Plus la blessure est grande, plus la douleur est intime

16 juin 2016
Même si cela fait beaucoup de mal aujourd'hui, nous devons avoir la certitude, à l'intérieur de nous, que ce qui affecte tout notre univers finira par être guéri.

Plus la blessure est grande, plus la souffrance est intime et plus on se sent seul.

Les émotions négatives sont les ennemis courants de l’esprit de l’être humain. Elles nous affectent autant qu’elles nous empêchent d’avancer.

Généralement, nous parlons de « blessures « psychologiques comme des faits qui se sont passés tout au long de notre cercle vital et qui ont laissé une empreinte traumatisante dans notre cerveau.

Les traumatismes sont des douleurs excessives que la personne n’est pas capable de gérer et d’affronter, et qui restent affectent son comportement, et la manière dont elle voit le monde.

Il faut savoir que les blessures ne se surmontent pas de la même manière si on les vit dans l’enfance ou à l’âge adulte. Un enfant manque de ressources propres pour gérer une blessure, une agression, ou une déception.

Cependant, il y a quelque chose qui est très commun chez les enfants et les adultes. Plus le traumatisme ou la blessure est intense, plus la sensation de solitude est grande. Nous vous invitons à réfléchir à cela. 

La blessure que nous portons à l’intérieur

Une déception, une trahison, une tromperie, une douleur émotionnelle que quelqu’un a produite chez nous… Tout cela rompt notre équilibre.

Nous pourrions dire que ces blessures que l’on porte souvent en silence et à l’intérieur ont différentes formes et origines. Cependant, les psychologues nous expliquent que les traumatismes ont les caractéristiques suivantes :

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Types de traumatismes, types de blessures émotionnelles

  • La rupture avec un sentiment basique d’insécurité : Cela peut arriver dans l’enfance ou à l’âge adulte. Tout d’un coup, tout ce qui nous définissait, ceux qui donnaient un sens à notre vie et qui représentaient les piliers de notre quotidien nous trahissent.

À ce moment-là, nous perdons tout ce qui, jusqu’à présent, nous offrait de la sécurité.

  • La carence d’interaction affective : Elle est très commune chez les enfants qui ne reçoivent pas suffisamment d’affection, mais également chez les couples qui ne ressentent pas le soutien et l’affection de leur conjoint.

Ce sont des vides qui laissent une blessure profonde.

  • Être victime d’agression : Les agressions physiques ou psychologiques, et la violation de nos volontés en tant que personne qui a le droit d’avoir son opinion, des valeurs et un comportement propre, sont des agressions très communes qui génèrent souvent de graves traumatismes.

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Comment les blessures traumatisantes nous affectent-elles ?

  • L’impact d’une agression, des carences affectives ou de la rupture de cette sécurité dont toute personne a besoin affecte directement la chimie de notre cerveau.
  • Un traumatisme crée un type de stress post-traumatique qui met en alerte notre cerveau. La peur, la méfiance et l’anxiété tissent un chaos neurochimique qui peut déboucher sur une dépression.
  • Les altérations sur la norépinéphrine, l’épinéphrine ou la dopamine peuvent provoquer des insomnies, entrainer une sensation de fatigue permanente, provoquer des sautes d’humeur…

Même si chaque personne a une symptômatologie différente et qu’aucun cas n’est le même qu’un autre, l’altération des neurotransmetteurs au niveau cérébral est quelque chose de commun. 

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Les blessures et le sentiments de solitude

Plus les blessures émotionnelles sont intenses, plus elles immobilisent la personne et la sensation d’isolement est donc plus grande.

  • La personne blessée sent que personne ne peut comprendre ce qu’elle ressent, ce qu’elle vit, et pourquoi elle souffre.
  • La sensation d’isolement est aussi produite par l’altération des neurotransmetteurs, qui intensifient la perception de solitude et de négativité.
  • Le mal être émotionnel inclut aussi du mal être physique. La fatigue, l’apathie, les douleurs musculaires et les maux de tête ont aussi tendance à « nous déconnecter du monde ».

Nous devons aussi savoir qu’il n’est pas si simple de partager nos blessures émotionnelles.

On peut parler d’une mauvaise journée, d’une dispute avec son conjoint… Mais, révéler à l’autre que notre conjoint nous a humilié ou que nos avons été abandonné est quelque chose de plus difficile, que l’on ne peut pas partager ou dire facilement.

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Comment affronter les blessures émotionnelles plus intenses

Il sera toujours plus intéressant de mieux comprendre les émotions humaines. Les émotions nous servent à comprendre que quelque chose va mal et à nous reconstruire. Elles ne doivent jamais nous paralyser.

De même, les émotions positives ont pour finalité de pouvoir « se connecter » avec ceux qui nous entourent. Ici, nous voulons dire la chose suivante :

  • Vous avez le droit d’être triste, abattu et plein de colère, mais ces émotions ne doivent pas être permanentes, elles doivent nous permettre de comprendre que nous sommes mal et que nous devons réagir et lutter.
  • Vous n’êtes pas fragile parce que vous demandez de l’aide, parce que vous dites que vous ne vous sentez pas bien, que des choses qui vous empêchent d’avant vous sont arrivées. Ainsi, n’hésitez pas à parler avec quelqu’un qui puisse vous écouter et vous aider.

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Comprenez que ce qui s’est passé ne pourra jamais être modifié. C’est fait, la blessure est profonde et elle ne sera jamais vraiment soignée jusqu’à sa totale disparition.

Cependant, il faut comprendre que :

  • La mémoire nous permet de vivre à nouveau sans que cela fasse trop mal.
  • Les blessures cicatrisent quand on les habille de nouveaux rêves, et de nouveaux projets qui nous permettent de nous libérer de ce lourd passé.
  • Appuyez-vous sur les personnes qui vous aiment vraiment, et luttez pour prendre soin de vous et vous aimer chaque jour comme vous le méritez.
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