Symptômes de la maladie inflammatoire pelvienne chez la femme (MIP)

8 avril 2015
Il est très important que nous sachions reconnaître ses symptômes et que nous commencions un traitement à temps pour ne pas que la maladie inflammatoire pelvienne ne se transforme en un problème plus grave, comme l'infertilité ou des risques pendant la grossesse.

Il est possible que vous ayez entendu parler de la maladie inflammatoire pelvienne. Elle est assez commune et est induite par une infection de l’utérus, au niveau des trompes de Fallope ou au niveau des ovaires.

Elle présente des gênes et surtout une douleur caractéristique au niveau du bassin et des hanches.

Les bactéries sont des éléments qui infectent nos organes sexuels donnant lieu à cette maladie, commune parmi les femmes.
Le fait de ne pas se soigner à temps peut occasionner des problèmes assez sérieux comme, par exemple, l’infertilité.

Cela vaut donc la peine de connaître les symptômes de cette maladie et surtout de savoir la prévenir pour le bien-être de notre santé. C’est pourquoi, nous vous donnons toutes les informations dans cet article.

Qu’est-ce que la maladie inflammatoire pelvienne ?

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La maladie inflammatoire pelvienne est une maladie gynécologique qui affecte autant nos organes sexuels que nos tissus alentours. Nous pouvons souffrir d’une infection au niveau des trompes de Fallope, de la matrice ou des ovaires, qui peut irradier la douleur jusqu’aux hanches.

C’est pour cela que les femmes la confondent régulièrement avec des douleurs articulaires ou d’usure. Il faut donc faire attention.

Normalement, cette maladie se soigne efficacement avec des antibiotiques mais le fait de ne pas se soigner à temps peut générer des problèmes très sérieux comme celui dont vous nous avons parlé précédemment : l’infertilité, voire même des fausses couches.

Les origines de la maladie inflammatoire pelvienne sont multiples. Prenez notre des principales causes qui peuvent en être à l’origine :

  • La transmission sexuelle: Les bactéries dues aux maladies sexuellement transmissibles, comme l’infection de chlamydia, sont les causes les plus courantes de cette maladie.
  • Certaines méthodes contraceptives peuvent aussi être une cause possible. Les femmes qui, par exemple, utilisent un dispositif intra-utérin (DIU) ont plus de risque de souffrir de cette maladie inflammatoire pelvienne que celles qui n’en utilisent pas.
  • Attention également avec les fameuses “douches vaginales ». N’oubliez pas que cette partie si intime de notre corps doit se traiter avec délicatesse et que, parfois, ce type de nettoyage peut générer plus de risques que de bénéfices.
  • Il est également important de maintenir une bonne hygiène pendant les règles, car parfois cela peut être une source importante de bactéries.
  • Le processus de l’accouchement voire même le fait de se faire avorter peut aussi être à l’origine de cette maladie.
  • Les interventions chirurgicales dans l’utérus depuis le vagin sont aussi un risque dont il faut tenir compte.
  • Parfois, au niveau des muqueuses de notre col de l’utérus, nous pouvons souffrir d’une augmentation de l’alcalinité, entraînant ainsi une série de bactéries qui peuvent nous rendre malade.
  • La présence de tumeurs bénignes comme des myomes ou des polypes sont aussi des raisons à ne pas écarter.

Les symptômes de la maladie inflammatoire pelvienne

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Nous devons tenir compte d’un aspect important étant donné que parfois, cette maladie arrive sans symptômes, d’où l’importance de faire des révisions périodiques car, comme vous le savez, la MIP peut entraîner des problèmes très sérieux. Pourtant, dans la plupart des cas, elle montre des pistes claires, des gênes assez importantes qui nous mettent en alerte. Prenez note : 

  • Douleur très forte au niveau des hanches, d’un côté comme de l’autre. C’est une gêne lancinante qui génère de la fatigue et la nécessité d’avoir recours à un analgésique ou à un calmant.
  • La douleur peut aussi passer au ventre. Nous sentons alors des brûlures et une lourdeur caractéristique.
  • Cette maladie arrive également à cause d’une infection, et il est habituel d’avoir un peu de fièvre. Il suffit de deux dixièmes pour aller consulter un médecin.
  • Vous devez être attentive également à vos sécrétions vaginales, surtout si leur odeur est très forte et désagréable. Ce n’est pas normal.
  • Attention également à vos menstruations. Elles sont irrégulières ? Vous avez du retard ? Vous avez des pertes de sang hors de vos règles ? Mettez votre médecin au courant.
  • Si vos relations sexuelles sont douloureuses, consultez également votre gynécologue. C’est un indice dont vous devez tenir compte.
  • Vous ressentez de la douleur en urinant ? Vous ressentez une urgence extrême et quand vous allez aux toilettes, vous ne faites pas plus que « quelques gouttes » ? Si tel est votre cas, prenez un rendez-vous chez votre médecin.
  • Avoir des nausées sans savoir pourquoi, vous sentir gonflée voire même vomir après les repas sont, sans aucun doute, les symptômes les plus sérieux qui doivent vous mettre en alerte.

Comment pouvons-nous prévenir la maladie inflammatoire pelvienne ?

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Faites attention lors de vos relations sexuelles ainsi que dans l’usage des moyens contraceptifs que vous choisissez.

  • Maintenez une hygiène intime adaptée. Pensez que, parfois, nous pouvons utiliser des produits à l’excès et qu’ils peuvent altérer l’équilibre naturel de notre flore bactérienne vaginale.
  • Soyez attentive à n’importe quelle variation que vous remarquez dans votre cycle menstruel ou dans votre flux vaginal. Devant n’importe quel problème ou inquiétude, faites-le savoir à votre médecin.
  • L’infusion de sauge. Cette plante médicinale a une longue tradition et permet de protéger les femmes. La sauge régule les menstruations, soulage les douleurs, nous aide à garder un ventre plat, désenflamme et évite la rétention d’eau. Cela vaut la peine d’en prendre une tasse par jour.
  • Les révisions périodiques avec votre gynécologue sont clés pour prévenir le développement de ce type de maladies. Si nous les détectons à temps, nous éviterons les plus grosses complications, alors ne doutez pas ni n’ayez crainte, elles sont pour votre bien et votre santé !
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