Vieillissons-nous différemment en fonction de notre sexe ?

Même si les femmes vieillissent physiquement plus visiblement que les hommes, il est certain que la gente masculine subit davantage les affres du temps d'un point de vue psychologique.
Avez-vous déjà pensé à la manière dont la vieillesse touche différemment les hommes et les femmes ?
Certain-e-s disent que cela se voit moins chez les femmes, qui prennent des contre-mesures rapidement pour ne pas que les signes de l’âge ne soient trop évidents. Mais d’autres affirment que les hommes sont moins sujets aux marqueurs du temps qui passe.

Dans la suite de cet article, nous allons vous expliquer les différences entre les hommes et les femmes quant au poids des années et de la vieillesse.

Comment vieillissons-nous en fonction de notre sexe ?

Il est clair que le temps défile de la même manière, que nous soyons un homme ou une femme. Cependant, les années ont une prise différente en fonction de notre sexe.

Les hommes se sont vus inculquer, dès leur plus jeune âge, qu’ils doivent se maintenir actifs pour subvenir aux besoins de leur famille et pour conserver une sorte de prestige, de statut social supérieur.

La plupart d’entre eux se portent bien et ne sont physiquement pas très affectés par le poids des ans lorsqu’ils travaillent, mais tout se complique lorsqu’ils atteignent l’âge de la retraite, et qu’ils vieillissent d’un coup.

Lire également : Hommes et femmes, deux réalités cérébrales différentes

Pour les femmes, la situation est totalement différente. Premièrement, elles vivent plus longtemps, c’est un fait. Mais elles savent également mieux s’adapter aux changements de rythme qu’implique la retraite.

Pourquoi ? Car, malheureusement, même si elles ont travaillé comme les hommes toute leur vie, elles ont appris dès le plus jeune âge à effectuer des tâches ménagères.

Cela leur permet de ne pas avoir à faire face à un immense vide au moment de se retirer de la vie active. Voilà pourquoi leur santé chute moins brutalement que celle des hommes lors de cette période transitoire cruciale.

De plus, les femmes sont généralement plus actives et plus habituées à se socialiser.

Leurs amitiés remontent souvent à l’enfance et, lorsqu’elles se retrouvent « seules », c’est-à-dire lorsque leurs enfants quittent le foyer familial, elles n’ont aucune difficulté à nouer des relations amicales avec des femmes du même âge.

 

La manière dont elles ont été éduquées leur permet de développer de meilleures stratégies de survie. Elles trouvent des solutions à leurs problèmes plus facilement que les hommes, que ceux-si soient basiques ou des plus complexes.

Si nous ajoutons à cela le fait que les femmes sont plus habituées à prendre soin d’elles, qu’elles se rendent plus souvent chez le médecin et qu’elles consomment des aliments plus sains que les hommes, on comprend aisément pourquoi leur espérance de vie est plus grande et leur retraite mieux vécue.

C’est un fait : les hommes prennent peu soin d’eux au quotidien.

Ils ne se rendent chez un professionnel de santé que lorsque les douleurs qu’ils ressentent sont insupportables ou handicapantes, ils ne mangent pas sainement et sont moins enclins à parler de leurs problèmes de santé ou de leurs difficultés psychologiques.

C’est le revers de la médaille des valeurs masculines véhiculées par la société, parmi lesquelles on retrouve le courage et la virilité.

Le vieillissement biologique et ses conséquences sur les hommes et les femmes

D’un point de vue physique, les femmes disposent d’une hormone contre le danger plus développée que les hommes, car elles doivent prendre soin des enfants.

Cela les conduit à adopter des comportements préventifs plus sains que les hommes.

  • Les grossesses sont déterminantes dans le vieillissement féminin. La qualité des gestations et des accouchements peut grandement influer sur leur santé future. Si lors d’une grossesse, une femme ne s’alimente pas correctement ou qu’elle ne reçoit pas des soins médicaux adaptés (c’est notamment le cas dans les pays en voie de développement), leur vieillesse s’en trouvera impactée.
  • L’influence du groupe ethnique sur les caractéristiques du vieillissement n’est pas à négliger. Le groupe social auquel nous appartenons et la région du monde dans laquelle nous naissons et nous vivons, ont une influence considérable sur l’ensemble de notre santé.

Naître, homme ou femme, dans un pays développé comme la France, l’Allemagne ou l’Angleterre, n’a pas les mêmes conséquences que voir le jour dans une tribu amazonienne.

Dans le premier cas, la vieillesse est de meilleure qualité que dans le second.

Au-delà de l’ethnie, le type et la somme de travail que nous avons se répercutent également sur la qualité de vie dont nous pouvons espérer bénéficier au moment de la retraite.

  • Les personnes natives d’Amérique Latine, d’Afrique ou d’Asie doivent affronter des activités physiques très éreintantes au cours de leur vie, et ce durant un nombre excessif d’heures par jour, quel que soit le sexe.
  • Les hommes et les femmes doivent travailler énormément pour simplement pouvoir survivre.
  • Arrivés au troisième âge, les habitants de ces régions doivent affronter des pathologies chroniques, et l’assistance médicale dont ils bénéficient n’est pas toujours au niveau de ce défi.

Le vieillissement et l’apparence physique

Chaque sexe expérimente ses propres caractéristiques physiques dues à la vieillesse. Certaines sont inhérentes à la race humaine, sans distinction.

Parmi les facteurs sociaux et esthétiques qui influencent grandement la manière dont nous vieillissons, nous pouvons retrouver des aspects comme :

Les changements hormonaux sont fondamentaux durant cette étape de la vie.

Si les hommes peuvent souffrir d’andropause, les femmes sont quasi-systématiquement ménopausées et les dérèglements hormonaux qu’elles subissent sont sans commune mesure. Les menstruations disparaissent pour laisser place à des bouffées de chaleur, à une sudation excessive ou à une réduction de la libido.

Lire également : 7 habitudes « innocentes » qui provoquent des déséquilibres hormonaux

La gente masculine peut également expérimenter des changements hormonaux, mais ils sont plus graduels et surtout moins flagrants.

Lorsque leur taux de testostérone diminue, ils peuvent prendre du poids, souffrir de troubles du sommeil ou de dysfonctionnements érectiles, mais ils ne perdent que très rarement leur capacité à se reproduire.

La peau des hommes est plus épaisse que celle des femmes, ce qui explique qu’ils sont généralement moins touchés par les rides, ou bien plus tard.

Si les femmes sont donc prédisposées biologiquement à expérimenter des signes de l’âge plus visibles, ce sont pourtant elles qui subissent les exigences esthétiques les plus importantes et ce même pendant leur vieillesse.

Cela les entraîne à davantage se préoccuper de leur apparence que les hommes.

Pour terminer, il nous faut évoquer les cheveux. Et là, les femmes ont un léger avantage. Même si leurs fibres capillaires s’affinent et s’affaiblissent plus rapidement que celles des hommes, ces derniers peuvent les voir chuter très rapidement, et ce dès un âge relativement jeune.

De même, les hommes expérimentent les cheveux blancs généralement plus tôt que les femmes.

 

Catégories: Soins Étiquettes:
A découvrir aussi