Les clés pour identifier le syndrome des ovaires polykystiques (SOP)

14 décembre 2015
Bien qu'ils puissent être en lien avec un excès de graisse et un déséquilibre physiologico-hormonal, il est évident que les facteurs qui influent sur le développement des ovaires polykystiques sont méconnus.

De nombreuses femmes ont un problème dans leur cycle reproducteur, que l’on appelle le Syndrome des Ovaires Polykystiques (aussi appelé SOP).

C’est le signe d’un dysfonctionnement hormonal, et il affecte également de nombreuses zones.

On sait qu’habituellement, il faut une convergence de nombreux facteurs (alimentation, graisse corporelle, conflits intérieurs, stress etc.) bien que l’on suppose que les causes sont diverses. Apprenons-en plus à ce sujet…

“…elle chante, inspirée par la connaissance des ovaires, une connaissance qui lui vient du plus profond du corps, du plus profond de l’esprit, du plus profond de l’âme ».

-Clarissa Pinkola Estes-

L’anatomie des ovaires

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Les ovaires sont de petits organes, de forme ovale et de couleur perlée, situés jute en-dessous des trompes de Fallope, de chaque côté de l’utérus. Ils sont chargés de produits que l’on appelle les ovules et les ovocytes.

Quand les androgènes sont à un niveau élevé dans le cycle hormonal de la femme et qu’ils n’évoluent pas, ils restent statiques et, les ovaires produisent beaucoup de petits kystes dans leurs ovules sous-développés.

Lors de l’échographie des ovaires, on peut voir qu’ils sont plus grands et qu’il y de nombreux petits kystes sous leur superficie. Voilà pourquoi ce problème s’appelle le syndrome des ovaires polykystiques.

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Le syndrome des ovaires polykystiques

Ce trouble peut survenir à cause des émotions, des pensées, de l’alimentation et de l’histoire personnelle.

Ainsi, on sait que ce n’est pas une maladie mais le signe d’un déséquilibre physiologico-hormonal. De la même manière, il faut souligner que bien qu’il existe quelques cas congénitaux, il n’y a en réalité aucune cause héréditaire connue. 

Malheureusement, la médecine orthodoxe ne sait pas expliquer la raison ou la manière dont se produit ce problème. Cependant, on sait qu’il est lié à un excès de graisse corporelle.

De fait, les données indiquent que les femmes qui ont un tour de taille très large (le bassin en forme de pomme) sont plus enclines à souffrir de ce type de dysfonctionnements des ovaires.

Une autre possibilité est que les problèmes hormonaux soient dus à des dysfonctionnements hypothalamiques ou à d’autres facteurs comme le stress émotionnel et les conflits psychologiques.

Le principal problème des ovaires polykystiques

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Les ovaires polykystiques ne produisent pas d’ovules et par conséquent, le corps produit trop d’androgènes.

Le cycle menstruel des femmes est donc inhibé ou obstrué, ce qui fait que les règles cessent ou deviennent irrégulières.

Généralement, l’hyper-production d’androgènes est due à un niveau trop élevé d’insuline dans la circulation sanguine. En sachant cela, la question est de savoir s’il y a un manquement dans notre régime alimentaire.

La réponse est souvent affirmative surtout si l’on ingère de grandes quantités de produits raffinés.

Dans ce cas, en plus de l’hyper-production d’androgènes, nous aurons un plus grand risque d’obésité, d’hirsutisme (duvet facial excessif) et de maladies cardiaques.

D’autre part, l’hormone du stress (le cortisol) a également le pouvoir d’augmenter la quantité d’insuline dans le sang et de stimuler la production d’androgènes.

Le traitement des ovaires polykystiques

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Puisque dans la plupart des cas de SOP, la médecine ne peut trouver la cause exacte, le traitement s’oriente sur les symptômes. Voyons les alternatives que nous connaissons.

Le traitement pharmacologique/hormonal

Aujourd’hui, on prescrit ce type de traitements :

  • Les pilules contraceptives.
  • Les médicaments anti-androgènes.
  • Les inhibiteurs d’aromatase (qui changent la manière de métaboliser les hormones de notre corps).
  • Les réducteurs d’insuline.
  • La progestine.

Tant les pilules que la progestine empêchent l’excès de revêtement de l’utérus, ce qui à long terme, évite les dommages dérivés de l’accumulation de sang (due à l’absence de règles).

Malgré cela, ces traitements ne font que masquer le trouble sans faire face à la cause ou au problème sous-jacent qui cause l’aménorrhée, l’absence de règles, ou les gênes dérivées du SOP.

Consultez cet article : 7 signaux de cancer du col de l’utérus dont il faut tenir compte

Le changement diététique

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Le fait de proceder à des changements dans son régime alimentaire peut avoir des effets très positifs sur les niveaux hormonaux.

Pour cela, il faut diminuer ou éliminer sa consommation d’aliments raffinés et opter pour des produits naturels.

Les aliments riches en fibres nous aideront à rétablir les niveaux d’insuline sains, à mieux nous sentir et à éliminer l’excès de graisse corporelle.

Conseils…

Etant donné que le syndrome des ovaires polykystiques peut être dû à des conflits émotionnels divers, il est important d’explorer et d’assainir cette partie de nous.

L’une des taches qu’il faut entreprendre, est d’identifier les messages négatifs que l’on peut intérioriser et qui peuvent nous faire du mal et nous bloquer.

Pour finir, il suffit d’apaiser notre flux émotionnel car, comme nous l’avons dit, nos structures neurochimiques sont hyper-connectées.

Nous ne pouvons pas nous permettre de nous négliger, et il faut pas se résigner à vivre avec ce problème. Il faut chercher à adapter sa vie aux alternatives qui nous offrent le meilleur équilibre.

Source : Corps de la femme, la sagesse de femmes. De Christiane Northrup

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