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Cet été, voici comment réduire l'oïdium sur vos plants de tomates

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Évitez l'une des erreurs les plus courantes lors de l'arrosage des tomates. Nous vous expliquons comment prévenir le mildiou grâce à un arrosage adapté et à de bonnes pratiques culturales.
Cet été, voici comment réduire l'oïdium sur vos plants de tomates
Publié: 13 septembre, 2026 08:00

Chaque été, voyez-vous apparaître les mêmes taches sombres sur les feuilles de vos plants de tomates, même si vous en prenez grand soin ? Avant de changer d’engrais ou de variété, il vaut la peine de revoir votre façon de les arroser.

Mouiller les feuilles à chaque fois que vous passez le tuyau d’arrosage peut créer précisément les conditions dont le mildiou a besoin pour s’installer. Adapter l’arrosage n’élimine pas complètement le problème, mais réduit l’un des facteurs qui le favorisent le plus, et c’est un changement facile à mettre en œuvre dès maintenant.

Pourquoi arroser par-dessus les feuilles favorise-t-il le mildiou ?

Le mildiou se développe mieux lorsque les feuilles restent humides pendant des heures d’affilée, ce qui arrive facilement si l’eau d’arrosage tombe directement sur le feuillage, surtout si l’arrosage a lieu l’après-midi et que l’humidité n’a pas le temps de s’évaporer avant la nuit.

Le risque augmente particulièrement après plusieurs jours de pluie, dans les régions au climat humide ou côtier, ou lorsque les nuits sont douces et que la rosée met du temps à sécher le matin.

Garder les feuilles sèches réduit ce risque, mais ne l’élimine pas totalement, car les spores se propagent également par le vent, sont apportées par la pluie ou peuvent provenir d’une plante voisine déjà touchée. Modifier les habitudes d’arrosage agit sur l’une des causes, mais pas sur toutes.

Comment distinguer le mildiou d’autres problèmes

Toutes les taches sur une feuille de tomate ne sont pas forcément du mildiou. Le signe le plus caractéristique est la présence de taches sombres d’aspect humide, presque huileux, qui apparaissent généralement sur les bords ou les extrémités des feuilles les plus basses.

Si vous retournez la feuille par temps humide, il est fréquent de trouver un duvet blanchâtre ou grisâtre juste sous ces taches, signe assez caractéristique de la présence du champignon.

Sans intervention, ces taches s’assombrissent jusqu’à devenir brunes ou noires en quelques jours et finissent par dessécher toute la feuille, à un rythme bien plus rapide que celui d’autres problèmes de culture.

D’autres problèmes, tels que les carences en nutriments ou les brûlures dues au soleil, provoquent généralement des taches plus uniformes et sèches, sans cette texture ni ce duvet sur la face inférieure de la feuille.

Comment arroser pour réduire le risque

L’arrosage au goutte-à-goutte ou à l’aide d’un tuyau à jet diffus, placé au pied de chaque plante, achemine l’eau directement vers les racines sans mouiller le feuillage. Si vous ne disposez que d’un tuyau classique, diriger un jet doux vers la base du plant de tomate, en évitant d’éclabousser les feuilles, remplit une fonction similaire.

Arroser le matin, avant que la chaleur ne devienne intense, plutôt qu’en fin de journée, laisse le temps aux éventuelles éclaboussures de sécher sous l’effet du soleil des heures suivantes.

Il est également préférable d’arroser moins souvent mais en plus grande quantité, afin que l’eau atteigne les racines profondes, plutôt que de procéder à des arrosages courts et superficiels qui ne font qu’humidifier la couche la plus superficielle du sol.

Le maintien d’une humidité régulière dans le substrat, sans bourbe ni sécheresse soudaine, évite le stress hydrique qui affaiblit également la plante face aux maladies.

Une couche de paillis de cinq à huit centimètres autour de la tige limite l’évaporation du sol et réduit les projections de terre sur les feuilles basses, autre voie courante de contamination.

L’arrosage n’est qu’une partie de la prévention

Tuteurer les plantes pour qu’elles ne touchent pas le sol, laisser suffisamment d’espace entre elles pour permettre à l’air de circuler et retirer dès que possible les feuilles présentant des taches suspectes complètent cette stratégie.

Il est préférable de retirer les feuilles contaminées du potager plutôt que de les laisser au sol ou de les jeter dans le compost de jardin, car les spores peuvent y survivre et rester une source de contamination pour la saison suivante.

Modifier l’arrosage réduit un facteur de risque réel, mais la prévention du mildiou repose sur le maintien des feuilles au sec, une bonne circulation de l’air et une surveillance fréquente de la plante, en inspectant le dessous des feuilles basses tous les quelques jours pendant les mois les plus humides.

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.