3 clés du Bouddhisme pour gérer votre monde émotionnel. Pratiquez-les dès maintenant !

· 5 août 2017
Grâce au Bouddhisme, on peut apprendre à taire et à contrôler ses émotions négatives à travers la pratique de la méditation et avec un bon dialogue intérieur.

 

Aussi curieux que cela paraisse, le monde émotionnel est l’un des domaines que le Bouddhisme et la psychologie occidentale ont en commun.

Dans les deux approches on comprend, par exemple, que pénétrer dans ses émotions, surtout dans les négatives, nous offre un moyen important de connaissance de soi, pour s’améliorer, pour tracer un chemin plus adapté et complet.

Si l’on prête attention à leur contenu, il ne permet pas seulement d’améliorer notre santé physique et psychologique mais il nous propose aussi une connaissance beaucoup plus profonde de notre nature.

D’autre part, il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, des stratégies comme la méditation sont incluses dans nombre de thérapies.

C’est une manière tout à fait adaptée de gérer les deux ennemis courants du quotidien : le stress et l’anxiété.

Dans cet article, nous vous proposons de réfléchir à 3 clés du Bouddhisme pour mieux travailler nos émotions.

1. L’attachement à la souffrance ou la liberté d’être heureux-se : vous choisissez

Sur notre chemin en quête d’une plus grande liberté et sagesse, la psychologie nous encourage normalement à reconnaître nos sentiments.

Elle nous incite aussi à nous rappeler de nos histoires passées et présentes pour leur donner une signification et pouvoir les affronter via une thérapie.

  • De son côté, le Bouddhisme a une autre approche : il nous encourage à « modérer » et à « taire » nos émotions négatives via la pratique du dialogue intérieur et la méditation.
  • Le Bouddhisme veut ici nous montrer que nous pouvons parfois faire de grosses erreurs d’approche.
    L’une d’entre elles est de penser que le bonheur est « là dehors », dans une personne, dans un endroit, dans tous les objets que nous voudrions tant détenir.
  • Ce type de matérialisme ou d’attachement envers ce qui se trouve hors de nos mains nous conduit tristement droit au malheur.
  • L’authentique bien-être ne se trouve pas « là dehors », mais bien dans notre équilibre intérieur, dans cet esprit qui se cultive via le calme, l’équilibre et l’acceptation de soi.

Pratiquer le détachement dans le quotidien est une bonne stratégie pour réguler ses émotions.

Dès lors que nous « désactivons » nos obsessions d’avoir ce qui nous manque, que nous n’avons pas ou devrions avoir, nous ouvrons les yeux sur ce que nous avons vraiment : notre capacité à être heureux avec ce que nous sommes et ce que nous avons déjà.

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2. La culture de la patience et l’amour dans le Bouddhisme

Nous vivons dans un monde basé sur l’immédiateté et où abondent les stimulations de tout type.

Le monde des nouvelles technologies, par exemple, nous plonge dans la sensation que tout peut arriver dans l’instant.

Nous devons répondre aux messages le plus tôt possible, les informations sont partagées dans la seconde, il suffit de télécharger une image ou un commentaire pour recevoir, quelques secondes plus tard des renforts positifs sous forme de « like« .

  • Cependant, la vie ne se déroule pas de cette manière. La vie avance à son rythme, les relations les plus fortes se construisent sur la magie du quotidien, de la patience, du respect et de la tendresse la plus saine et sage.
  • Si nous apprenons à être plus patient-e, des émotions telles que la colère, la jalousie, l’énervement ou la frustration s’atténueront.
  • Des dimensions comme l’anxiété ou le stress naissent précisément de cette pression de l’immédiateté, à cause de la peur du lendemain, du besoin d’avancer vers un futur qui n’est pas encore arrivé.

Apprenons à embrasser le présent avec patience.

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3. L’importance de la désactivation de l’ego

Nous connaissons tou-te-s des personnes qui semblent énervées contre le monde entier en permanence.

  • Ce sont des gens pour qui rien n’est jamais assez bien. Rien ne s’ajuste à leurs attentes et rien ne semble être à leur hauteur morale, émotionnelle et psychologique.
  • Elles ont une liste si longue et un ego si grand que le monde entier leur semble tout petit et, pire encore, elles ont l’impression qu’il va à leur encontre.

Ce type d’approche génère une très grande souffrance et la sensation claire que l’on est seul-e au monde.

Il n’est pas facile de désactiver son ego, et pour une raison très concrète : nous savons le reconnaître chez les autres, mais nous ne possédons pas de détecteur pour nous-même.

Prenez note de ces stratégies simples qui vous permettront de l’identifier, de le gérer et de l’apaiser.

  • Prenez conscience de la manière dont vos actes et vos mots affectent les autres.
  • Identifiez vos limites, vos erreurs, vos points faibles.
  • Comprenez que les autres n’ont pas l’obligation d’être comme vous le souhaitez, de faire ce que vous voulez, de satisfaire vos besoins…
  • N’attendez rien des autres, attendez tout de vous-même et vous vivrez avec plus d’équilibre et de calme.
  • En plus d’apprendre à reconnaître vos limites, soyez capable de voir les belles choses chez les personnes qui vous entourent.

Pour conclure, comme nous l’avons vu, les piliers du Bouddhisme nous apportent une approche très enrichissante pour canaliser nos émotions.

L’une des plus grandes propositions est de favoriser une bonne connaissance intérieure de soi-même qui permet de comprendre que la responsabilité du bonheur ne repose que sur nous-même.

Commencez dès aujourd’hui à travailler sur vous-même !

 

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