chimiothérapie.

Nous devons prendre en compte que, dans notre intérieur, se livre une bataille cellulaire.

Les cellules atteintes doivent tuer les bonnes cellules pour survivre, et concentrent tous leurs efforts à cette tâche. Ainsi, pour mettre fin aux attaquants, nous sommes forcé-e-s de mettre en danger les tissus en bonne santé.

Pour cette raison, les scientifiques recherchent des alternatives qui éliminent ces inconvénients. L’objectif est clair : il s’agit d’améliorer la qualité de vie des patients et des survivants.

L’immunothérapie, la clé pour réduire la chimiothérapie des poumons

Selon ce que nous venons d’expliquer, on a pensé que la meilleure façon de lutter était de renforcer les cellules en bonne santé, au lieu d’essayer de tuer les méchants. C’est ce qu’on appelle l’immunothérapie.

Cependant, malgré certaines avancées, les progrès attendus dans les poumons n’ont pas été atteints.

Après avoir observé ce problème, les scientifiques ont étudié comment les tumeurs pulmonaires se comportent afin de surmonter le traitement.

Ils ont ainsi constaté qu’elles avaient développé des barrières qui empêchaient le médicament d’entrer en contact avec leur cible, tandis que dans d’autres cas, le système immunitaire générait une sorte de tolérance à celles-ci.

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La question suivante était donc claire. « Comment pouvons-nous obtenir un médicament pour réduire la chimiothérapie des poumons en évitant ces obstacles? »

Une équipe d’oncologues à l’hôpital du 12 Octobre à Madrid (Espagne) a été en mesure de tracer le chemin à suivre.

Le traitement n’est plus ciblé sur le système immunitaire en général, mais sur une protéine plus spécifique, appelée PD1.

Le docteur Gil Bazo, spécialiste de l’oncologie médicale, explique que lorsque cette protéine rencontre une autre protéine, la PD-L1, et qu’elles s’unissent, la tumeur ne l’identifie pas comme un ennemi et la laisse passer.

Et c’est ainsi qu’a vu le jour le médicament qui éveille tant d’espoirs, le Pembrolizumab.

Cependant, il ne peut pas être utilisé dans tous les cas. Son efficacité dépend de la présence de PD-L1. Celle-ci doit être supérieure à 51%, sinon, l’action de la fusion protéique est insuffisante.

Le médicament pourrait rendre le cancer des poumons chronique

Dans d’autres articles, nous avons parlé de thérapies qui, même si elles ne peuvent pas éliminer la tumeur, permettent d’allonger la vie. Il est évident que cette vie ne sera pas asymptomatique, mais ce sera quand même une vie.

Aussi, à ce stade, il est inévitable de penser à la syphilis, à la tuberculose, à l’asthme… Tous étaient autrefois des maladies incurables et mortelles. Cependant, aujourd’hui c’est très différent.

Ces états et autres semblables ont disparu ou bien, font partie de la vie des malades, mais ne les empêchent pas de vivre pleinement.

Ainsi, en plus d’éviter les effets secondaires de la chimiothérapie, cette première étape mènera au contrôle d’une des tumeurs les plus mortelles qui existe actuellement.

Le cancer du poumon est un cancer très agressif, habituellement lié à des habitudes de vie très spécifiques dû au fait que de nombreuses personnes ont du mal à arrêter de fumer.

Cela en fait l’une des maladies les plus difficiles à traiter et donc l’une des plus mortelles.

L’approbation par la Commission européenne du Pembrolizumab nous met dans la ligne de départ d’une carrière passionnante. Une course dans laquelle, enfin, nous avons une chance de victoire.

Vivre sans renoncer à votre dignité est toujours une victoire.

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Conscients de cela, les oncologues continuent de concentrer leurs efforts pour passer à l’étape suivante. Ils savent mieux que quiconque, en matière de médecine et de science, que le dernier mot n’a jamais été dit.

En fait, nous en sommes là précisément, parce que nous ne nous rendons pas et n’acceptons pas ce qui est établi comme immuable.

Bien sûr, ce sont eux qui incarnent le meilleur esprit révolutionnaire, eux qui luttent « face à l’impossible » pour améliorer la vie des autres.