Arrêt de la pensée : en quoi consiste-t-il ?

Les pensées négatives récurrentes sont associées à l'anxiété et à la dépression. L'arrêt de la pensée permet d'y mettre fin.
Arrêt de la pensée : en quoi consiste-t-il ?

Dernière mise à jour : 17 mai, 2022

Penser, cette activité à laquelle nous sommes tellement encouragés, mais qui parfois devient un piège. L’arrêt de la pensée est l’une des techniques pour surmonter les désagréments liés au fait de penser.

Cet arrêt est recommandé lorsque le type de pensées qui nous viennent à l’esprit sont répétitives, négatives et semblent sans échappatoire. Les identifier est une première étape.

Que sont les pensées négatives ou ruminantes ?

Les pensées négatives sont généralement des pensées automatiques, récurrentes et associées à des émotions négatives. La personne les vit comme intrusives, car elles surgissent de nulle part et parce qu’elles ne parviennent pas à s’en débarrasser.

Ce sont aussi des pensées qui prennent généralement une forme extrême, absolutiste et polaire : tout ou rien. Il n’y a pas de place aux nuances. Elles deviennent de plus en plus importantes dans un flux ininterrompu.

De plus, ces pensées vont de pair avec des émotions désagréables (malaise, tristesse, colère), qui à leur tour impactent le comportement. Ainsi, avec le temps, elles peuvent déclencher des problèmes plus importants, tels que l’anxiété, les manifestations psychosomatiques et la dépression.



Arrêt de la pensée : en quoi consiste-t-il ?

L’arrêt de la pensée est une technique utilisée dans le but d’arrêter une boucle de pensées négatives et ruminantes. Celles-ci surgissent automatiquement et la personne a l’impression d’avoir peu de contrôle sur elles. Elle commence ainsi à ressentir un inconfort intense qui devient insupportable.

Pensée négative chez un homme.
Les pensées négatives se répètent et deviennent des actions pessimistes pour la personne qui ne peut pas les arrêter.



Comment implémenter l’arrêt de la pensée ?

La technique peut être appliquée de différentes manières.

  • L’une des manières consiste à utiliser ou à faire un mouvement qui capte notre attention. Cela interrompra ce flux de pensées, car le cerveau prêtera attention à un autre stimulus. Par exemple, taper sur la table ou claquer des doigts.
  • Il est également possible de choisir un mot que nous utiliserons chaque fois que nous éprouvons cette anxiété. Par exemple, “assez”, “non”, “stop”.
  • Certaines personnes changent de pièce comme stratégie pour arrêter de penser.

Il est important que la personne puisse connaître son anxiété, de manière à l’anticiper et à éviter que l’inconfort ne s’aggrave. Apprenez à identifier les émotions qui entourent ces pensées intrusives et les symptômes associés (transpiration, tremblements). Bien que les pensées semblent surgir de nulle part, elles sont en réalité associées à des croyances.

Une fois que l’on parvient à interrompre les pensées négatives, il faut les remplacer par des pensées plus positives et rassurantes.

L’arrêt de la pensée est une technique cognitive, très fréquente dans ce type de thérapie. Son efficacité dépend de la pratique et de la continuité.

Un exemple concret

Maria doit passer un examen de biologie. Deux jours avant l’examen, l’anxiété monte. Elle se dit : “J’ai échoué à d’autres examens avant, je suis sûr que je vais rater celui-ci”. Elle peut remplacer ces pensées par des pensées positives.

Autres alternatives à l’arrêt de la pensée

Il existe d’autres techniques qui peuvent être appliquées parallèlement à l’arrêt de la pensée. Par exemple, les exercices de respiration contrôlée ou de relaxation peuvent aider à retrouver le calme.

Une autre possibilité consiste à reconnaître les pensées négatives, à les remettre en question et à rechercher des faits qui servent de preuve. Il s’agit de questionner ce qui apparaît comme une évidence ou une fatalité.

Relaxation pour contrôler les pensées négatives.
Apprendre à se détendre et à contrôler le flux de pensées négatives est essentiel pour tenir éloignée l’anxiété.

Les pensées ne sont pas la réalité

À force de répéter certaines pensées, nous finissons par penser qu’elles sont vraies. Or, les pensées se construisent avec des influences, des expériences, avec le quotidien et l’immédiat.

Il ne faut pas oublier que ce sont des représentations de quelque chose, des idées que nous forgeons, mais que nous pouvons changer et devons abandonner si elles ne sont pas fonctionnelles pour nos objectifs. Remettez en question vos pensées.

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