Mythes et vérités inconnues du don de sang

19 mai 2018
Beaucoup de personnes n'osent pas donner leur sang en raison de la grande quantité de mythes qui existent autour de cette pratique qui pourtant peut sauver de nombreuses vies.

Nous savons tous que le don de sang peut sauver beaucoup de vies. Cependant, il existe parfois certains risques liés aux transfusions de sang même s’ils sont rares. Dans certains cas, il est arrivé que des personnes soient contaminées par une infection importante. Il est donc impossible de garantir une totale sécurité de cette pratique.

Pour cette raison, nous allons partager aujourd’hui dans cet article, les mythes et les vérités les plus méconnus sur le don de sang. De cette façon, grâce à ces informations, chaque personne pourra évaluer des risques liés au don de sang et décider en connaissance de causes.

Comment se pratique un don de sang ?

comment se pratique un don de sang

En premier, le donneur de sang doit remplir un questionnaire dans lequel il répondra à des questions sur son profil et sa santé. D’autre part, il doit également signer un consentement.

Un médecin sera chargé de déterminer si le donneur peut faire le don ou s’il souffre d’anémie. Dans cette première phase, on confirme que le don de sang est sans risques et apte à être utilisé.

Le sang extrait, qui correspond à 450 ml, est traité dans les 24 heures suivantes. Ce sang sera divisé en globules rouges, plasma et plaquettes. Au cours de ce processus, on réalise également des tests appropriés pour exclure la présence d’agents infectieux dans le sang.

Pour sa part, le donneur devra boire et manger quelque chose pour récupérer des forces après le don de sang. Cependant, le corps met beaucoup de temps à récupérer.

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Mythes et vérités sur le don de sang

mythes sur le don de sang

1. Certaines personnes ne devraient pas donner leur sang : vrai

Tout le monde ne peut pas donner son sang. Il existe plusieurs critères qui ne permettent pas à certaines personnes d’être des donneurs comme l’âge, le poids ou différents états de santé.

Les personnes qui ne devraient pas donner de sang sont, entre autres :

  • Toutes les personnes de moins de 18 ans ou de plus de 65 ans.
  • Les personnes pesant moins de 50 kilos.
  • Celles qui ont donné du sang au cours des 4 derniers mois.
  • Les patients atteints de diabète et insulinodépendants.
  • Les personnes qui souffrent de maladies infectieuses telles que le SIDA, l’hépatite B ou C ou la maladie de Chagas.
  • Les patients chroniques des reins, des poumons ou du cœur, ainsi qu’avec de l’hypertension artérielle.
  • Les personnes qui suivent un traitement pour l’épilepsie.
  • Toutes les personnes qui font l’usage de drogues.

2. Le donneur peut contracter des maladies : mythe

Le processus d’extraction du sang s’effectue avec du matériel stérile et à usage unique. En ce sens, il n’existe pas de risque d’infection pour la personne qui donne son sang. Cependant, certaines personnes peuvent éprouver des effets légers tels que :

  • Ecchymoses. L’hématome est l’un des effets indésirables les plus fréquents après le don de sang. Elle est la conséquence de la rupture des vaisseaux sanguins et s’associe à une mauvaise piqure ou à un manque de pression sur l’endroit de la prise de sang.
  • Syncope vasovagale. Ce terme médical, fait allusion à l’évanouissement qui se produit lorsque le sang qui atteint le cerveau diminue. Cela arrive parce que la fréquence cardiaque ralentit et que les vaisseaux sanguins se dilatent.

Pour éviter de s’évanouir, il ne faut pas donner son sang à jeun. De plus, à la fin de l’extraction, il faudra se lever  petit à petit et commencer à boire immédiatement.

3. La transfusion est sûre à 100% pour le destinataire : mythe

Le risque de transmission de certaines maladies au patient récepteur de sang est faible, mais il existe. Les causes de ces risques sont les suivantes :

  • La période initiale dans laquelle l’infection ne donne toujours pas de résultats dans l’analyse, puisque les anticorps n’ont pas été créés.
  • Lorsque le donneur est un porteur chronique d’une infection transmissible mais ne présente aucun symptôme et que les résultats sont négatifs.
  • Infections dues à de nouvelles souches ou à des mutations de souches existantes. Il est impossible d’effectuer des tests pour tous les agents infectieux.
  • De possibles erreurs de laboratoire.

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5. Nous avons le choix de décider : vrai

Nous avons tous (ou devrions avoir) la liberté de décider si nous voulons donner notre sang ou si nous voulons recevoir une transfusion. Il y a beaucoup de gens qui, pour différentes raisons (santé ou idéologie) choisissent une option ou une autre.

Il est important d’envisager la possibilité de donner ou de recevoir du sang dans son environnement familial. Si notre groupe sanguin nous le permet, cette option réduit les risques d’infection pour le receveur. De cette manière, nous auront l’avantage de connaître beaucoup mieux le profil de santé du donneur.

De plus, cette alternative pourrait être, en fin de compte, une option pour certaines personnes qui rejettent cette pratique en raison de leurs croyances.

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Au-delà d’être utile lors d’une transfusion, connaître notre type de sang peut nous donner une série d’indices sur les possibles maux auxquels nous pouvons être plus enclins. Tout le monde sait que le type de sang est une information nécessaire en cas d’urgence médicale lorsqu’une transfusion est vitale. Cependant, il y a d’autres raisons importantes pour lesquelles nous devrions connaître le type de sang de tous les membres de notre famille.

 

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