Si vous avez la conscience tranquille, vous avez dit et fait ce que vous deviez

· 27 octobre 2016
Une conscience tranquille ne s'acquiert pas uniquement en respectant les autres, mais nous devons aussi faire valoir nos opinions et mettre des limites pour sauvegarder notre bien-être.

Pour être un bon communiquant, il ne suffit pas de parler clairement.

La personne qui est capable d’utiliser l’assertivité, avec respect mais avec fermeté, jouira d’une conscience plus tranquille et d’un cœur plus intègre et authentique.

Cependant, il y a quelque chose de curieux. Selon plusieurs études comme celle qui est publiée dans Save Journal, seulement 18% de la population fait preuve d’une assertivité digne de ce nom.

Il ne faut pas tomber dans les extrêmes. Il ne suffit pas d’être la personne classique, qui n’a pas la langue dans sa poche, que rien ne tait et que tout fait parler.

Il n’est pas non plus sain d’habiter les sphères de la reddition, du conformisme et du silence.

Nous avons besoin, avant tout, de nous coucher le soir avec la conscience tranquille, en sachant que nos valeurs et nos actions sont en harmonie complète.

Nous vous proposons de réfléchir à cela à travers les dimensions suivantes.

Comment avoir la conscience tranquille ?

Selon un article intéressant publié dans la revue Psychology Today, 86% de la population cherche avant tout à éviter le conflit. 

Nous cherchons tous à vivre dans cet équilibre où nous voulons être accepté, où nous acceptons certains comportements ou attitudes pour ne pas générer plus de problèmes, pour ne pas augmenter la pression psychologique ou ne pas se retrouver face au rejet des autres.

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Ce type de comportements est fréquent, aussi bien dans la famille qu’au travail.

Nous supportons le mauvais caractère de notre père, les mots peu appropriés de notre cousine et ce collègue de travail qui parle mal de nous dans notre dos.

Petit à petit, nous tolérons tant de choses que, sans savoir comment, se forme une montagne menaçante qui nous rend le reflet de ce que nous sommes : quelqu’un qui se tait et qui approuve.

Voyons ici comment gérer ces situations.

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Tout a une limite et c’est votre dignité

Peu importe si nous voyons cette cousine une seule fois par an, et que le mauvais caractère de votre père soit ponctuel, si au bout d’un moment, il se rend compte de ses actes et s’excuse.

  • Mais, si ces comportements sont redondants et affectent notre dignité et notre auto-estime, il faut agir.
  • Nous avons tous une limite. Il y a des personnes qui tolèrent plus certains actes et d’autres qui, tout simplement, se mettront dans un état pas possible au moindre écart.
  • Ne laissez pas votre limite arriver à la ligne de la douleur et de la destruction. Si quelque chose vous embête, c’est ici que se trouve votre barrière, le bouton rouge sur lequel vous devez appuyer pour agir.

Soyez ferme et objectif dans ce que vous ne voulez pas et ce qui vous gêne

Il ne s’agit pas de faire de mal. Nul besoin non plus des cris ou des mauvaises paroles. Cependant, il faut être clair et direct.

“Je n’aime pas que tu parles dans mon dos. C’est un manque de respect que je ne vais pas accepter. Ce que tu fais, ce n’est pas digne d’une personne ni mature, ni respectueuse. Arrête et ne répand pas des mensonges”.

“Je ne veux pas et je ne peux pas faire tout ce que tu me demandes. Je t’aiderai dans ce dont tu as besoin, mais parfois tu abuses de ma confiance, sans me respecter, sans tenir compte de moi”.

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  • Voici deux exemples simples de la manière dont nous devrions agir, sans approuver, avec assertivité et tranquillité.
  • De même, tenez compte du fait que la manière dont les autres personnes réagissent face à vos mots n’est pas de votre responsabilité.

Si elles le prennent mal ou qu’elles se sentent offensées, elles devront assumer et démontrer à leur tour leur degré de maturité personnel.

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Se défendre implique parfois d’aller à l’encontre de ce que l’on nous a appris

Que nous le croyons ou pas, nous vivons dans une culture où l’on pense que qui défend sa dignité est égoïste.

Il faut savoir comprendre le contexte et la situation. Cependant, il est clair que l’on ne nous éduque pas toujours pour nous défendre, pour nous aimer nous-même.

  • Dans les écoles, on ne donne pas encore de cours d’intelligence émotionnelle.
  • Dans les maisons, beaucoup assument le rôle de parents.
  • Nous apprenons que parler de nos besoins émotionnels est une affaire de faibles, qu’il est préférable de pleurer cachés.

Ce sont des schémas de pensée qu’il faut détruire le plus tôt possible.

  • Pour vivre avec la conscience tranquille, il faut défendre ses espaces, ses valeurs et ses droits.
    Il y aura toujours un moment où nous devrons réagir contre quelque chose ou quelqu’un, contre les personnes habituées à humilier et à déployer leurs armes égoïstes.

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De notre côté, nous devons apprendre à agir avec respect, mais en défendant nos limites. Faites et dites ce que vous ressentez à tout moment, sans approuver et en vous protégeant.

Personne ne peut le faire mieux que vous.