L’atrophie vaginale à la ménopause

4 novembre 2020
Les traitements de l'atrophie vaginale, qui a lieu à la ménopause, visent à restaurer la physiologie de cette partie du corps et en soulager les symptômes. 

L’atrophie vaginale apparaît comme un ensemble de symptômes et de signes associés à la diminution des œstrogènes et autres stéroïdes sexuels. Il s’agit d’une maladie chronique fréquente de la ménopause.

Néanmoins, l’atrophie vaginale n’est pas souvent diagnostiquée. Elle a pourtant un grand impact sur la santé sexuelle de la patiente, et donc sur sa qualité de vie. En effet, la diminution du niveau d’œstrogènes et autres hormones implique des changements au niveau des grandes et des petites lèvres, de l’introïtus, du vestibule vulvaire, du clitoris, de l’urètre vaginal et de la vessie.

Les œstrogènes sont nécessaires au maintien de la structure et au fonctionnement du vagin. De ce fait, la diminution de ces hormones induit des changements dans la physiologie du vagin. Ces changements sont la base des symptômes de l’atrophie vaginale.

Symptômes de l’atrophie vaginale

Des troubles vaginaux.

La ménopause est un processus physiologique et naturel qui correspond à l’arrêt des règles. Ce processus est associé à une série de changements dans l’organisme des femmes. Certains de ces changements sont temporaires, d’autres sont définitifs.

Dans le cas de cette pathologie associée à la ménopause, les patientes peuvent présenter les symptômes et signes suivants, de façon modérée à aiguë :

  • Sécheresse vaginale
  • Brûlure vaginale
  • Démangeaison génitale
  • Sensation de brûlure à la miction
  • Douleurs pendant les rapports sexuels
  • Légers saignements après les rapports sexuels
  • Rétrécissement et raccourcissement du canal vaginal

La sécheresse vaginale est un symptôme assez courant à la ménopause. Cependant, c’est un problème qui peut toucher les femmes à tout moment de leur vie. Notamment de par l’usage de contraceptifs, l’allaitement, le post-partum, l’avant et l’après ménopause. De fait, plus de la moitié des femmes qui souffrent de ce trouble ont moins de 50 ans.

Facteurs de risque de l’atrophie vaginale

Des facteurs déterminés contribuent au développement de l’atrophie vaginale. Parmi ceux-ci, on peut mentionner :

  • Le tabagisme : fumer des cigarettes affecte la circulation sanguine, ce qui provoque une déficience en oxygène dans le vagin et les autres tissus. Le tabac diminue aussi les effets des œstrogènes naturels de l’organisme.
  • Ne pas avoir accouché par voie naturelle : les chercheurs ont déduit que les femmes qui n’avaient jamais donné la vie par voie vaginale étaient plus susceptibles d’avoir ce syndrome que les autres.
  • Manque d’activité sexuelle : l’activité sexuelle, avec ou sans partenaire, augmente la circulation sanguine et favorise l’élasticité des tissus vaginaux.

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Comment peut-on la soigner ?

Une femme souffrant de démangeaisons vaginales.

Les traitements de l’atrophie vaginale visent à restaurer la physiologie de cette partie du corps et à en soulager les symptômes. Quand les symptômes sont légers, les thérapies de premier plan comprennent l’usage d’hydratants vaginaux non hormonaux et de lubrifiants pendant les rapports sexuels. Ceux-ci permettent de diminuer la sécheresse vaginale, les brûlures et les démangeaisons.

Par ailleurs, les crèmes favorisent l’hydratation du collagène dans le vagin et apportent un soulagement symptomatique, bien qu’elles n’améliorent pas l’épithélium vaginal.

Dans le cas où la patiente souffre de manière modérément grave, il est recommandé de suivre un traitement aux œstrogènes. Si l’atrophie vaginale est la seule pathologie en cause, l’option thérapeutique de choix est l’application locale d’œstrogènes. Toutefois, si elle s’accompagne de symptômes vasomoteurs qui affectent la qualité de vie, le choix se portera sur la thérapie hormonale systémique.

Il est très difficile de prévenir l’atrophie vaginale à la ménopause, car elle fait partie des suites naturelles du cycle féminin. Nous pouvons néanmoins en atténuer les symptômes autant que possible. Le moyen le plus direct étant de commencer à adopter un style de vie sain, et de supprimer les facteurs de risque comme le tabac.

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Autres traitements de l’atrophie vaginale

En plus des mesures mentionnées plus haut, il existe d’autres méthodes pour essayer de traiter cette maladie, comme le traitement au laser.

Il s’agit d’une technique peu invasive qui utilise la chaleur pour stimuler la production de collagène dans les cellules de la zone vaginale. Elle remplace les couches plus sèches de la peau par de nouvelles cellules, réorganise et équilibre les composants de la muqueuse vaginale.

 

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