Il existe un lien entre obésité et dépression, selon une étude

Dans de nombreux cas, il existe une corrélation entre l'obésité et la dépression. Toutes les personnes obèses ne deviennent pas déprimées, et une personne déprimée ne prend pas non plus forcément de poids. Cependant, il existe de nombreux cas dans lesquels les deux facteurs sont présents et se renforcent mutuellement.
Il existe un lien entre obésité et dépression, selon une étude

Dernière mise à jour : 14 septembre, 2021

L’obésité correspond à un excès de graisse dans le corps, tandis que le surpoids est le fait d’avoir un poids supérieur au poids recommandé, ce qui ne fait pas spécifiquement référence à la graisse. L’obésité et le surpoids peuvent avoir des conséquences néfastes pour la santé, et il a été constaté qu’il existe un lien entre l’obésité et la dépression.

L’obésité commence par un déséquilibre entre l’apport en graisses et l’apport en calories. Cet équilibre varie d’une personne à une autre. Les conséquences pour la santé les plus connues sont un risque accru de diabète, de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux, d’arthrite et de certains cancers.

Chez les femmes, l’obésité peut entraîner des problèmes de reproduction – au niveau de la conception, de la grossesse et de l’accouchement – ainsi que des problèmes menstruels. Chez les enfants, l’obésité est associée à des problèmes de croissance, notamment en ce qui concerne le développement osseux.

Obésité et dépression

Si les maladies physiques constituent un facteur de risque majeur pour les personnes souffrant d’obésité, les risques psychologiques ne sont pas moins dangereux et dommageables. Dans de nombreux cas, l’obésite commence son parcours dans la vie des personnes lorsque celles-ci sont en proie au stress, à la tristesse, à la dépression ou à l’anxiété. En d’autres termes, le facteur émotionnel joue un rôle.

L’obésité et la dépression sont directement liées. De nombreuses personnes déprimées mangent trop et négligent les soins personnels. C’est à ce moment-là que commence l’accumulation de graisse dans l’organisme.

D’autres personnes, lorsqu’elles se voient obèses, sombrent dans une dépression difficile à traiter, soit à cause de l’image qu’elles voient dans le miroir, soit à cause de la stigmatisation sociale dont elles sont victimes. Cela s’explique par le fait que la société a une vision négative des personnes en surpoids.

Les médias proposent un modèle idéal de la silhouette, une silhouette bienloin d’être en surpoids. Il en résulte ce que l’on appelle la stigmatisation sociale. La stigmatisation peut entraîner de graves problèmes psychologiques chez les personnes obèses, tels que des troubles de l’anxiété, des dépendances, des troubles alimentaires et la dépression.

Femme obèse mesurant son tour de taille.
L’obésité est associée à une stigmatisation sociale qui renforce les états dépressifs.

L’esprit et le corps ensemble

L’obésité, comme mentionné ci-dessus, a des origines diverses. Si certaines sont génétiques, beaucoup d’autres ont à voir avec la façon dont les gens se sentent. Les sentiments de tristesse, d’anxiété ou de stress, si courants dans la société actuelle, conduisent souvent à une suralimentation et à un mode de vie sédentaire.

Selon le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies – un pays fortement touché par l’obésité, phénomène qui touche différentes couches de la population – les personnes obèses ont 55 % de risques supplémentaires de souffrir de dépression.

La dépression a un visage de femme

Les femmes sont génétiquement plus à risque d’avoir un excès de graisse corporelle que les hommes. De plus, elles sont aussi plus sujettes à la dépression. Selon l’organisme American Psychological Association, chez les femmes souffrant d’obésité, la dépression était de 37 % plus fréquente que chez les hommes.

La relation entre l’obésité et les idées suicidaires est également plus prononcée chez les femmes que chez les hommes. Là encore, cela s’explique par la stigmatisation sociale, car on attend des femmes – culturellement et socialement – qu’elles soient minces.

Femme obèse devant un ordinateur.
La prévalence de l’obésité est plus élevée chez les femmes. Il en est de même pour la dépression.

L’intervention psychologique pour lutter contre l’obésité et la dépression

Rien ne prouve que la relation entre l’obésité et la dépression réponde à un modèle génétique ou biologique. Par conséquent, le meilleur plan d’action pour les personnes souffrant de cette condition est de chercher une aide psychologique.

Les professionnels de la santé mentale s’accordent à dire qu’il est possible d’inverser le cycle de l’obésité et de la dépression grâce à une intervention précoce. Pour ce faire, il est important de tenir compte du fait que l’obésité est souvent liée à l’acte symbolique de manger.

Les compulsions alimentaires peuvent être causées par l’anxiété. Et cette dernière est souvent liée à des expériences psychologiques négatives, qui n’ont pas été reconnues et qui trouvent un moyen d’expression à travers la suralimentation.

Une intervention psychologique aide les personnes obèses à concevoir leur image corporelle et leur estime de soi de manière plus appropriée. Elle facilite également le changement des habitudes vers un mode de vie plus sain, basé sur la récupération du contrôle émotionnel.

Cela pourrait vous intéresser ...
Des études établissent un lien entre le sommeil et le risque d’obésité
Améliore ta SantéLisez-le dans Améliore ta Santé
Des études établissent un lien entre le sommeil et le risque d’obésité

Des études révèlent une relation entre la qualité de sommeil et le risque d'obésité. Comment le sommeil influence-t-il notre métabolisme ?



  • Miranda, T., Villalta, D., & Paoli, M. (2019). ASOCIACIÓN ENTRE OBESIDAD Y DEPRESIÓN: INFLUENCIA DEL GÉNERO, LA EDAD, EL GRADO DE ADIPOSIDAD Y LA ACTIVIDAD FÍSICA.
  • Bartolomé, M. De Domingo, and J. López Guzmán. “La estigmatización social de la obesidad.” Cuadernos de bioética 25.2 (2014): 273-284.
  • Contreras-Valdez, José Alfredo, Laura Hernández-Guzmán, and Miguel-Ángel Freyre. “Insatisfacción corporal, autoestima y depresión en niñas con obesidad.” Revista mexicana de trastornos alimentarios 7.1 (2016): 24-31.
  • Ruiz Domínguez, Claudia, et al. “Diferencias de género en pacientes con obesidad mórbida candidatos a cirugía bariátrica: Influencia de ansiedad, depresión y autoestima.” Investigación y género. Reflexiones desde la investigación para avanzar en igualdad: VII Congreso Universitario Internacional Investigación y Género (2018), p 686-712. SIEMUS (Seminario Interdisciplinar de Estudios de las Mujeres de la Universidad de Sevilla), 2018.
  • Ocampo, Juan, et al. “Asociación entre índice de masa corporal y depresión en mujeres adolescentes.” International Journal of Morphology 35.4 (2017): 1547-1552.