Lire et écrire un journal au quotidien: stratégies « magiques » pour une meilleure vieillesse cognitive

Aussi bien lire qu’écrire sont deux activités qui nous aident à garder notre cerveau actif, de manière à stimuler les connections et à retarder le déclin.

Lire et écrire un journal n’est pas uniquement une façon de passer du temps, d’apprendre, de s’amuser. Il suppose également la recherche d’instants à soi durant lesquels nous nous réjouissons, nous exprimons et nous nous libérons et, en même temps, nous apaisons le stress quotidien.

Nous savons que cela n’est pas nouveau. Nous connaissons tou-te-s les bienfaits de lire et de trouver ces instants d’intimité avec un bon roman. C’est une habitude qui, en même temps, nous essayons de transmettre aux plus jeunes.

Cependant, il est possible que nous n’ayons jamais pensé que cela ait une utilité bien précise. Lire et pratiquer l’écriture thérapeutique nous aide à garder un cerveau plus agile et avec une plus grande réserve cognitive.

De cette manière, nous combattons le vieillissement et les possibles démences.

Cela ne veut pas dire du tout que nous allons éviter de souffrir une maladie neurodégénérative dans le futur. Ce qui pourra se produire c’est qu’elle mettra plus de temps à apparaître et que son impact sera moins grave.

En même temps, le plaisir de tenir un journal au quotidien renferme quelque chose de plus qu’un canal privé d’expression. C’est un monde de possibilités que nos processus cognitifs vont ressentir.

Donc, si vous ne combinez pas encore ces deux exercices bénéfiques, c’est le moment de commencer. Dans cet article nous vous expliquons pourquoi.

Lire et tenir un journal est bon pour votre cerveau

Nous rêvons tou-te-s de vivre longtemps. Hélas, arriver à 80 ou 90 ans ne sert pas à grand chose si on a pas de qualité de vie. Car avancer de décennie en décennie en éprouvant des déficits est douloureux.

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Aux douleurs chroniques ou aux maladies cardiovasculaires on peut rajouter, sans se tromper, la perte de mémoire. Arriver à ce que l’impacte du temps qui passe soit bénévole et même satisfaisant dépend très souvent de notre style de vie actuel.

Des activités comme la lecture, l’écriture ou même jouer aux cartes ou à d’autres jeux avec nos ami-e-s nous permettent de garder un cerveau plus souple.

Une étude réalisée en 2012 dans le Centre Médical Universitaire Rush de Chicago (Etats-Unis) est arrivée à cette conclusion.

Le directeur de cette étude, le docteur Konstantinos Arfanakis, expert en démences et problèmes de mémoire, avale la relation entre la lecture et l’écriture avec le fait de préserver un cerveau plus intègre.

Voyons maintenant plus d’informations à ce sujet

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La substance blanche du cerveau

La substance blanche est un tissu de couleur blanchâtre qui fait partie du système nerveux central. Elle se trouve entre le cerveau et la moelle épinière et, en même temps, elle est constituée d’un délicat réseau d’axones.

Ces axones sont les prolongations des neurones et ont une finalité très particulière : garantir une circulation optimale des informations dans le système nerveux.

  • Des maladies comme l’Alzheimer ou la sclérose en plaques ont tendance à rendre difficile cette tâche. C’est plus que cela, le propre passage du temps rompt cette parfaite communication que nous avons à l’âge de 20 ou 30 ans.
  • Ceci étant dit, une habitude aussi riche que lire et écrire génère une prodigieuse activité dans la zone blanche du cerveau. Cela la fortifie.
  • Il se produit ce que les neurologues appellent « l’anisotropie ». Il s’agit d’une particularité qui, au niveau cérébral, augmente la connectivité, l’élasticité et améliore l’information.
  • Ce type d’activités ne génèrent pas seulement de nouvelles connections neuronales. En plus, il faut rajouter le composant émotionnel.
  • La relaxation mentale que produit une lecture profonde ou la catharsis d’écrire dans un journal nos préoccupations génère aussi de fantastiques changements métaboliques dans le cerveau : l’hippocampe gagne des connections, augmente les endorphines

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Écrire un journal personnel favorise notre santé et nos émotions

Selon diverses études réalisées sur la santé mentale, comme celle publiée par la revue BJPsych, dédier quelques minutes par jour à écrire les propres pensées et émotions nous aide à conserver un cerveau plus jeune.

Nous parlons de l’écriture expressive, de ce réseau privé où organiser les idées, transposer les émotions, les peurs, les projets ou les confidences. C’est une technique thérapeutique que de nombreuses personnes pratiquent depuis des années.

  • Si nous convertissons cet exercice en un acte quotidien tout au long de notre vie, nos processus cognitifs vont le ressentir. Notre capacité d’analyse, de gestion émotionnelle, de contrôle du stress augmenteront…
  • Toutes celles-ci sont, sans aucun doute, des dimensions positives pour sauvegarder le passage du temps dans notre cerveau. Lire et écrire se complémentent.
  • Si nous y réfléchissons bien, tout esprit dépendant de la lecture aime écrire de temps à autres. Il sent également le besoin de « raconter des choses », de s’exprimer.
  • N’oublions pas que le cerveau qui ne s’utilise pas, s’atrophie. Le cerveau qui emmagasine uniquement des préoccupations et des pensées obsessives, devient plus lent. Il perd de la capacité à réagir.

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C’est à nous d’éviter cela : lisez un livre, trouvez un cahier avec de belles pages blanches à remplir avec la beauté de vos pensées.