Se décourager est normal, être pessimiste non

21 août 2020
Le pessimisme peut affecter toutes les sphères de notre vie et nous paralyser. Il est primordial de rechercher du soutien auprès de nos proches et, surtout, de les laisser nous aider.

Qui n’a jamais été déprimé ? Se décourager est quelque chose de normal, même sans raison apparente. Cependant, il y a une différence entre se décourager et être pessimiste.

Le pessimisme nous affecte plus que nous ne l’imaginons et peut même nous compliquer la vie. Il est même possible que nous n’en ayons conscience que lorsqu’il est trop tard. De plus, il est difficile de sortir du pessimisme.

D’une situation normale à une situation toxique

Du découragement au pessimisme, il n’y a qu’un pas. Que se passe-t-il alors ? Pourquoi le pessimisme apparaît-il ?

Le pessimisme surgit généralement lorsque l’état de découragement dans lequel nous sommes dure dans le temps.  

Ne passez pas à côté de : 4 conseils pour vaincre le découragement et la tristesse

Homme triste

Se décourager n’est pas mal en soi. C’est quelque chose que nous ressentons tous de temps à autre et ce sentiment peut nous aider à développer notre résilience pour nous confronter plus facilement à ce qui nous attend.

Le problème est qu’il est parfois difficile de sortir de cet état de découragement, que ce soit parce que les circonstances de la vie nous en empêchent ou parce que nous ne réussissons pas à entrevoir cette lumière d’espoir dans tant d’obscurité…

En réalité, nous finissons souvent entre les griffes du pessimisme. Souhaitez-vous savoir comment le pessimisme peut vous changer ?

1. Le pessimisme change votre vision

Le pessimisme change votre vision de la vie et surtout sur ce qui vous entoure. Soudain, tout devient noir. On a l’impression de devenir quelqu’un de très négatif. Ce cercle vicieux fait que l’on ne parvient pas à trouver la porte de sortie.

Quand vous êtes entré dans le pessimisme, vous ne réussissez pas à vivre de nouvelles expériences, ni à profiter de nouvelles opportunités. Tout cela n’a d’ailleurs qu’une seule explication : la peur.

Cet article peut également vous intéresser : Quelles sont les différences entre la tristesse et la dépression ?

2. Il change votre manière d’écouter

Quand vous vous retrouvez dans cet état, tout ce que vous entendrez résonnera chez vous. Il suffit que quelqu’un vous dise quelque chose de négatif ou que l’on vous répondre mal pour que vous le preniez pour une vérité générale et que s’en suive un grand sentiment de mal être.

Les phrases qui passent dans votre tête à ces moments-là sont les suivantes : “je ne vaux rien”, “tôt ou tard, ça allait m’arriver”, “personne ne m’aide”, “tout le monde est contre moi”. Ces mots vous découragent encore plus, et vous poursuivent dans cet état de pessimisme dans lequel vous êtes emprisonné.

3. Il change votre façon de parler

Tout comme nous commençons à n’entendre que des choses négatives et à modifier notre vision des choses, notre façon de parler change également.

Dans ces moments, des mots tristes et douloureux sortent de votre bouche. Ils reflètent le sentiment de pessimisme que vous ressentez.

La solution ? Éviter les pensées extrêmes et avoir des pensées plus réalistes.  “Tout se passe toujours mal pour moi” est un exemple de phrase extrême que nous avons tendance à nous répéter lorsque nous sommes tristes. Il est important de modifier son langage et de le rendre plus réaliste.

4. Il affecte vos relations personnelles

Bien évidemment, le pessimisme affecte les relations personnelles car nous allons peut-être moins sortir ou serons contagieux pour nos voisins. Cela provoquera un éloignement qui s’accompagnera d’une solitude, négative pour vous.

Le meilleur conseil que nous pouvons vous donner est d’essayer de parler de votre problème avec vos amis, de passer cette période le mieux possible et surtout de ne pas vous isoler. Les amis seront vos meilleurs alliés contre le pessimisme.

Femme triste

5. Il met votre avenir en danger

Le découragement, le pessimisme et le manque d’espoir peuvent vous paralyser et faire que vous n’ayez plus envie de vous battre. Conséquence de cela : les choses vous échapperont, et vous vous sentirez encore plus mal.

Lorsque vous vous sentirez comme ça, demandez de l’aide. Ne gardez pas ce mal-être pour vous, ne vous isolez pas. Par ailleurs, vous pouvez solliciter l’aide d’un professionnel : ce dernier pourra vous proposer une thérapie en accord avec vos besoins pour aller de l’avant.

Il n’y a aucune honte à demander de l’aide pour aller mieux. Nous passons tous par de mauvaises passes à un moment ou à un autre. Il est important de garder à l’esprit qu’il est toujours possible d’aller de l’avant et de développer la résilience.

Apprenez à parler de vos problèmes aux autres et à évacuer ce que vous ressentez à l’intérieur. Votre vision pessimiste n’est pas la seule vision et, en ce moment, ce n’est pas la correcte. Laissez les autres vous ouvrir leurs bras. Et, bien entendu, n’hésitez pas à consulter un psychologue si cet état se prolonge. Luttez contre cette obscurité qui vous consume.

Remarque : les conseils que nous venons de vous livrer ne sont que des pistes pour vous orienter. Si vous estimez qu’ils ne s’adaptent pas à votre cas, nous vous recommandons de consulter un psychologue afin que ce dernier vous propose la meilleure stratégie qui soit pour vous.

  • Martínez-Correa, A., Reyes Del Paso, G.A., García-León, A., and González-Jareño, M.I. (2006). Optimismo/pesimismo disposicional y estrategias de afrontamiento del estrés. Psicothema 18, 66–72.
  • Fernández-González, L., González-Hernández, A., and Trianes-Torres, M.V. (2015). Relaciones entre estrés académico,apoyo social,optimismo- pesimismo y autoestima en estudiantes universitarios. Electronic Journal of Research in Educational Psychology 13, 111–130.
  • Contreras, F. (2006). (2006). Psicología positiva: una nueva perspectiva en psicología. Diversitas: Perspectivas En Psicología 2, 311–319.
  • del Valle, C. H. C., & Mateos, P. M. (2008). Dispositional pessimism, defensive pessimism and optimism: The effect of induced mood on prefactual and counterfactual thinking and performance. Cognition and emotion, 22(8), 1600-1612.