Crier sur les enfants a des conséquences sur le long terme

17 juillet 2019
Différentes études démontrèrent que crier sur les enfants pouvait leur nuire émotionnellement, cérébralement et physiquement. Poursuivez votre lecture et découvrez tout ce que vous devez savoir à ce sujet.

Crier sur les enfants n’est jamais la meilleure option pour les éduquer. Croyez-le ou non, mais crier est également une forme de violence. Cela peut en outre causer des dommages à long terme sur la personnalité et le cerveau de l’enfant.

Nous vous expliquerons donc ci-après pourquoi il vaut mieux éduquer de manière respectueuse en évitant de crier sur les enfants. Poursuivez donc votre lecture et découvrez comment vous pouvez éduquer sur les bases de l’amour et de l’empathie.

Les cris des parents

ne pas crier sur les enfants

Avez-vous déjà analysé les raisons pour lesquelles vous criez ? Les cris sont l’expression de la perte de contrôle. Ils apparaissent donc souvent lorsque nous voulons être entendus et que nous souhaitons imposer nos pensées. Pensez-vous néanmoins vraiment que vous parviendrez à transmettre votre message en élevant votre voix ?

Selon les données publiées dans le livre « Outsmarting Anger: 7 Strategies for Defusing Our Most Dangerous Emotion », du psychiatre Joseph Shrand, Ph.D., lorsque vous commencez à élever votre voix, le système limbique de l’enfant s’activeCe dernier est responsable de la réponse instinctive « combattre ou fuire« .

Dès lors, crier sur les enfants au lieu de les obliger à nous écouter et à prêter attention ne fait que produire l’effet inverse. Ils hurlent alors à leur tour ou, à défaut, vous échappent en se repliant sur eux-mêmes.

En outre, lorsque nous crions sur nos enfants, nous nous sentons mal. Voyons ensemble quelles conséquences les cris pourraient avoir sur l’esprit des plus jeunes.

Découvrez également cet article : Enfants désobéissants : que pouvez-vous faire pour résoudre ce problème ?

Pourquoi devons-nous éviter de crier sur les enfants

1. Les cris provoqueraient des changements dans le cerveau des nourrissons

Une étude de 2011 conclut qu’une exposition précoce et continue au stress généré par les cris pourrait changer la façon dont le cerveau traite les informations reçues via le langage.

Crier sur les enfants pourrait changer la façon dont le cerveau du nourrisson se développe. Il traiterait alors les informations et les événements négatifs de manière plus exhaustive et plus rapide que celles qui sont positives.

2. Crier sur les enfants provoquerait la dépression et une faible estime de soi

Vous souvenez-vous de ce que vous ressentiez lorsque votre mère, votre père ou un enseignant vous criait dessus ? Vous provoquez la peur, la frustration et la tristesse lorsque vous criez sur les enfantsCependant, au-delà de ces émotions transitoires, vous pourriez sérieusement affecter la psyché de l’enfant.

Élever la voix pour que vos enfants vous écoutent transmet un message fort et clair. En effet, vous dîtes en fait à vos enfants : « vous n’êtes pas capables de bien faire les choses, de la façon dont je voudrais que vous les fassiez ». Le manque de patience et de tolérance peut également leur donner l’impression de ne pas répondre à vos attentes. Leur estime d’eux-mêmes en pâtit alors.

Certaines recherches suggérèrent également que la violence verbale pourrait être la cause de problèmes psychologiques à l’âge adulte. Les cris ont en effet été associés à la dépression et à l’anxiété, et même à des actes d’autodestruction tels que l’abus d’alcool et de drogues, ou les activités sexuelles à risque.

3. La violence psychologique aggraverait les problèmes de comportement

ne pas crier sur les enfants

Comme nous l’avons expliqué précédemment, crier sur les enfants engendre une réaction de leur système limbique, que ce soit par un processus de défense ou de fuite. Loin de régler un problème, crier sur les enfants aggrave souvent ce dernier. En effet, cela fait augmenter leur rébellion et leur obstination, et les met même en danger.

Les chercheurs observèrent que les enfants de 13 ans qui vécurent des situations stressantes à cause des cris de leurs parents augmentaient les comportements négatifs à moyen terme. Il convient donc d’éviter de crier sur les enfants si nous ne voulons pas que la situation devienne encore plus difficile.

4. Crier leur donne un mauvais exemple de comment faire face à ce qui leur arrive

Les parents sont le miroir dans lequel les enfants se regardent. Si nous ne savons pas gérer nos émotions, comment pouvons-nous prétendre qu’ils le fassent ? En perdant le contrôle, nous leur apprenons à se comporter comme nous. En criant, nous leur montrons qu’il s’agit du moyen d’obtenir ce qu’ils veulent.

Pourquoi ne pas parler au lieu de crier ? Pourquoi n’enseignons-nous pas aux enfants à gérer leurs frustrations de manière positive ? Donnons l’exemple pour qu’ils deviennent des adultes confiants, empathiques et respectueux des autres.

Découvrez également cet article : Les enfants sont-ils vraiment le reflet des parents ?

5. Crier pourrait affecter la santé physique des enfants

Certaines études aboutirent à la conclusion que le stress que les enfants subissent en étant exposés à des cris continus pourrait entraîner des maladies chroniques causées par les pertes endocriniennes générées par le stress. Parmi les problèmes physiques possibles, nous trouvons :

  • Arthrite
  • Migraine ou maux de tête graves
  • Problèmes de dos et de cou
  • Autres douleurs chroniques

Pour conclure, nous devons apprendre à gérer nos émotions si nous voulons que nos enfants deviennent des adultes heureux, en bonne santé, empathiques et résilients. Crier sur les enfants n’est pas la solution à nos problèmes. Cela ne les incitera pas à apprendre ou à s’habiller plus rapidement.

Cessez de crier dès aujourd’hui et essayez des techniques d’éducation respectueuse et positive. Lorsque vous sentez que vous êtes sur le point d’exploser, éloignez-vous. Respirez et retrouvez votre calme. Discutez et mettez vous au niveau de votre enfant. Rappelez-vous que vous êtes le miroir dans lequel il se regarde. Que l’évaluation qu’il fera de lui-même dépend en grande partie de vous.

 

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