Quand vous sentez que vous n’en pouvez plus, lâchez prise

20 juin 2017
Nous avons l’habitude de penser que nous sommes meilleurs que celui qui lâche prise et laisse aller ce qui lui fait du mal. Vous savez quoi ? Vous vous faites simplement du tort à vous-même, et il est probable que les autres ne s’en aperçoivent même pas.

Avez-vous remarqué parfois comme si quelque chose vous dépassait ? Une nécessité de lâchez prise qui, vous ne savez pas pourquoi, mais dont vous avez besoin.

Peut-être avez vous trop pratiqué l’attachement ou vous vous êtes liés à diverses personnes ou situations. Lâchez prise. Vous verrez comment vous arrêterez de vous sentir si fatigué-e.

Pensez à votre propre respiration. Si vous essayez de la retenir, de la contrôler et de la bloquer à la fin vous terminerez épuisé-e.

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Lâcher prise est une action naturelle de l’être humain. Bien qu’elle ne soit pas uniquement physique mais également mentale.

Nous nous attachons à des personnes, à des circonstances, à des façons d’agir qui ne nous favorisent pas mais qui, bien au contraire, nous oppriment et contraignent jusqu’à ce qu’elles consomment toute notre énergie.

Les moines et le fleuve

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C’est le récit de deux moines qui nous enseignent comment, parfois, nous portons sur nous des choses inutiles dont nous ne sommes pas conscient-e-s.

Deux moines bouddhistes voyageaient ensemble et devaient traverser un grand fleuve. Sur les bords il y avait une femme qui leur supplia de l’aider à traverser, car elle ne pouvait pas le faire toute seule.

Un des deux moines bouddhistes, obéissant aux règles de son ordre, qui interdisait aux moines de parler et de toucher toute femme, ignora la femme et traversa le fleuve.

L’autre eu pitié de la femme, la porta dans ses bras et l’amena de l’autre côté du fleuve où il lui dit au revoir. Puis, les deux moines poursuivirent leur voyage.

Durant le trajet, le moine qui avait suivit les règles était fâché, se souvenant de ce qu’avait fait son compagnon.

Après plusieurs heures de route et de nombreux kilomètres parcourus, le premier moine continuait de penser à ce qui s’était passé.

Lorsqu’il ne supporta plus sa colère, il critiqua son compagnon d’avoir désobéi aux règles, d’avoir pris le risque d’être expulsé, d’avoir déshonoré sa congrégation.

Le second moine lui répondit :

« Moi j’ai laissé cette femme sur les bords du fleuve. Et toi pourquoi continues-tu de la porter ? »

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Lâchez ce qui ne vous appartient pas

Le conte précédent nous révèle comment nous portons sur nos épaules les responsabilités qui ne nous concernent pas. Cela nous mine le caractère, nous inonde d’émotions et de sentiments négatifs.

Petit à petit, nous allons accumuler des mauvaises pensées jusqu’à ce que nous n’en puissions plus et ayons besoin de nous libérer. Mais, cela était-il nécessaire ?

Combien de fois avez-vous porté sur vos épaules les problèmes d’autrui, qui curieusement, vous ont affectés beaucoup plus que les vôtres.

Savez-vous comment les vaches rumines la nourriture qu’elles ingurgitent ? Tout comme certaines personnes. Elles mâchent et mâchent en niant lâcher prise à ce qui est déjà plus que trituré.

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Cette façon de voir la vie provoque que la tension que nous accumulons doive sortir d’une façon ou d’une autre.

C’est alors qu’apparaissent l’anxiété, le stress et la dépression.

Lâchez les cordes que vous avez vous même tissé

Personne ne vous a obligé à porter ce poids qui ne vous incombe pas sur vous. Vous vous l’êtes volontairement chargé, voulez-vous savoir pourquoi ?

  • Votre besoin de perfectionnisme pousse à ce que vous vous responsabilisiez de tout. Si quelque chose termine mal, ce sera de votre faute. Dans votre esprit il n’y a pas de possibilité d’erreur. Ne soyez pas si dur-e. On apprend aussi des erreurs.
  • Vous vous êtes devenu-e en une personne altruiste, celle qui se donne aux autres, bien que cela provoque que vous vous oubliez vous même.

Cependant, il y a un secret que vous devez connaître. Vous êtes en premier, après, le reste.

  • Vous jouissez d’une grande empathie, ce qui vous pousse à sentir la douleur des autres comme la votre. Ceci n’est pas toujours positif. Vous ne les comprenez pas seulement mais vous vous mettez à leur place.

Parfois, vous vous rendez responsable et vous chargez sur vos épaules leurs propres problèmes dans une tentative d’aide.

Ce n’est pas négatif de tendre notre main à qui en a besoin. Toutefois, cela le devient si on ne sait pas la lâcher.

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Parfois, nous donnons trop ou commençons à dépendre émotionnellement d’une personne. Nous croyons que cette attitude est correcte, qu’elle nous convertit en de bonnes personnes qui savent aimer.

Lamentablement, cela peut se retourner contre nous. Trop donner peut provoquer que les autres vous utilisent, qu’ils vous manipulent.

Dépendre émotionnellement, au contraire, fera que vous ne soyez pas heureux sans une autre personne à vos côtés.

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Lâchez prise, laissez aller, soyez libre… Nous a appris à soutenir, à prendre soin, à protéger. Mais, très souvent, nous devons dénouer les cordes.

Ces cordes qui ne vous rendent pas heureux-ses, qui vous fatiguent.

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