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Isabel Allende : « On ne meurt que lorsqu’on est oublié ; si tu peux te souvenir de moi, je serai toujours à tes côtés. »

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En vous remémorant une anecdote concernant un être cher après son décès ou en perpétuant une tradition qui lui tenait à cœur, vous pourrez faire perdurer sa mémoire et son héritage. C'est là l'idée qui se cache derrière la phrase d'Allende.
Isabel Allende : « On ne meurt que lorsqu’on est oublié ; si tu peux te souvenir de moi, je serai toujours à tes côtés. »
Publié: 18 septembre, 2026 22:00

La perte d’un être cher est l’un des moments les plus difficiles de la vie. Il est fréquent de ressentir que le vide physique laissé par son départ est accablant. On nous dit souvent qu’il faut « lâcher prise » pour pouvoir guérir. Ce que beaucoup interprètent comme l’obligation d’oublier. Mais l’auteure Isabel Allende propose un changement de perspective.

Dans son ouvrage *Contes d’Eva Luna*, publié en 1989, figure l’une de ses réflexions les plus percutantes sur la transcendance et la perte : « Les gens ne meurent que lorsqu’on les oublie ; si tu peux te souvenir de moi, je serai toujours avec toi. » Cette approche permet de vivre le deuil avec moins de désespoir. La mort physique est inévitable, mais choisir de se souvenir est une manière d’honorer l’héritage émotionnel que nous laissent ceux qui nous ont quittés.

La mémoire comme acte d’amour

Isabel Allende aborde souvent la mémoire, la perte et l’écriture comme des formes de résistance et de guérison. Elle ne considère pas la mort uniquement comme un fait biologique, mais la voit comme un processus qui s’achève avec l’oubli. C’est-à-dire lorsque une personne cesse d’exister dans l’esprit des autres.

Cette idée fait de la mémoire un acte d’amour et de résistance. En sauvant de l’oubli les détails qui rendaient une personne unique, nous permettons à son identité de continuer à interagir avec notre présent.

Pour ceux qui traversent un processus de deuil, la vision d’Allende offre un réconfort concret. Elle suggère que pour guérir, il faut intégrer l’absence et la transformer en une nouvelle forme de relation. En remplaçant la nature physique du lien par un lien narratif et émotionnel.

Comment entretenir le lien à travers le souvenir ?

La présence d’une personne perdure dans les expériences du quotidien. En effet, se souvenir des noms, des histoires, des gestes et des phrases que cette personne prononçait est une manière de préserver le lien après son départ. Vous pouvez y parvenir en mettant en œuvre une série de pratiques simples.

  • Notez ses anecdotes. Noter les histoires partagées et les moments que vous avez vécus avec votre proche aide à ancrer le souvenir et à empêcher le temps de l’effacer.
  • Regardez des photos. Vous pouvez, de temps en temps, regarder des photos d’un moment spécial passé avec cette personne. L’idée est de le faire dans le but de célébrer les bons moments et non par chagrin.
  • Souvenez-vous de ses conseils et de ses traditions. Se remémorer une ancienne conversation avec cette personne ou un conseil qu’elle vous a donné aide à maintenir le lien vivant au quotidien. Vous pouvez même reprendre certaines de ses coutumes, comme préparer un plat spécial lors d’une occasion particulière pour honorer sa mémoire et la garder présente à l’esprit.

La leçon que nous laisse cette phrase d’Isabel Allende est que la mémoire est un territoire où la mort n’a pas le dernier mot. Tant que nous serons capables de raconter les histoires de ceux que nous aimons, nous trouverons le moyen de les faire continuer à marcher à nos côtés.

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.