Les aiguilles du temps ne recousent pas toutes nos blessures

25 juillet 2016
Le temps n'efface pas tout et le cerveau n'oublie pas les expériences les plus traumatisantes. L'important, c'est d'accepter ce qui nous arriver et d'éviter que la douleur nous empêche d'avancer.

Les aiguilles du temps sont parfois précises et guérisseuses, elles apaisent les douleurs et nous aident à relativiser les choses.

À présent, il faut dire qu’aucune de ces blessures d’origine traumatique disparaît pour toujours. Tout simplement, on s’en souvient sans qu’elles ne nous fassent aussi mal.

Nous sommes habitués à entendre la fameuse phrase « le temps guérit tout », que la distance est thérapeutique et que la plupart des fois, les choses négatives que nous expérimentons nous servent d’apprentissage.

À présent, il faut nuancer certaines choses. Notre cerveau n’oublie pas, et tout fait douloureux nous sert d’apprentissage, certes…

Mais, en réalité, plus qu’un enseignement, la perte ou les événements chargés de douleur nous obligent de force à accepter des choses déterminées sans anesthésie. 

Il n’y a pas d’autre choix que celui de comprendre que « rien n’est là pour toujours » et que ce que nous acceptons aujourd’hui comme une évidence peut représenter une incertitude demain.

Nous vous proposons de réfléchir à ces aspects.

Les blessures que nous laissent la vie

Perdre un être cher, souffrir d’une déception affective, être trahi, échouer dans quelque chose qui nous faisait rêver… Tout cela représente des faits que nous avons dû affronter un jour.

Nous lisons ou nous écoutons souvent des choses comme « pour comprendre ce qu’est la vie, on doit souffrir à un moment donné ». Ce n’est pas forcément ainsi.

L’apprentissage de la vie s’obtient de multiples manières. De fait, les moments heureux sont de grands maîtres pour nous guider et nous inviter à avancer.

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Les faits traumatiques réussissent souvent à « nous faire taire ». Que faire dans ces cas ? Quelles sont les stratégies que vous devons suivre quand la souffrance nous envahit ?

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Apprendre à vivre avec ce vide

Il n’y aucune formule magique pour résoudre ces intersections vitales qui mettent des points finaux à certaines périodes de notre vie.

Il n’y a pas de médicaments qui en finissent totalement avec la douleur de la vie, ni de machine à remonter le temps qui nous permette d’éviter des faits en particulier.

  • Les blessures seront toujours là, que nous le voulions ou non. Le temps n’est pas un architecte suffisamment efficace pour les faire disparaître mais elles cicatriseront et ne nous feront pas aussi mal que le premier jour.
    Ce sera une douleur avec laquelle nous pourrons co-exister.
  • De nombreuses personnes ont appris à vivre avec leurs vides, avec l’absence des êtres chers, avec la cicatrice de telle erreur, de tel mauvais choix, etc.
  • L’essentiel est d’éviter que la souffrance elle-même nous rende prisonnier. Il ne faut pas alimenter la résistance. Nous ne devons pas nous dire que « après ça, la vie n’en vaut plus la peine », « maintenant, je ne pourrai plus jamais être heureux ». Ne vous infligez pas cela.

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La clé se trouve dans le travail de l’acceptation. Ce qui est passé est passé, et l’unique choix, c’est de l’accepter et ainsi de s’accepter nous-même, dans une nouvelle situation.

L’amour pour soi-même

La vie nous surcharge parfois par sa houle, sa froideur et sa logique irrationnelle. Pourquoi emporte-elle ce que nous aimons le plus au monde ?

Pourquoi cela m’arrive-t-il alors que je suis une bonne personne, et que je souhaite toujours le meilleur aux autres ?

Parfois, si nous sommes obsédés par la recherche du sens de ce qui se passe, nous alimentons encore plus notre tragédie. Ce n’est pas bon.

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Quand nous souffrons de quelque chose de douloureux, il y a un aspect que nous oublions souvent : nous écouter et prendre soin de nous-même.

Face aux coups de la vie, rien de mieux que de se connecter à nouveau avec les autres pour accepter les faits et nous rappeler que nous méritons d’être heureux à nouveau.

  • Si vous avez perdu quelqu’un, souvenez-vous que vous devez continuer à sourire pour cet être aimé, qui dort pour toujours dans votre cœur et dans votre mémoire.

Acceptez les faits, pour ensuite, vous libérer et vous défaire de cette ombre. Renaissez de vos blessures.

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Pour conclure, nous devons dire que les blessures de l’âme ne guérissent jamais complètement.

Elles resteront pour toujours, mais réparées pour permettre à votre cœur de continuer à battre.

Permettez-vous d’être heureux à nouveau, et permettez à la vie de vous cajoler à nouveau, comme vous le méritez.

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