Pour ou contre l’arrêt du recours aux méthodes contraceptives ?

15 décembre 2017
Les contraceptifs, ce sont différentes méthodes visant à éviter de contracter des maladies sexuellement transmissibles ainsi que, pour les femmes, de tomber enceintes. Une utilisation prolongée des contraceptifs est-elle mauvaise ?

Les méthodes contraceptives sont très importantes pour la santé mondiale car elles préviennent la contagion des maladies sexuellement transmissibles et contrôlent la population. Elles sont utilisées par les femmes et les hommes sexuellement actifs. Le meilleur choix de la méthode contraceptive est conditionné par la situation et la personnalité du couple ou de la personne qui décide de se protéger.

Les humains se reproduisent de manière naturelle à travers l’acte sexuel une fois qu’ils ont atteint l’âge biologique de concevoir. Nous contrôlons cette reproduction par le biais des méthodes contraceptives. Les contraceptifs sont différentes méthodes pour éviter ou prévenir la grossesse, et peuvent être : hormonaux, artificiels ou naturels, oraux ou injectés. Il existe également des contraceptifs d’urgence.

  • Les contraceptifs hormonaux sont pris par les femmes et sont plus communément connus sous le nom de « pilule ».
  • Les contraceptifs artificiels sont des barrières mécaniques, comme le préservatif, les sprays spermicides et les interventions chirurgicales.
  • Les contraceptifs naturels sont ceux qui prennent en considération le rythme menstruel et ses variations.

De nos jours, il existe des contraceptifs pour hommes qui consistent en une injection qui réduit le nombre de spermatozoïdes à de très faibles niveaux. Leurs effets sont réversibles. Pour choisir sa méthode contraceptive, l’idéal est que chacun la choisisse en fonction de sa propre situation.

Les caractéristiques les plus importantes des contraceptifs

Les méthodes contraceptives possèdent différentes caractéristiques et doivent être analysées lorsque l’on choisit l’une d’entre elles. Ainsi, chaque méthode est utilisée à bon escient.

  • Efficacité : cela représente le risque qu’une femme tombe enceinte bien qu’elle ou son partenaire utilise un contraceptif.
  • Sécurité : on doit garantir la santé des femmes, d’autant plus celles qui présentent des problèmes de santé qui pourraient restreindre leur utilisation.
  • Acceptabilité : ce qui peut être un avantage pour certaines personnes peut être un inconvénient pour d’autres. Chaque personne doit choisir la meilleure méthode adaptée à ses besoins.
  • Facilité d’utilisation : lorsque la méthode est facile, il est plus probable qu’elle soit correctement utilisée.
  • Disponibilité : certaines méthodes contraceptives sont disponibles gratuitement dans les centres de santé.
  • Réversibilité : il est également important de savoir si la méthode est réversible pour comprendre ou savoir si l’on peut retrouver sa fertilité après avoir suspendu son utilisation.
  • Coût : le coût des contraceptifs est significatif pour les jeunes qui ont souvent de faibles moyens.

Classification des méthodes contraceptives

  • Méthodes temporaires

Méthodes contraceptives temporaires

Elles sont réversibles, c’est-à-dire que si l’on en cesse l’utilisation, la femme peut tomber enceinte. Elles peuvent être naturelles ou non. Autrement dit, elles peuvent demander l’utilisation des procédés mécaniques ou chimiques, comme les méthodes des barrières et hormonales.

  • Méthodes définitives

Les méthodes contraceptives définitives sont irréversibles. Une fois la méthode réalisée (que ce soit chez l’homme ou chez la femme), le couple ne pourra plus concevoir.

Les méthodes définitives sont chirurgicales et peuvent être réalisées aussi bien chez les hommes (vasectomie) que chez les femmes (ligature des trompes).

Les types de contraceptifs

  1. Contraceptifs de barrière

préservatif

  • Le préservatif externe : il ne présente aucune contrindication. C’est l’une des meilleures méthodes pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles.
  • Le spermicide : il agit comme une barrière chimique et empêche que les spermatozoïdes n’arrivent à l’utérus.
  • Le préservatif interne : il protège des grossesses indésirées et des MST.
  • Le diaphragme : il s’agit d’une coupole élastique en silicone qui se place devant le col de l’utérus. Il ne recouvre pas la muqueuse vaginale et n’est donc pas recommandé pour éviter les MST.
  • L’éponge vaginale : c’est un dispositif en mousse polyuréthane imprégné de spermicide. Elle se retire 6 heures après le dernier rapport sexuel. Elle ne prévient pas des MST.

2. Contraceptifs hormonaux

  • La pilule : elle doit être utilisée sous ordonnance médicale. Elle peut résoudre différents problèmes, mais peut également avoir des effets secondaires.
  • La mini pilule progestative : elle a été créée suite aux effets secondaires que provoquait la pilule à cause des œstrogènes. Elle doit être prise tous les jours à la même heure.
  • La pilule du lendemain (PDL) : à cause de sa forte dose d’hormones, elle ne doit être prise que ponctuellement et dans les 72 heures suivant le dernier rapport sexuel.
  • Le patch contraceptif : il s’agit d’un patch que l’on colle sur la peau et que l’on change tous les 7 jours.
  • L’anneau vaginal : c’est un anneau qui libère des œstrogènes et de la progestérone. Sa durée d’efficacité est de 3 semaines.
  • Le contraceptif injectable : il a autant de bienfaits et d’effets secondaires que la pilule.
  • L’implant contraceptif : il s’agit d’un contraceptif très efficace. On implante de manière sous-cutanée un petit bâtonnet en plastique qui libère des hormones. Il a une durée de vie de 3 ans.

3. Contraceptifs permanents

ligature des trompes

  • Vasectomie : il s’agit d’une intervention chirurgicale simple qui consiste à couper le conduit déférent qui transporte les spermatozoïdes.
  • Ligature des trompes : elle est réalisée à travers une intervention chirurgicale ou par voie endoscopique.

4. Méthodes alternatives naturelles

  • Méthode du calendrier menstruel : elle consiste à estimer les jours d’ovulation de la femme et d’éviter d’avoir des relation sexuelles pendant ces jours-là.
  • Coït interrompu : il consiste à retirer le pénis avant l’éjaculation. Mais si l’homme ne se retire pas à temps, le liquide pré-séminal contient de petites quantités de sperme et la femme peut tomber enceinte.
  • Muqueuses vaginales : quelques jours avant que l’ovulation ne commence, les muqueuses vaginales deviennent plus élastiques, ce qui signale la période de fertilité de la femme.
  • Allaitement maternel : les femmes en période d’allaitement n’ovulent pas. Toutefois, de nombreux facteurs influent sur son efficacité et doivent également être pris en compte.

L’utilisation prolongée des contraceptifs est-elle mauvaise ?

Jusqu’à aujourd’hui, rien n’indique qu’une utilisation prolongée des pilules contraceptives est mauvaise. Au contraire, elles diminuent la possibilité de développer une grossesse extra-utérine ou ectopique. Les contraceptifs oraux ne s’accumulent pas dans le corps de la femme, et la femme n’a pas non plus besoin d’une période de repos après l’utilisation de la pilule.

Une femme saine peut prendre la pilule contraceptive (tant qu’elle est recommandée par son médecin) depuis ses premières règles (ménarche) jusqu’aux dernières (ménopause) sans avoir besoin d’arrêter la prise. Avec un examen gynécologique annuel, la femme peut prendre la pilule pendant toute sa vie fertile tant qu’elle souhaite éviter la grossesse.

Le besoin de faire des pauses pendant la prise de la pilule est un mythe d’origine incertaine.

Visitez cet article : 4 signes qui indiquent un cycle menstruel irrégulier

Les risques de faire des pauses pendant la prise de la pilule

prise de la pilule

  • La femme perd sa protection contraceptive, les pilules ne provoquent pas la stérilité.
  • Elle est obligée d’utiliser une autre méthode contraceptive moins efficace.
  • Cette nouvelle méthode peut ne pas lui être familière et elle peut ne pas l’utiliser correctement ou de manière irrégulière.
  • Parfois, la femme ne sait pas ou ne peut négocier avec son partenaire l’utilisation d’un préservatif.
  • Recommencer la prise de la pilule peut présenter à nouveau les effets indésirables qui avaient disparu.
  • Certaines femmes qui arrêtent la pilule passent par des périodes d’aménorrhée (absence de règles). Elles ont donc tendance à confondre cela avec une grossesse et rend difficile le calcul de l’ovulation.

En résumé, il n’est pas dangereux de prendre la pilule pendant de longues périodes lorsque l’on souhaite éviter la grossesse. Le contraceptif n’a pas de limite de temps de prescription tant que l’on réalise les examens gynécologiques annuels recommandés et que l’on ne présente aucune pathologie durant le traitement qui nécessiterait son arrêt.

Parfois, dans des cas isolés, le médecin peut recommander de faire des pauses dans le traitement contraceptif ou d’en changer la marque. Le repos ne servira qu’à augmenter les probabilités d’une grossesse indésirée. La prise de la pilule et l’apparition d’effets secondaires sont subjectifs chez chaque femme.

Mais si vous n’avez jamais rien ressenti d’anormal mais qu’après 2 ou 3 ans vous commencez à vous sentir apathique, fatiguée, nauséeuse, de mauvaise humeur et sans envie d’avoir ou de maintenir des relations sexuelles, vous devez faire une pause. Il faut, au minium, laisser votre corps avoir une ou deux menstruations seul.

Les effets que vous pourriez subir si vous prenez la pilule pendant de nombreuses années

  • Diminution de la libido
  • Etat animique anxieux ou dépressif
  • Fortes migraines
  • Augmentation des infections vaginales comme la candidose
  • Jambes lourdes et apparition de varices
  • Hypertension

Il a également été démontré que la pilule augmente le risque de souffrir d’un cancer du sein et du col de l’utérus même s’il diminue d’autre part, le risque de souffrir d’un cancer de l’ovaire.

 

 

 

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