Il y a des soupirs qui renferment plus d’amour que n’importe quel baiser

21 juillet 2017
On dit que les soupirs sont les réponses restées un jour en suspens. Mais aussi que nombre d'entre eux renferment plus d'amour que n'importe quel baiser.

En plus de nous servir d’échappatoire quand nous sommes épuisés, les soupirs ont une fonction biologique, qui est celle de nous approvisionner en oxygène lorsqu’il se raréfie dans les poumons.

On dit que les soupirs sont les réponses restées un jour en suspens. Mais aussi que nombre d’entre eux renferment plus d’amour que n’importe quel baiser.

Cependant… Où se trouve la réalité derrière ces phrases bucoliques ? Il est curieux de voir que le monde des émotions, celui de la littéraire voire même de la psychologie populaire ont construit des mythes autour des soupirs. Les soupirs ont une image remarquablement romantique.

Toutefois, soupirer est plus qu’un acte cathartique où on laisse évacuer le stress emmagasiné. Là où on soulage cette peine cachée, ce souvenir nous blesse encore.

Car si nous soupirons, c’est pour une raison très concrète : pour ne pas mourir.

Aujourd’hui, nous voulons vous expliquer la fonction des différents soupirs qui font partie de notre vie quotidienne.

Nous sommes sûrs que cela vous sera d’une grande utilité.

Les soupirs font partie du cycle de la vie

Nous le faisons sans nous en rendre compte. Il est possible que vous ne perceviez aucun d’entre eux, mais en une heure, nous émettons jusqu’à 12 soupirs. C’est sans doute, quelque chose d’incroyable, car pendant ces 12 fois, votre cerveau vous a sauvé la vie sans que vous le sachiez.

Nous allons vous expliquer cela en détail par la suite.

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Les boutons de soupirs de notre cerveau

Selon une étude publiée dans la revue Nature, notre cerveau est celui qui décide du type de respiration dont nous avons besoin à chaque instant.

Et dans ce merveilleux « ordinateur central » ceux qui décident sont en réalité deux groupes de neurones.

Les personnes chargées de cette étude ont décidé ce jour-là d’appeler ce curieux groupe de neurones les « boutons de soupirs ».main sur le coeur

Ce nom si symbolique répond en réalité à un mécanisme parfait. Nous pouvons le décrire de la manière suivante :

  • Nos alvéoles se paralysent à certains moments.
  • Quand ceci arrive, la capacité de nos poumons à changer l’oxygène en dioxyde de carbone ne peut se faire d’une manière très efficace.
  • Ces deux groupes de cellules nerveuses, appelés « boutons de soupirs », perçoivent immédiatement ce petit dysfonctionnement et viennent « en aide ». Ce sont deux petites structures localisées dans notre cerveau.
  • Ensuite, elles nous donnent l’ordre de soupirer pour pouvoir ouvrir les alvéoles et permettre ainsi qu’entre le double du volume conventionnel d’oxygène par rapport à une respiration normal.
  • Ce mécanisme est quelque chose que nous réalisons de manière inconsciente, nous ne nous en rendons pas compte. Cependant, et comme nous l’avons déjà dit, nous le faisons jusqu’à 12 fois par heure, recommençant ainsi le cycle de la vie.

Les soupirs émotionnels

Maintenant nous savons qu’effectivement nous soupirons pour ne pas mourir. Cet acte biologique et essentiel à notre survie, il définit et explique les soupirs involontaires.

Cependant, l’être humain se caractérise également par les soupirs émotionnels ou volontaires. Nous pouvons les décrire de cette manière :

soupirs émotionnelles

Un soupir est une catharsis émotionnelle face à une situation de stress ou de frustration.

  • Nombre d’entre nous laissent échapper de longs soupirs lorsque quelque chose ne se passe pas bien. Lorsque nous essayons par exemple, de faire un effort manuel ou mental et que le résultat n’est pas celui escompté.
  • De cette manière, les soupirs sont « ces cheminées » par lesquelles on laisse s’échapper la douleur, la tristesse. Cet air en trop pour la personne qui nous manque.
  • Cette information est aussi intéressante qu’étrange : Karl Teigen est un célèbre scientifique de l’Université de Psychologie d’Oslo (Norvège), expert précisément en « soupirs émotionnels ».
  • D’après ses études, un soupir nous aide également à ressentir de la compassion pour quelqu’un. Lorsque nous écoutons un ami ou une personne proche soupirer, nous interprétons ce geste comme une émotion négative.

Comme s’il s’agissait d’un signal que nous devons transmettre notre soutien.

A tel point que, selon le docteur Teigen, le soupir émotionnel répond également à un instinct pour créer des liens au sein de notre groupe social.

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Soupirez profondément, détendez-vous

Comme nous le savons déjà, notre cerveau se charge lui-même de nous permettre de survivre. Or, on déduit également de ceci que l’être humain peut réaliser différents types de respiration en fonction du moment et du besoin.

Des approches telles que minfulness ou le yoga nous enseignent également divers types de respirations volontaires et contrôlées à des fins très concrètes :

  • Nous aider à être plus présents.
  • Pour combattre le stress et prendre soin de notre santé.
  • Afin de méditer et prendre conscience de soi et de nos besoins.
yoga et relaxation
Pour notre part, nous vous recommandons ceci : apprendre à soupirer. Car à chaque soupir vous laissez échapper des tensions, des préoccupations et, vous renouvelez également ce « cycle interne de la vie ».

Prenez note de ce que nous devrions faire une fois par jour pendant 20 minutes :

  • Cherchez un endroit tranquille où vous reposer mentalement.
  • Asseyez-vous le dos bien droit.
  • Penchez le buste en avant et faites reposer vos mains sur vos genoux.
  • Respirez profondément par le nez, en comptant 4 secondes. Retenez 4 secondes de plus puis, lancez un soupir long et sonore qui dure jusqu’à 7 secondes.

Une fois que vous commencerez à faire de ce simple exercice quelque chose de quotidien, votre corps et votre esprit le remarqueront.