Faire face à la vaginite atrophique post-ménopause

La diminution des niveaux d’œstrogènes chez la femme peut entraîner des vaginites atrophiques post-ménopause. Heureusement, quelques conseils sont là pour nous aider à y faire face !
Faire face à la vaginite atrophique post-ménopause
Sergio Alonso Castrillejo

Relu et approuvé par le pharmacien Sergio Alonso Castrillejo.

Dernière mise à jour : 10 août, 2022

La vaginite atrophique, également connue comme atrophie vaginale, est une condition qui se caractérise par un amincissement des parois du vagin. Cela survient en raison de la diminution des niveaux d’œstrogènes, des hormones clés pour maintenir le vagin lubrifié et élastique. Savez-vous comment faire face à la vaginite atrophique post-ménopause ?

Lors de cette affection, le traitement vise à améliorer les symptômes et la cause sous-jacente. Par conséquent, le médecin peut conseiller l’usage de lubrifiants pour traiter la sécheresse ainsi que des thérapies hormonales de substitution. Les œstrogènes peuvent s’administrer par voie orale ou topique. Que peut-on faire de plus ?

Des conseils pour faire face à la vaginite atrophique post-ménopause ?

En plus de suivre le traitement prescrit par le médecin, il existe un ensemble de soins qui contribuent à faire face à la vaginite atrophique post-ménopause et ses symptômes. Dans cet article, nous souhaitons partager quelques recommandations à garder à l’esprit au cas où vous rencontriez ce problème.

1. Porter des sous-vêtements en coton

Porter des sous-vêtements en coton pour apaiser la vaginite atrophique

Les femmes qui souffrent de vaginite atrophique post-ménopause sont plus susceptibles de développer des infections vaginales chroniques ainsi que des complications urinaires. C’est pourquoi, l’une des premières recommandations pour faire face à cette condition est de porter des sous-vêtements en coton.

Les sous-vêtements de ce type améliorent la circulation de l’air autour de la zone intimeEt l’empêchent donc de devenir un terrain propice à la prolifération des bactéries. Par ailleurs, contrairement aux tissus synthétiques, ils ne retiennent généralement pas l’humidité.

2. Voir le lien entre vaginite atrophique post-ménopause et sexualité

La diminution des niveaux d’œstrogènes peut affecter la qualité de la vie sexuelle car la femme a tendance à éprouver des douleurs et des gênes lors des relations sexuelles. Cependant, maintenir une vie sexuelle active peut être bénéfique pour les cas d’atrophie vaginale.

En effet, les rapports sexuels aident à améliorer la circulation dans le vagin, ce qui favorise son humidité naturelle. Bien que cela n’ait aucun effet sur la production des hormones, les relations sexuelles améliorent la santé des organes génitaux. Les rapports sexuels vous sont désagréables ? Optez pour des lubrifiants et des produits complémentaires.

3. Améliorer l’alimentation

Lutter contre la vaginite atrophique en prenant soin de son alimentation

Maintenir un poids sain et prendre soin de l’alimentation aide également à faire face à la vaginite atrophique post-ménopause. Une nutrition adéquate favorise effectivement la régulation dans la production d’hormones et, par conséquent, améliore la lubrification naturelle du vagin.

Dans ce cas en particulier, il est recommandé de consommer des aliments qui contiennent des œstrogènes végétaux ou des phyto-oestrogènes. C’est le cas par exemple du soja et de ses dérivés, ou des graines de lin. Une recherche récente a révélé que les oestrogènes végétaux contribuent à soulager l’excès de sécheresse vaginale.

4. Faire de l’exercice physique

Les femmes qui font régulièrement de l’exercice physique ont moins de problèmes pour vivre la ménopause. En effet, cette habitude est l’un des meilleurs compléments naturels pour faire face aux symptômes. Pour quelle raison ?

La pratique d’une routine d’exercice permet de favoriser la circulation sanguine et aide à équilibrer l’activité hormonale. Il est donc judicieux de faire 30 minutes d’exercice par jour pendant minimum 5 jours de la semaine. Il peut s’agir d’activités telles que : marcher, courir, nager, faire du vélo, aller à la salle de sport, etc.

5. Prendre des compléments pour faire face à la vaginite atrophique post-ménopause

Les plantes et les compléments ne doivent pas remplacer les traitements médicaux. Toutefois, bon nombre d’entre eux sont efficaces pour améliorer les symptômes de l’atrophie vaginale. Par exemple, l’huile d’argousier a donné de bons résultats comme alternative à la thérapie traditionnelle avec des œstrogènes.

Il s’agit d’un produit riche en acides gras qui, selon les études, améliore l’élasticité vaginale et la lubrification de la zoneNéanmoins, des effets secondaires tels que des problèmes d’estomac et des douleurs articulaires ont été observés. D’autres options utiles sont également :

  • Huile de vitamine E
  • Vitamine A
  • Vitamines du complexe B
  • Acides gras oméga 3

A quel moment consulter un médecin ?

Si les recommandations antérieures ne vous aident pas à faire face à la vaginite atrophique post-ménopause, consultez votre médecin pour découvrir d’autres options de traitement. Vous pouvez aussi demander à être examinée immédiatement si les symptômes s’aggravent ou que vous remarquez des irrégularités telles que des saignements, une sécrétion excessive ou des rapports sexuels douloureux.

Enfin, il faut savoir qu’une fois la ménopause installée, le risque de nombreuses maladies de l’appareil reproducteur s’élève. Il est donc préférable de faire des examens réguliers pour vérifier si tout va bien, ou si au contraire, il y a des signes alarmants.

 


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