L’OMS déclare l’urgence sanitaire mondiale à cause du virus Zika

· 28 mars 2019
Le virus Zika implique un risque pour les femmes enceintes car il peut provoquer des malformations sur le fœtus, comme la microcéphalie.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que le virus Zika était un cas d’urgence mondiale de santé publique. En effet, l’infection est transmise par le moustique Aedes aegypti.

Celui-ci est étroitement liée à l’augmentation du taux de nouveaux nés atteints de maladies neurologiques.

Explications

Le décision a été prise par un comité d’experts indépendants de l’agence des Nations Unies. Ils espèrent ainsi qu’elle servira à prendre des mesures internationales, comme des recherches plus poussées.

Après avoir fait une réunion d’urgence, le comité de l’OMS a assuré qu’il y a un lien « suspect » entre le virus transmis pas le moustique et l’augmentation des cas de microcéphalie chez les bébés.

Cette malformation neurologique conduit à une malformation de la tête et du cerveau, les rendant anormalement petits.

Margaret Chan, la directrice général de l’institution, a lancé un appel à la population. Selon elle, bien que sans preuve scientifiquement, le virus Zika constituait une grande menace pour la santé mondiale.

“Les cas de microcéphalie et d’autres troubles neurologiques, au vu de leur gravité et de la charge qu’ils supposent pour les familles, constituent une menace en eux-mêmes et c’est pour cela que j’ai accepté le conseil du Comité » –a-t-elle affirmé.

De même, elle a lancé un appel spécial aux femmes enceintes. Elle leur demandait de ne pas voyager dans les pays où les risques étaient élevés.

Malgré les critiques qu’elle a reçu pour cette décision tardive, l’OMS assure qu’il s’agit d’un sujet difficile à traiter. En soi, le virus Zika n’est pas une maladie grave mais on craint l’étroite relation avec la microcéphalie.

Malheureusement, il a été confirmé que le virus se propage rapidement. On prévoit ainsi que le nombre de personnes affectées atteigne les 4 millions en Amérique.

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La priorité : contrôler le moustique du virus Zika

contrôler les moustiques

La déclaration d’urgence mondiale implique un plus grand investissement dans les recherches et dans les méthodes pour contrôler l’épidémie.

Concernant cela, Chan a affirmé que la priorité est maintenant de contrôler le moustique Aedes aegypty, responsable de la transmission.

Une fois de plus, elle a lancé un appel aux pays affectés. Il s’agissait que des campagnes d’information et des mesures pour réduire la présence de cet insecte soient mises en place.

Aujourd’hui, l’OMS ne considère pas que la maladie soit une bonne raison de ne pas aller dans les pays affectés.

Cependant, il est conseillé de préparer les services spécialisés en syndromes neurologiques et de renforcer les soins pré-nataux afin de réduire les risques pour les mères enceintes et pour les nouveaux nés.

Le Brésil, le pays avec le plus de cas recensés du virus Zika

Jusqu’à aujourd’hui, le Brésil est le pays avec le plus de cas recensés. Cela tient compte dersonnes infectées par le virus Zika mais aussi de bébés atteints de microcéphalie.

Dans le dernier rapport, il est spécifié qu’il y a 270 confirmés et 3449 qui vont être traités, contre 147 en 2014.

On estime que dans le pays sud-américain, il y a près de 15 millions de personnes infectées par le virus depuis avril. Vient après la Colombie, qui a recensé 20.000 personnes dans un rapport récent, dont 2000 femmes enceintes.

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Le virus s’est propagé dans 24 pays

le virus zika

L’Organisation Panaméricaine de Santé (OPS) a averti qu’il y a déjà 24 pays affectés par la propagation rapide du virus Zika. 22 d’entre eux se trouvent en Amérique, un en Afrique et un autre dans le Pacifique.

Jusqu’à présent, l’unique certitude est que le virus se transmet à travers la piqûre du moustique Aedes aegypti, même s’il existe d’autres possibilités de contagion de la maladie, comme la voie sexuelle.

Il n’existe pas de traitement pour lutter contre le virus, et le développement du vaccin pourrait tarder encore l’année entière, voire plus.

Aujourd’hui, les pays affectés comme la Colombie, le Brésil et la République Dominicaine, maintiennent une recommandation  aux femmes.

Mieux vaut ne pas tomber enceinte dans les prochains mois ou au moins jusqu’à ce que l’on détermine avec plus de certitude le lien entre le virus Zika et les problèmes neurologiques que le fœtus développe.

De même, il est conseillé à la population de garder une distance avec les eaux stagnantes, et d’utiliser des repoussants ainsi des vêtements qui couvrent la peau.

  • Rasmussen, S. A., Jamieson, D. J., Honein, M. A., & Petersen, L. R. (2016). Zika Virus and Birth Defects — Reviewing the Evidence for Causality. New England Journal of Medicine. https://doi.org/10.1056/nejmsr1604338
  • Paixão, E. S., Barreto, F., Da Glória Teixeira, M., Da Conceição N Costa, M., & Rodrigues, L. C. (2016). History, epidemiology, and clinical manifestations of Zika: A systematic review. American Journal of Public Health. https://doi.org/10.2105/AJPH.2016.303112
  • Martinez, J. D., Garza, J. A. C. la, & Cuellar-Barboza, A. (2019). Going Viral 2019: Zika, Chikungunya, and Dengue. Dermatologic Clinics. https://doi.org/10.1016/j.det.2018.07.008