Quels sont les effets de la tristesse dans votre corps ?

2 octobre 2016
Même s'il peut sembler que la tristesse est l'antichambre de la fin du monde, il est évident que parfois, elle est nécessaire et pleurer nous aide à libérer des tensions.

Y-a-t-il eu des moments où vous vous êtes senti découragé et résigné lors de moments de tristesse ? Avez-vous déjà senti la douleur d’être rejeté ? Ce lancinement lorsque vous souffrez d’un mal d’amour ?

Il est difficile de décider si la tristesse vous rendra vraiment plus fort ou si elle vous fragilisera de manière progressive.

Ce qui est évident, c’est qu’elle peut altérer les niveaux de stress dans votre cerveau et vous faire souffrir de certaines maladies.

Ici, nous allons vous expliquer quels sont les effets de la tristesse.

Du cerveau au corps 

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Quand vous vous sentez découragé, les circuits cérébraux de la douleur physique et émotionnelle sont dissimulés.

Cela n’arrive pas seulement dans les zones cérébrales en lien avec le composant purement affectif de la douleur, mais également avec les zones liées à la perception somatique de celle-ci.

Mais pourquoi cela arrive-t-il ? Cela génère un impact négatif sur votre corps, surtout dans le système immunitaire qui augmentera potentiellement le risque de souffrir d’une maladie, notamment inflammatoire. 

Elle affecte la perception de la température

Il a été démontré que la sensation de tristesse peut augmenter la sensibilité au froid alors que la compagnie nous donne plus chaud.

Quand, dans les expériences menées, on provoque ou un invoque une sensation de rejet et d’isolement, les participants estiment que la température de la pièce est moindre et choisissent de manger et boire des produits chauds.

Ce lien va au-delà de cette simple sensation. La température corporelle baisse lorsque l’on ressent de la tristesse.

Elle affecte l’appétit 

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La tristesse affectera aussi votre appétit, augmentera le risque de prendre du poids et affectera votre pression artérielle. Le résultat direct est l’apparition de l’hypertension et de problèmes cardiaques à long terme.

Elle diminue également la capacité à percevoir des goûts sucrés. Cela est dû au fait que le nombre de récepteurs qui perçoivent le goût sucré sur la langue diminuent. 

Il n’est donc pas bizarre que, lorsqu’on traverse un épisode de tristesse, on ressente que la nourriture n’a pas de goût.

Elle augmente le stress

La tristesse affectera aussi l’hormone cortisol. Elle est importante dans le contrôle des niveaux de sucre dans le sang, la pression sanguine et la qualité du sommeil.

Tout cela fait que la tristesse est l’état psychologique le plus nocif pour la santé. Elle est liée aux :

  • Cardiopathies
  • Maladies pulmonaires
  • Maladies hépatiques

La dépression, de son côté, peut influencer l’apparition du cancer.

Aussi bien le stress que la dépression peuvent favoriser la précipitation d’une maladie et l’aggraver.

Quand vous êtes stressé ou extrêmement triste, vous pouvez observer que rien ne fonctionne bien. Vos défenses immunitaires baissent et le risque de tomber malade augmente considérablement. 

Quelle est la solution ? Ce n’est pas le stress qui cause les problèmes du système immunitaire mais le sentiment qu’on ne peut rien faire pour l’empêcher.

Le cerveau a besoin de plus d’énergie

Cela semble un peu étonnant d’affirmer que le cerveau est plus actif quand il est triste. Pourtant, c’est la vérité car, pendant un épisode de tristesse, le cerveau travaille bien plus : plus de 70 régions cérébrales distinctes s’activent.

C’est simple à comprendre. Lorsqu’on est triste, on se souvient, on pense, on souffre et on réfléchit à des solutions ou des nouvelles alternatives.

Il y a des personnes qui, dans ces situations, ne dorment qu’à peine.

D’où le fait que l’hippocampe, la partie frontale du cerveau et les lobes temporaux sont actifs. Sachez que le cerveau utilise 20% de toute votre énergie mais dans les situations où vous vous sentez triste, il travaille beaucoup plus.

De même, son besoin en glucose augmente car il doit s’alimenter. Cela provoque des troubles alimentaires et le besoin de manger des choses sucrées.

On développe des troubles

Quand on est triste, on diminue la sérotonine et cette diminution affecte à moyen ou long terme. Cela peut provoquer les troubles suivants :

  • La dépression
  • Les obsessions compulsives
  • Le trouble explosif intermittent

Ce neurotransmetteur est associé à votre motivation personnelle mais vous devez être fort et trouver, lors des moments d’introspection, de nouvelles ressources pour aller de l’avant.

Il est très probable que vous consultiez un médecin car vous ne vous sentez pas bien.

Les tests médicaux montreront sûrement que vous êtes en parfaite santé. Physiquement tout va bien mais dans votre âme, non.

Vous avez besoin de pleurer

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Pleurer vous fera du bien. Quand vous vous sentez triste, votre cerveau accumule trop de tension et a besoin d’expulser cette anxiété d’une manière ou d’une autre.

Les pleurs sont parfaits pour vous détendre et libérer tout ce que vous ressentez. Après avoir pleuré, vous commencerez à sécréter des endorphines qui vous détendront.

C’est pour cela qu’il est important de pleurer et de ne pas résister quand vous en ressentez l’envie. Laissez vos larmes couler, et vous vous libérerez.

Certaines personnes optent pour d’autres activités qui aident aussi à générer des endorphines, comme avoir des relations sexuelles ou faire des exercices. Ce sont deux options qui fonctionnent assez bien.

Pleurer est nécessaire de temps en temps.

Les effets de la tristesse sur votre santé peuvent être très négatifs. Vous pouvez ne pas vous sentir bien mais vous pouvez chercher des alternatives pour soulager ces tensions.

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