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Le malaise lié à l'inaction et pourquoi il est parfois bon de le supporter

3 minutes
S'asseoir sur le canapé et se contenter de regarder par la fenêtre suffit à indiquer à votre organisme qu'il n'y a aucune urgence à gérer et à ralentir le rythme.
Le malaise lié à l'inaction et pourquoi il est parfois bon de le supporter
Publié: 10 juillet, 2026 11:00

Imaginez que c’est un dimanche après-midi. Vous avez fini de faire le ménage et la cuisine, et il vous reste un peu de temps libre. Vous vous installez alors sur le canapé pour vous reposer un moment. Mais, au fil des minutes, vous commencez à vous sentir agité et mal à l’aise.

Ce malaise qui surgit face au temps vide n’est pas le fruit du hasard. Il révèle des habitudes d’exigence qui rendent difficile même le repos le plus simple. Apprendre à supporter cette tension initiale est essentiel pour retrouver la liberté face au besoin constant de performer.

Pourquoi la pause nous met-elle mal à l’aise ?

Nous vivons dans une société qui valorise énormément la productivité, où chaque minute est jugée « utile » ou « perdue ». C’est pourquoi, lorsque nous brisons ce cycle et que nous nous arrêtons sans objectif précis, la culpabilité et le malaise apparaissent. Des pensées telles que « je devrais avancer dans mon travail » ou « j’ai des messages auxquels je dois répondre » commencent à nous trotter dans la tête.

Cette inquiétude de vouloir tirer le meilleur parti du temps et d’être productif révèle un niveau d’exigence de soi constant. Nous avons tendance à penser que, en ne produisant pas, nous perdons de la valeur, ce qui nous cause de l’angoisse. De plus, cela peut indiquer que notre système d’alerte est toujours activé, ce qui affectera notre bien-être à long terme.

Supporter ce malaise initial que provoque le fait de ne rien faire aide le système nerveux à comprendre qu’il n’y a aucune urgence à gérer. Ce qui contribue à son tour à améliorer le repos réel, et par là même, à réduire le stress. De la même manière, ces moments de vide aident le cerveau à assimiler les informations de la journée et à stimuler la créativité.

Quatre situations pour pratiquer l’inactivité délibérée

Comme nous vous l’avons déjà évoqué, s’accorder un moment où l’on ne fait rien peut être très bénéfique. Il n’est pas nécessaire de passer toute la journée à ne rien faire ; cinq ou dix minutes de pause quotidienne peuvent suffire. Si vous avez du mal à déconnecter, vous pourriez essayer l’une de ces idées.

  • Installe-toi sur le canapé. Essaie de t’asseoir sur le canapé sans aucun écran entre toi et le monde, en observant un détail sur les murs ou un objet dans la pièce.
  • Regardez par la fenêtre. Contentez-vous d’observer le va-et-vient dans la rue, le défilé des nuages ou les jeux de lumière sur les bâtiments. Évitez d’analyser ce que vous voyez, laissez simplement les choses se dérouler devant vous.
  • Fais une petite promenade. Sors et promène-toi dans ton quartier sans la pression de l’horloge ni celle d’arriver à un endroit précis. Observe ce qui se passe autour de toi.
  • Prends un café sans rien prévoir. Au lieu de boire ton café du matin en planifiant ta journée, essaie de consacrer ces quelques minutes à apprécier sa saveur et son arôme.

Tolérer quelques minutes de vide peut être une manière discrète de gagner en liberté face à la nécessité de toujours produire. N’oublie pas que ta valeur ne dépend pas de tout ce que tu as nettoyé ou accompli aujourd’hui, mais de ta capacité à vivre sereinement le moment présent.

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.