Une nouvelle méthode promet de détruire les tumeurs du cancer du sein en 11 jours

· 1 juin 2016

En seulement 11 jours, l’association de différents médicaments pourrait aider les patients atteints de cancer à en finir avec leurs tumeurs et même à leur éviter une chimiothérapie ultérieure.

Le cancer du sein est la variété la plus commune de cette maladie dans la population féminine. En Espagne, l’incidence annuelle est de plus de 22.000 cas, c’est-à-dire 28,5% de toutes les tumeurs détectées chez les femmes.

Aujourd’hui, la détection précoce continue à être la manière la plus efficace d’augmenter le taux de survie des patients, car il y a plusieurs traitements qui luttent contre les tumeurs à leurs stades initiaux.

Cependant, le cancer du sein est toujours l’une des pathologies qui occasionne le plus de morts dans la population féminine, atteignant presque 42.000 victimes chaque année.

Les nouvelles technologies et les avancées de la médecine se concentrent pour trouver des traitements encore plus efficaces pour les femmes diagnostiquées.

L’une des plus récentes a été présentée lors de la Conférence Européenne du Cancer du Sein qui a eu lieu à Amsterdam (Pays-Bas), et qui a considérablement attiré l’attention car elle pourrait détruire certaines tumeurs en seulement 11 jours.

Il s’agit de deux médicaments développés par un groupe de chercheurs, chapotés par la professeure d’université Judith Bliss, de l’Institut de Recherche du Cancer, qui assure qu’ils pourraient être une alternative à la chimiothérapie.

La découverte provient d’un essai financé par Cancer Research UK, et ses résultats pourraient être assez incroyables si le traitement est administré lors des stades initiaux du développement de la tumeur.

La méthode…

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Pour mener à bien cette recherche, Bliss et son équipe de scientifiques se sont chargés d’analyser les effets des médicaments Trastuzumab et Lapatinib sur les tumeurs du cancer du sein HER2-positif, juste après le diagnostic et avant de devoir recourir à la chirurgie.

Au total 257 femmes qui venaient d’être diagnostiquées atteintes de cancer du sein HER2 ont été inscrites à l’expérience.

On les a divisées en trois groupes pour réaliser un traitement de 11 jours, entre le diagnostic initial et la date de l’intervention chimique.

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Le Trastuzumab a été administré à l’un des groupes, un autre groupe a reçu du Lapatinib, et le dernier n’a rien reçu du tout.

Cependant, en tenant compte des études préalables qui suggèraient l’efficacité de l’association du Trastuzumab et Lapatinib contre le cancer du sein HER2, l’équipe a modifié son essai au cours de la recherche, et les femmes du groupe du Lapatinib ont aussi reçu des doses de Trastuzumab.

Pour préciser les effets, avant et après la période de 11 jours, les scientifiques ont pris les données des marqueurs biologiques de la prolifération cellulaire dans les tumeurs du cancer du sein, incluant leurs niveaux de protéine Ki67, et l’apoptose ou la mort cellulaire programmée.

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Après 11 jours de traitement, il a été déterminé que 17% des 66 femmes traitées avec les deux médicaments avaient des tumeurs trop réduites pour mesurer leur prolifération cellulaire, c’est-à-dire, de moins de 5 mm de diamètre.

De plus, dans plus de 11% des cas, les médicaments avaient totalement éliminé la tumeur, ce qui prouve qu’ils ont une réponse pathologique relativement complète.

Chez les femmes traitées avec le Trastuzumab, la réduction des tumeurs ou leur élimination totale a été de seulement 3%.

D’autre part, l’état de celles qui n’ont reçu aucun traitement n’a pas évolué.

Les résultats ont surpris les chercheurs car cette méthode pourrait guérir des types de cancer sans devoir recourir à la chimiothérapie.

Les cancers du sein HER2 sont connus pour être plus récurrents que d’autres, et cette découverte peut donc donner de l’espoir aux patients qui en souffrent.

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Une option de traitement…

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Si l’on tient compte des résultats de cette étude, les chercheurs suggèrent que l’association du Trastuzumab et du Lapatinib avant la chirurgie peut être une option de traitement pour les femmes qui sont atteintes de ce type de cancer. 

Son succès pourrait éliminer le besoin d’être soumises à la chimiothérapie agressive.

Le professeur Nigel Bundred, professeur d’université d’oncologie et co-auteur de l’étude, affirme :

Cette recherche a un potentiel innovant puisqu’elle nous permet d’identifier un groupe de patients dont les tumeurs ont disparu en 11 jours seulement avec une thérapie anti-HER2 et qui n’auront probablement pas besoin de chimiothérapie ultérieurement. Ainsi, cette découverte offre l’opportunité de réaliser un traitement personnalisé pour chaque patient. 

D’autre part, dans ses déclarations dans le journal The Telegraph, la docteure Bliss a souligné que les possibilités d’éradiquer ce type de tumeur de 11 jours étaient vraiment réelles.

Aujourd’hui, les effets des médicaments continueront à être étudiés mais on pense qu’il s’agit là d’un grand espoir parmi les outils qui luttent contre la maladie.