Les causes possibles et les remèdes de la thyroïdite

26 mars 2014
La pratique de l'acuponcture sur une zone bien déterminée permet de soulager la thyroïdite, car elle provoque un effet relaxant, qui agit sur notre cerveau, stimulant ainsi son activité et la production hormonale.

La thyroïdite est l’inflammation de la thyroïde. Lorsque nous souffrons de problèmes de thyroïdite, nos capacités physiques et psychologiques sont fortement touchées. La thyroïde est en fait l’une des glandes les plus importantes de notre corps. Elle sécrète des hormones qui sont nécessaires à notre corps pour fonctionner correctement.

Cette glande dans notre cou s’occupe de réguler la vitesse avec laquelle nous brûlons nos calories. Elle est aussi responsable de la fréquence cardiaque et d’autres rythmes de notre corps. On la connaît surtout car c’est elle qui gère la façon dont nos cellules utilisent l’énergie pour effectuer les processus vitaux.

Parmi les types de thyroïdite que l’on connaît, la plupart produisent des symptômes d’hypothyroïdie. La thyroïdite de Quervain, quant à elle, produit principalement de l’hyperthyroïdie. Toutes provoquent une inflammation de la glande thyroïde.

Des informations générales pour le traitement de la thyroïdite

Le traitement dépend bien évidemment du type de thyroïdite dont on souffre. Mais dans l’ensemble, la plupart essaient de soulager et d’éliminer l’inflammation de la thyroïde. En fait, on cherche à retrouver le rythme de travail normal de cette glande.

La médecine allopathique peut inclure des médicaments anti-inflammatoires (de l’aspirine à l’ibuprofène, en passant par la prednisone). Elle peut aussi contenir de l’hormone thyroïdienne comme substitutif dans le cas de l’hypothyroïdie, etc.

On peut aussi travailler avec des plantes de la médecine chinoise tels que le ginseng, le gingembre ou la menthe. Les résultats obtenus ont été très bons quand il s’agit de stimuler ou contrôler les fonctions de la thyroïde.

Pour l’hypothyroïdie, la médecine naturelle utilise l’ashwagandha (le ginseng indien) et le guggul. Ces plantes aident la thyroïde à produire ses hormones. La maca est conseillée lors de la ménopause.

Pour ce qui est de la thyroïdite et des carences alimentaires, nous devons vous rappeler que la fonction de la thyroïde dépend de l’iode. En Europe, on consomme généralement du sel marin iodé. C’est un nutriment qui fait souvent défaut dans l’alimentation américaine, par exemple. Pour obtenir une dose d’iode suffisante, l’idéal est de consommer du sel iodé ou des légumes marins tels que les algues. Vous devez savoir qu’il vaut mieux consommer de l’iode à travers des aliments plutôt qu’avec des comprimés. En effet, dans certains cas, ce n’est vraiment pas approprié pour l’organisme.

Les types de thyroïdite

maladies de la thyroide

La thyroïdite de Hashimoto

La cause est inconnue, mais cette maladie a tendance à avoir une prédisposition familiale héréditaire.

Elle est de nature auto-immune. C’est-à-dire que le corps produit des cellules tueuses (anticorps) qui attaquent les propres cellules de la thyroïde. La glande souffre alors d’inflammation et ses cellules sont progressivement détruites. C’est alors qu’apparaît l’hypothyroïdie à cause de la réduction des hormone thyroïdiennes.

Les principaux symptômes de l’hypothyroïdie apparaissent ensuite : sensibilité au froid,  constipation, lourdeur et fatigue, peau sèche et pâle, ongles et cheveux cassants, prise de poids inexpliquée, règles pouvant être très abondantes, etc.

Le traitement de la thyroïdite de Hashimoto

En fait, il ne s’agit pas d’un traitement direct. C’est plutôt une série de conseils à suivre qui aideront le corps à lutter contre cette maladie.

  1. Il est essentiel de comprendre que 70% de notre système immunitaire se trouve dans l’intestin. Donc, si notre flore intestinale se porte bien, nous pourrons lutter plus efficacement contre l’hypothyroïdie auto-immune. Par conséquent, nous devons consommer des probiotiques pour améliorer notre flore intestinale ! Cela nous permet aussi de corriger une possible candidose. En effet, celle-ci peut se développer à cause de l’hypothyroïdie et entraîner un nouvel affaiblissement immunitaire.
  2. C’est prouvé ! L’élimination du gluten de notre alimentation réduit le taux d’auto-anticorps. Ils retrouvent même des taux normaux chez certaines personnes. Il faut donc pendant 3 à 6 mois éviter le blé, le seigle et l’orge.
  3. Si les taux d’auto-anticorps sont élevés, il est particulièrement important d’éviter l’iode : pas plus de 100 cg / jour.
  4. La vitamine D aide à réguler le système immunitaire: il faut donc prendre de doux bains de soleil.
  5. Il faut aussi réduire le stress, car ce dernier libère du cortisol.  Cette hormone empêche l’activation des hormones thyroïdiennes en supprimant l’enzyme 5′-désiodase.
  6. Certaines maladies provoquent une grande sécrétion de cortisol. On parle par exemple d’un foie surchargé, de l’hypoglycémie, de la résistance à l’insuline, etc. Il faut donc les soigner.
  7. Il faut nettoyer son corps des poisons potentiels comme les pesticides, les solvants, les produits chimiques ou les métaux lourds.
  8. Le sélénium contribue à réduire les taux d’anticorps contre la thyroïde. Il favorise la conversion de l’hormone T4 (de réserve) en T3 (hormone active). Il joue un rôle important dans la fonction de la thyroïde et protège des nodules et du cancer.
  9. Si elles existent, il faut corriger les carences en fer, acide folique et vitamine B12. On peut prendre des doses de vitamines B2, 3 et 6 et de la vitamine A.
  10. Il est également important d’effectuer une certaine activité physique. Il peut s’agir d’exercices légers ou modérés sans avoir à s’épuiser. Il faut aussi bien dormir. 

La thyroïdite de Quervain

Son origine est probablement virale. Elle se présente avec des douleurs au cou. Contrairement à la précédente, les symptômes d’hyperthyroïdie durent de 1 à 3 mois. Ensuite, le fonctionnement redevient normal. Un cinquième des cas se termine avec une hypothyroïdie permanente.

L’hyperthyroïdie se produit lorsque la thyroïde produit plus d’hormones que la normale ;  les taux d’hormones thyroïdiennes dans le sang sont alors très élevés. Les symptômes qui se produisent sont :

  • Une intolérance à la chaleur
  • De l’épuisement, de la fatigue et un manque de concentration.
  • Une augmentation de l’appétit
  • Une perte de poids
  • Des selles fréquentes ou de la diarrhée
  • De l’agitation, de l’anxiété, de la nervosité
  • Une augmentation de la transpiration
  • Une goitre (une thyroïde gonflée visible)

Pour lutter contre ces symptômes, on peut préparer une infusion de thé vert et de citronnelle. Il faudra en boire deux fois par jour. En effet, les capacités antioxydantes de ces produits peuvent calmer l’hyperactivité de la thyroïde.

La thyroïdite après l’accouchement

Après une grossesse, des anticorps peuvent rester dans le corps de certaines femmes. Ils attaquent alors la thyroïde. Cela survient généralement 4 à 6 mois après l’arrivée du bébé. Il peut alors se produire deux types de perturbations : l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie.

La thyroïdite non douloureuse ou silencieuse

Elle est semblable aux précédentes, mais elle apparaît chez les deux sexes. La cause est inconnue. 

La thyroïdite provoquée par des médicaments

Il s’agit d’un effet secondaire de certains médicaments tels que le lithium, l’amiodarone, les interférons ou les cytokines, qui produit à la fois de l’hypothyroïdie et de l’hyperthyroïdie. Ce phénomène ne cesse que lorsque l’on stoppe la consommation de ces médicaments.

La thyroïdite par radiation

Elle se produit lors de traitements avec de l’iode radioactif pour soigner l’hyperthyroïdie. Elle arrive aussi chez certains patients en radiothérapie pour traiter certains types de cancer. Les symptômes de l’hypothyroïdie se développent alors.

La thyroïdite aiguë ou infectieuse

Elle est causée par des bactéries et d’autres micro-organismes infectieux. Les symptômes varient. Ils peuvent être douloureux ou non, mais généralement, la personne se sent malade à cause de l’infection. Quand vous combattez l’infection, les symptômes (généralement de l’hypothyroïdie) disparaissent enfin.

L’acupuncture et la thyroïdite

(Photo : Acupuntura-Barcelona/ Flickr.com)
(Photo : Acupuncture-Barcelone/ Flickr.com)

Les troubles de la thyroïde peuvent être soulagés grâce à l’acupuncture. C’est une science profondément enracinée dans la culture asiatique. Aujourd’hui, elle est utilisée comme traitement hospitalier facultatif dans certains pays, comme en Norvège par exemple.

Pour faire simple, l’acupuncture travaille pour réorganiser et équilibrer le système métabolique en général. Cela oblige la glande thyroïde à fonctionner correctement. Lorsque nous utilisons l’acupuncture pour soulager et relaxer des zones spécifiques du corps, cela agit directement sur le cerveau, en stimulant son activité et la production d’hormones.

D’autre part, nous pouvons aussi utiliser l’acupuncture pour traiter directement les symptômes de la thyroïdite.

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