4 problèmes auxquels est confronté un enfant unique

· 3 septembre 2018
Un enfant unique doit faire face à certains problèmes auxquels un enfant ayant des frères et soeurs n'est généralement pas confronté.

Dès sa naissance, un enfant unique est gâté par sa famille et est la petite princesse ou le petit prince de ses parents. Sans s’en rendre compte, les parents ont tendance à surprotéger leur enfant en déployant tous les efforts possibles pour couvrir le moindre de ses besoins.

N’ayant pas de frères ou soeurs, les enfants uniques portent un poids sur leurs épaules. Une fois à l’âge adulte, les parents attendent de leur enfant qu’il leur rende la pareille. Cela affecte indirectement le développement de sa personnalité qui est alors marquée par de nombreux conflits.

4 problèmes auxquels est confronté un enfant unique

1. Difficultés à créer des liens avec les autres

Ayant grandi avec la pleine attention de ses parents, un enfant unique aura tendance à se concentrer uniquement sur ses propres besoins. Il lui sera alors difficile de faire preuve d’empathie. Conséquence de cela : un enfant unique peut avoir du mal à socialiser et donc à créer des liens avec les autres. Le travail en équipe ne sera pas une bonne expérience, car il lui sera difficile de reconnaître les efforts des différents membres de l’équipe.

Une enfant unique qui va à l’école pour la première fois se retrouve dans un cadre où il cesse d’être le centre d’attention. Il sera, en effet, traité de la même façon que ses camarades. Pour cette raison, ce cadre lui semblera sans doute désagréable et il n’aura probablement plus envie d’y retourner.

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2. Difficultés à gérer les conflits 

enfant unique qui pleure

Les problèmes font parte de la vie quotidienne. Un enfant qui grandit sans frère et soeur n’a pas l’opportunité de vivre des expériences conflictuelles et ainsi de mettre en pratique les outils pour résoudre les conflits.

En résolvant constamment les problèmes de leur enfant unique, les parents ne permettent pas à l’enfant d’apprendre à lutter pour ce qu’il souhaite obtenir. L’enfant unique obtient généralement tout ce qu’il veut facilement. Il est ainsi plus difficile pour un enfant unique d’admettre ses erreurs et ses échecs.

3. Egoïsme

Tous les enfants âgés entre dix et douze ans sont égoïstes et égocentriques. Néanmoins, les enfants qui grandissent avec des frères et soeurs travaillent cet aspect de leur personnalité, car les parents doivent nécessairement inculquer la valeur du partage.

À l’inverse, les enfants uniques n’ont pas l’occasion de mettre en pratique cette notion de partage. Conséquence de cela : ils auront tendance à penser que tout leur est dû sans penser aux autres.

4. Dépendance mutuelle

Indépendamment de son âge, les parents mettent tous leurs espoirs dans l’évolution de leur enfant unique. Cela crée une pression chez l’enfant qui ressentira le besoin d’être parfait et de réaliser les rêves de ses parents.

Une fois adulte, l’enfant unique devient le moteur du foyer. Les parents espèrent alors que leur progéniture restera auprès d’eux toute leur vie, et cultiveront un sentiment de culpabilité chez lui. Conséquence de cela : il est probable qu’il limite ses possibilités et refuse d’endosser de nouveaux rôles, afin de prendre soin de ses parents. La relation parents-enfant se caractérise alors par une dépendance mutuelle.

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3 qualités que développe l’enfant unique 

1. Une maturité précoce

moment de complicité entre une enfant unique et sa mère

Un enfant unique passe le plus clair de son temps avec des adultes. Il participe ainsi aux activités des adultes qui l’encourageront à s’occuper avec des activités silencieuses, telles que la lecture ou le dessin. Grâce à cela, l’enfant unique développe une maturité précoce qui ne se manifeste généralement pas chez les enfants de son âge ayant des frères et soeurs.

2. Une grande imagination

N’ayant pas de frères ou soeurs avec qui jouer, un enfant unique ressent le besoin de s’imaginer des amis, des animaux de compagnie, et d’inventer des jeux. En somme, l’enfant unique crée un monde imaginaire dans lequel il apprend à s’amuser seul.

3. Le sens de la responsabilité  

Un enfant unique doit réaliser toutes les tâches qui lui sont assignées. Il n’a personne avec qui négocier un éventuel partage des tâches. De plus, il n’a pas la possibilité d’accuser quelqu’un d’autre lorsque qu’il fait une bêtise. Un enfant unique n’a donc pas d’autre choix que celui d’assumer sa responsabilité.