Quand faut-il faire une biopsie du col de l'utérus ?

Une biopsie du col de l'utérus peut aider à diagnostiquer et à prévenir de multiples pathologies, dont l'infection par le virus du papillome humain (VPH), l'un des principaux facteurs de risque de développement du cancer du col de l'utérus.
Quand faut-il faire une biopsie du col de l'utérus ?

Dernière mise à jour : 10 août, 2022

Une biopsie du col de l’utérus est une procédure médicale au cours de laquelle de petits échantillons de tissu sont prélevés sur cette partie du corps. Après cela, le tissu est examiné au microscope et analysé pour détecter d’éventuelles pathologies.

Cette procédure est également l’un des tests de référence utilisés pour déterminer si une patiente a un cancer du col de l’utérus ou d’autres complications connexes et ainsi être en mesure de fournir un diagnostic définitif.

Il est important qu’après développement, chaque femme essaie de se rendre chez son gynécologue pour les examens périodiques qui lui correspondent.

Un test très utile

Une biopsie cervicale peut prélever des échantillons de tissu du col de l’utérus. Plus tard, ils seront analysés au microscope par un pathologiste, afin de détecter d’éventuelles anomalies.

Le col de l’utérus est situé dans la partie inférieure de l’utérus. C’est une zone souple et fine, d’environ trois centimètres de long, qui se jette dans le vagin. Le prélèvement d’échantillons de tissus dans cette zone peut révéler la présence de diverses affections, notamment le cancer de l’utérus.

Types de biopsie cervicale

  • Biopsie au poinçon : une lame cylindrique creuse est utilisée pour faire un trou (percer) pour retirer une petite quantité de tissu.
  • Biopsie conique : ce type de biopsie peut être réalisé avec un laser ou un scalpel, afin d’enlever une grande quantité de tissu en forme de cône.
  • Curetage endocervical (EBC) : cette procédure utilise un instrument fin en forme de cuillère appelé curette. Avec lui, les parois du canal cervical peuvent être grattées.

Comment est-ce réalisé ?

Foire aux questions à poser à votre gynécologue

La patiente sera allongée sur le dos, les jambes écartées, en gardant les pieds dans les étriers. Un spéculum sera ensuite inséré dans le vagin, lui permettant d’être maintenu ouvert pour examiner la zone. Un colposcope sera également inséré, un petit microscope qui permettra de voir plus précisément les tissus du col de l’utérus.

Afin d’évaluer l’existence de tissus anormaux, certaines procédures accessoires peuvent être réalisées. C’est le cas de la coloration avec des solutions d’iode. De cette façon, ils permettent de discriminer entre les zones normales et anormales, en fonction de la coloration des tissus.

Grâce à la visualisation au colposcope, l’existence de diverses anomalies peut être identifiée. De plus, des échantillons peuvent être prélevés dans des zones suspectes. Un grattage (curetage endocervical) peut également être réalisé pour obtenir des cellules qui seront ensuite analysées en laboratoire.

Pourquoi faire une biopsie cervicale ?

La biopsie du col de l’utérus peut être très utile pour le diagnostic précoce de diverses pathologies. Elle peut être réalisée après une colposcopie si des zones anormales ont été trouvées. Il permet également l’étude approfondie des cellules présentes dans le col de l’utérus.

De cette manière, des cellules cancéreuses ou précancéreuses peuvent être détectées. En résumé, une biopsie cervicale est un test diagnostique fondamental pour détecter le cancer du col de l’utérus.

Dans les cas où une croissance anormale (néoplasie cervicale) ou un carcinome invasif a déjà été diagnostiqué, une biopsie cervicale peut être utilisée pour surveiller ces conditions après le traitement. Un autre type de lésion qui peut être détecté avec ce test sont les polypes, masses bénignes.

En outre, les verrues génitales peuvent indiquer une infection par le virus du papillome humain (VPH). De plus, c’est l’un des facteurs de risque de développement du cancer du col de l’utérus.

Risques et complications possibles

 

Bien qu’une biopsie cervicale soit une procédure relativement sûre, des risques potentiels et des complications peuvent parfois survenir. Par exemple, la complication dérivée des instruments avec lesquels la procédure est effectuée ou des substances utilisées.

Parfois, des infections ou des saignements peuvent survenir, dus à l’introduction du spéculum ou du colposcope. Dans un autre faible pourcentage de cas, la réalisation d’une biopsie cervicale peut augmenter le risque d’infertilité ou d’avortements spontanés, en raison d’éventuelles blessures ou cicatrices générées après la procédure.

Enfin, dans les cas où la patiente est enceinte, elle doit en informer son médecin, car certaines biopsies cervicales ne peuvent être réalisées dans ces cas.

Généralement, après la biopsie, il est recommandé d’éviter les rapports sexuels, les douches vaginales et l’utilisation de tampons pendant au moins une semaine. La raison est de favoriser une bonne cicatrisation de la zone endommagée.

Dans tous les cas, le médecin doit être informé de tout symptôme tel que saignement, écoulement anormal ou signes d’infection tels que fièvre ou écoulement vaginal anormal.

Conclusion

La biopsie cervicale est une procédure médicale très utile pour détecter le cancer ou les cellules précancéreuses. Il peut également aider au diagnostic de polypes ou de verrues génitales, qui peuvent être liés au virus du papillome humain.

Dans certains cas, la biopsie elle-même peut être utilisée pour traiter une lésion précancéreuse ou un cancer à un stade très précoce. En bref, c’est une procédure assez sûre qui peut apporter de grands avantages à notre santé.

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