Courageux-ses sont celleux qui rassemblent leurs morceaux et qui se reconstruisent seul-e-s

· 6 juillet 2017
Chacun d'entre nous est courageux à sa manière, puisque nous avons du dépasser des moments difficiles et esquiver des pierres sur le chemin qui nous a mené à ce que nous sommes aujourd'hui.

Les personnes courageuses ne sont pas souvent des stars. Mais le monde est plein de héros anonymes, d’individus méconnus qui vivent d’authentiques exploits privés en affrontant eux-mêmes l’adversité.

Nous connaissons tou-te-s quelqu’un que nous admirons car iel a dépassé formidablement un fait traumatique, car iel a surmonté une maladie, une perte, une séparation, un accident ou un moment délicat et difficile à expliquer.

Et il est même possible que vous soyez cette personne, qui est récemment passée par une situation similaire.

Mais vous avez recueilli vos morceaux brisés et vous vous êtes reconstruit-e, petit à petit, jour après jour, instillant de l’espoir et du courage dans chaque recoin défragmenté.

Il y a une série de connaissances que l’on acquiert à la force car nous n’avons pas d’autre choix.

Nous allons vous en parler dans cet article.

Nous sommes plus courageux-ses que ce que nous pensons

Notre cerveau est résistant au changement. Nous n’aimons pas les faits imprévus ou les changements de sens dans notre vie.

Cependant, même si nous avons du mal à le croire, nous disposons de nombreux outils psychologiques pour affronter les difficultés.

  • Notre instinct naturel est de garantir notre survie. D’où le fait que, même si nous passons par des périodes où les émotions négatives nous dépassent, il y a une boussole intérieure qui nous pousse et qui nous guide pour retrouver le chemin, l’équilibre et les forces.
  • Le problème que nous rencontrons souvent, c’est nous ne nous permettons pas d’être vulnérables.
  • Se sentir blessé-e, déçu-e et affecté-e par une perte ou une trahison fait que nous nous sentons souvent fragiles ou sans énergie, qui nous permettrait de récupérer.
  • Sachez quelque chose : il est nécessaire d’accueillir sa propre vulnérabilité pour pouvoir être fort-e à nouveau.
  • Accepter ce qui s’est passé et accepter la douleur présente est une manière essentielle de favoriser la guérison future.

D’autre part, qui résiste, qui refuse d’accepter ce qui s’est passé et est incapable de ressentir sa propre vulnérabilité, mettra plus de temps à dépasser les faits.

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Se recomposer, un processus qui ne dépend que du temps

Malgré ce que l’on veut nous faire croire, le temps, en soi, ne guérit pas tout. De fait, parfois, il intensifie même la douleur ou donne lieu à un trouble affectif.

  • L’authentique guérison arrive avec le courage d’une personne qui ouvre la voie à l’acceptation, au pardon et à la volonté claire de se dépasser pour être heureux.
  • Le temps ne résout pas les problèmes ni agit comme un sédatif ou un fragilisant de la souffrance.
  • C’est notre attitude qui nous permet de comprendre que nous ne pourrons jamais oublier certaines choses. Mais nous pourrons vivre avec ces faits car nous nous permettons d’aller de l’avant malgré tout.

Le passage du temps est un allié pour qui y met du sien, pour qui décide de s’ouvrir à nouveau au monde malgré ses blessures intérieures et avec un nouvel apprentissage grâce à ce qu’il s’est passé.

Il y a des batailles que l’on doit affronter seul-e

Au moment de dépasser n’importe quelle situation adverse, le soutien social et émotionnel des personnes que l’on aime est plus que bienvenu.

Mais il faut savoir que c’est nous-même qui devons franchir le cap. C’est de nous que dépend le fait d’avoir de la volonté, de prendre soin de nous et de mettre en marche les mécanismes du changement vers le bien-être et l’équilibre.

Peut-être que c’est un peu dur et désolant, mais affronter une dépression, la douleur d’une perte ou d’une trahison est un acte solitaire, un processus qui se vit à la première personne.

Personne ne peut pleurer pour nous, personne ne peut nous injecter la force de nous lever chaque matin, de changer nos habitudes…

On peut nous encourager, nous guider et nous orienter mais la responsabilité est toujours à notre charge.

L’adversité nous apprend, mais la vie n’est pas souffrance : c’est la recherche du bonheur

On pense également souvent que « qui n’a pas encore souffert n’a pas appris à vivre » ou même que « pour être vraiment heureux, il faut d’abord connaître l’adversité. »

  • Aucune de ces idées n’est vraie. La souffrance n’est pas quelque chose de normatif. De fait, personne ne devrait passer par une expérience traumatique pour savoir ce qu’est le bien-être ou la satisfaction personnelle où la douleur n’a pas sa place.
  • Chaque personne a sa propre histoire, chacun-e d’entre nous disposons d’une carte d’expériences uniques et exceptionnelles sur laquelle sont inscrites notre sagesse particulière et notre essence personnelle.
  • Nous avons tou-te-s été courageux-ses à notre manière. Que ce soit pour trouver le chemin qui nous convient le plus ou en surmontant des moments difficiles qui ont construit la personne que nous sommes aujourd’hui : quelqu’un de plus fort, équilibré, heureux et mature.

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Tout dans la vie est apprentissage, aussi bien dans les époques de calme et de bonheur, que dans les moments de tempête et de chaos émotionnel.

L’important est de se sentir fier-ère de tout ce que l’on a obtenu et de se sentir digne de chaque chose que nous avons, qui nous définit et donne forme à la magnifique personne qui, aujourd’hui, se trouve face à votre miroir : vous-même.

 

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