4 aspects importants que toute femme doit connaître sur la DÉPRESSION

22 juin 2017
À cause de tous les changements hormonaux auxquels les femmes sont exposées tout au long de leur vie, elles sont plus sujettes aux différents types de dépression.

 

Aujourd’hui, nous parlons de la dépression en termes généraux, à la légère et parfois, sans bien connaître le sujet.

On oublie, peut-être, qu’il existe de nombreux types de dépression et que chaque personne la vit de manière unique et exceptionnelle.

C’est pour cela qu’il est important de savoir qu’il s’agit d’une maladie, pas d’un caprice personnel et jamais un comportement qu’adopte une personne fragile, sans force de caractère ou sans courage.

La dépression est un trouble qui doit être traité par des professionnels, qui a besoin d’une proximité sociale authentique et réelle, où la personne ne sent ni marginalisée, ni seule, ni incomprise.

De plus, et cette donnée est intéressante, hommes et femmes souffrent de ce trouble de manière différente.

Les hommes sont plus réticents à demander de l’aide. Il n’est pas simple de reconnaître ce mal intérieur, cette apathie, cette anhédonie, cette baisse d’énergie toujours accompagnée de mauvaise humeur…

On s’imagine souvent que ce n’est que une mauvaise période, et que ça passera.

D’autre part, les femmes disposent de plus d’outils pour pouvoir l’affronter et la gérer, elles sont plus habiles pour communiquer et se libérer de leurs émotions.

Mais, ce sont généralement elles qui ont plus de risques de développer ce trouble.

Aujourd’hui, dans cet article, nous voulons approfondir le sujet. Nous allons vous exposer en détails toutes les nuances qui définissent de quelle manière la dépression affecte les femmes.

1. La dépression dans la génétique : un risque mais pas une détermination

Selon la doctoresse Fumiko Hoeft, de l’Université de Californie (États-Unis), les mères peuvent transmettre à leurs filles un certain penchant génétique pour la dépression.

On hérite d’une structure cérébrale semblable, où le système cortical limbique du cerveau, responsable de la gestion de la réponse au stress, a des connexions et une architecture similaires.

Cependant, et c’est très important que ce soit bien clair, ce n’est pas parce qu’une femme souffre ou a souffert par le passé d’une dépression, que sa fille ou ses filles en souffriront forcément à un moment de leur vie.

  • Il y a un plus fort risque, une probabilité plus élevée.
  • Mais à ce risque génétique, il faut ajouter d’autres variables plus importantes, comme l’environnement social, la manière dont on gère et dont on affronte les expériences de la vie…

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2. La dépression « fait mal » et la douleur se ressent dans le corps

Quand une femme souffre de dépression, il est courant que l’entourage personnel et social pense qu’elle est « triste ».

Il est important de savoir que parfois, cet état émotionnel n’occupe qu’un tout petit espace dans la dépression. De fait, certaines fois, la personne dépressive ne se sent même pas triste : elle ressent de la colère, de la rage, une mauvaise humeur…

La symptomatologie la plus courante de la dépression chez les femmes n’est pas la tristesse, mais le mal être physique.

Voyons cela en détail :

  • Les insomnies
  • La fatigue extrême
  • Les douleurs musculaires
  • Les céphalées
  • Une plus grande sensibilité à la douleur
  • Les problèmes digestifs
  • Les petites pertes de mémoire, liées à « l’esprit embrouillé »
  • La prise ou la perte de poids

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3. Certains types de dépression touchent exclusivement les femmes

Il y a certains types de dépression qui sont caractéristiques du genre féminin. Cependant, comme nous l’avons signalé au début de l’article, chaque femme la vivra de manière différente et elle sera caractérisée par une réalité très concrète.

Nous vous donnons les détails.

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM)

La plupart des gens connaissent la formule « syndrome prémenstruel ». Il est associé aux changements d’humeur et à l’irritabilité qui apparaissent les jours précédant la menstruation.

  • Cependant, il existe une forme plus sévère du syndrome prémenstruel appelé trouble dysphorique prémenstruel (TDPM).
  • Apparaissent alors les pensées suicidaires et la douleur intense dans les articulations et les muscles.

La dépression post-partum

La dépression post-partum est toujours un tabou chez les femmes.

La maternité est liée à un moment de bonheur et de plénitude personnelle, d’où le fait que qui en souffre se sent encore plus incomprise voire même rejetée.

La dépression post-partum est accompagnée d’anxiété et d’épuisement extrême, d’abattement et de la sensation de ne pas pouvoir réaliser toutes les responsabilités qui nous incombent.

La dépression dans la périménopause

La périménopause (ou transition vers la ménopause) est une phase normale dans la vie d’une femme et qui, parfois, est vécue comme un véritable défi.

À ce moment-là, les changements d’humeur, l’irritabilité, les bouffées de chaleur, l’anxiété et la sensation de ne profiter de rien apparaissent.

Le risque de dépression est plus élevée pendant cette période.

4. Parfois, l’environnement personnel et social rend les avancées difficiles

Tout le monde, hommes et femmes, a besoin de son environnement social le plus proche pour pouvoir gérer et mieux affronter une dépression. C’est très clair.

Mais le problème que beaucoup de femmes atteintes de dépression rencontrent, c’est que beaucoup de personnes dépendent d’elles.

  • Il y a des femmes qui soignent les autres, qui s’occupent de proches dépendants ou malades.
  • D’autres sont les seules responsables de leurs enfants et sont les moteurs d’une famille dans laquelle si elles flanchent, tout flanche ou tout perd en fonctionnalité ou en harmonie.

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Ce type de situations si personnelles rend très difficile pour les femmes de trouver du soutien ou du temps pour elles-même où elles peuvent s’occuper d’elles, se soigner, faire une thérapie et réorganiser leurs blessures et leurs vides intérieurs.

Il est très courant qu’elles se disent que les comprimés suffisent.

Pourtant, sachez-le : les comprimés pour la douleur de la vie ne sont jamais suffisants. On a besoin de plus de stratégies et d’un environnement facilitateur, sensible et proche.

La dépression chez une femme, comme nous pouvons le voir, présente une série d’attributs très particuliers qu’il faut considérer au quotidien.

Que ce soit pour mieux les affronter ou pour devenir cette main amie qui aide, console et soutient.

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