Ma force ne se mesure pas à ce que je supporte, mais à ce que j’ai laissé derrière moi

· 28 septembre 2016
Nous devons apprendre à mettre nos énergies dans des choses qui en valent la peine, et souvent nous devrons renoncer à ce que nous voulons pour réussir. C'est ici que nous devons montrer notre force.

Qui pense que la force se mesure à tout ce que l’on charge sur nos épaules et dans notre cœur se trompe.

Celui qui se tait, qui supporte le mépris et les offenses n’est pas fort. Celui qui les affronte, les dépasse et les laisse derrière lui est fort.

Dans nos sociétés, et encore plus dans l’éducation que nous recevons, souffrir est pour les courageux et parfois, nous finissons par supporter plus que ce que nous devrions, au point de croire que dire « non » est une affaire de lâches et le reflet d’une personnalité fragile.

Cette caractéristique est surtout habituelle dans l’éducation que reçoivent les femmes. “Dans le mariage, il faut supporter”, “les bonnes filles ne disent jamais non à la famille, et doivent faire passer les leurs avant elles-mêmes ».

De telles idées provoquent souvent des situations personnelles de grande vulnérabilité qui nous transforment en ombres de nous-mêmes.

Même si l’on nous flatte en nous disant à quel point nous sommes bons pour tout ce que nous faisons pour les autres et forts de supporter tant de changement en échange de rien, souvenez-vous que tout a un prix : votre auto-estime, votre santé.

Votre force authentique est votre courage

La femme qui prend soin de ses enfants malades en attendant qu’un jour elle puisse se suffire à elle-même, qui atteint tout le bonheur qu’elle mérite en ayant dépassé cette période difficile, est vraiment forte.

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La femme qui dit « stop » à la maltraitance et aux commentaires ironiques qui la méprisent est forte.

Celle qui est capable de mettre des limites et de couper ce lien car elle est consciente qu’elle mérite mieux l’est également.

La force, c’est comprendre ses propres priorités et comprendre qu’il y a des efforts et des renoncements qui en valent la peine.

Les personnes qui nous entourent nous importent, car nous comprenons que parfois, il est nécessaire d’oublier ce que nous ressentons pour nous souvenir de ce que nous méritons.

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Quand on nous apprend à être fragile

Peut-être que cette phrase vous aura surpris. Qui nous apprend à être fragile ? Et même, pourquoi quelqu’un souhaiterait que nous soyons maniables et obéissants ?

  • Il existe de nombreux types d’éducation et de modèles éducatifs où le concept d’obéissance est implicite.
  • Il faut savoir que les enfants doivent être éduqués dans le respect, non pas dans l’obéissance, car cette dimension s’obtient à travers la peur, et le respect s’inculque à travers la compréhension et une intelligence émotionnelle adaptée.
  • L’éducation qui nous veut obéissants et fragiles recherche, avant tout, de nous contrôler pour atteindre un objectif : être obéissants à la famille ou à une figure d’autorité.
    C’est quelque chose de très fréquent dans les sociétés patriarcales.

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On nous fait comprendre que nous sommes plus dignes d’être aimés si nous sommes « obéissants ».

Tous ces schémas de pensée nous feront aussi croire que nous sommes faits pour suivre des règles, pour céder à chaque ordre, pour être capable de dire « oui » quand notre cœur ressent un « non ».

Au niveau du couple, il est également fréquent que parfois, nous cédions au chantage émotionnel, au point de nous transformer en personnes fragiles, tournées vers chaque désir de l’être aimé. Cela ne signifie pas pourtant ‘être fort’.

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La force implique avant tout d’apprendre à renoncer

Que vous le croyez ou non, personne ne va vous apprendre comment s’applique le décalogue de la force.

La société, la famille et même le propre monde de la mode ou du marketing nous préfèrent prévenants et fragiles, assez influençables pour dire « oui » à tout et ainsi aspirer à un certain bonheur.

À présent, rien de tout cela ne nous apporte un bien-être réel, transcendant et durable.

Il est possible que rendre un service à un ami vous comble, mais si vous devez le faire tous les jours, vous vous rendrez compte que quelque chose ne tourne pas rond.

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Mettre certaines choses en priorité et renoncer pour investir nos énergies dans ce qui n’en vaut pas la peine, c’est de la force, du courage.

N’hésitez pas à mettre en pratique ces stratégies simples avec lesquelles vous serez plus fort.

  • Avant de faire une action, évaluez les possibles conséquences.
  • Avant de dire « oui », pensez à comment vous allez vous sentir dans votre cœur si vous n’en avez pas vraiment envie.
  • Ceux qui passent leur journée à accumuler des déceptions ou à pleurer dans un coin ne sont pas courageux. Ceux qui regardent la vie avec espoir, en sachant que pour être heureux, il faut prendre des décisions sont courageux.
  • Consacrez votre temps et vos efforts à ce qui le mérite vraiment.
    Il n’y a qu’ainsi que vous vous sentirez bien avec vous-même et que vous vous verrez comme une personne vraiment forte, quelqu’un qui bataille chaque jour pour elle, pour ses racines, pour sa dignité et pour ce qu’elle aime vraiment.

Personne ne doit vous dire comment vivre la vie ou comment être heureux. L’art du bien-être personnel est une décision propre et cela reflète aussi le courage.