Le risque d’hémorragie postopératoire

7 août 2019
L'intervention chirurgicale est associée à un risque accru de thromboembolie veineuse et artérielle. On sait également que l'arrêt temporaire du traitement antithrombotique entraîne une exposition accrue au risque de thrombose et d'embolie.

Les problèmes d’hémorragie post-opératoire peuvent être le résultat d’une blessure ou d’un traumatisme. Elles peuvent aussi s’expliquer par la façon dont le sang coagule. Différents types de vaisseaux sanguins transportent l’oxygène et les nutriments vers les tissus. Lorsque les vaisseaux sanguins ou les capillaires s’endommagent, des saignements peuvent se produire à l’intérieur ou à l’extérieur.

L’hémostase correspond à l’arrêt des saignements des vaisseaux sanguins endommagés. Les facteurs nécessaires à la formation d’un caillot sont les suivants :

  • Plaquettes : Les plaquettes sont de très petites cellules produites par la moelle osseuse. Le nombre normal de plaquettes est de 150 000 à 400 000.
  • Facteurs de coagulation sanguine : Ces facteurs sont présents dans le sang et se produisent principalement dans le foie.

L’intervention chirurgicale est associée à un risque accru de thromboembolie veineuse et artérielle. On sait également que l’interruption temporaire du traitement antithrombotique entraîne une exposition accrue au risque de thrombose et d’embolie.

Le risque de saignement préopératoire induit par les anticoagulants oraux est généralement faible. Cependant, il augmente pendant et après l’intervention chirurgicale, selon la nature de celle-ci.

Facteurs de risque de l’hémorragie postopératoire

Un dessin de globules rouges

 

Une évaluation des risques liés à l’intervention chirurgicale est nécessaire chez ce type de patient. Pour cette raison, le type d’action par rapport au traitement antithrombotique se détermine par la situation du patient.

Il faut évaluer le risque thrombotique et le risque hémorragique de l’intervention chirurgicale. Le risque thrombotique de l’intervention chirurgicale compte du fait de la relation avec le risque accru de thrombose lorsque le traitement anticoagulant/antiagrégant s’interrompt.

Dans ces cas, le traitement anticoagulant peut être poursuivi ou interrompu. La prise d’héparine peut aussi le remplacer, avant la reprise du traitement avec des anticoagulants oraux. Ceci s’explique principalement par l’immobilité post-chirurgicale, mais aussi par l’effet prothrombotique de la chirurgie elle-même.

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Hémorragie postopératoire

L’hémorragie majeure se définit comme une hémorragie nécessitant une transfusion de plus de deux unités, une seconde opération ou qui provoque un saignement dans la cavité intracrânienne, intrathoracique ou péritonéale.

L’attitude à l’égard de toute complication hémorragique dépendra de l’importance et de l’emplacement du saignement. Elle dépend également du niveau d’anticoagulation. Les hémorragies majeures se définissent également comme des hémorragies mettant la vie des patients en danger ou mortelles.

La probabilité de saignement conditionnera également la reprise du traitement antithrombotique postopératoire, car le début de l’anticoagulation se différera en cas de risque élevé de saignement. Si l’anticoagulation est supprimée pendant plus d’une journée, l’héparine devrait être envisagée.

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Reprise du traitement anticoagulant après une chirurgie

Une médecin donnant des médicaments

La reprise du traitement anticoagulant après l’intervention chirurgicale ne devrait pas commencer avant 2 à 3 jours après l’intervention. Cependant, il faut toujours le faire après consultation avec le spécialiste.

L’utilisation de doses thérapeutiques commence après 48-72 heures et ne devrait pas avoir lieu après un saignement post-chirurgical continu.

Chez la plupart des patients traités à la fois par la warfarine et l’acénocoumarol, on peut reprendre le traitement la nuit du jour de l’intervention. Cela peut être le cas tant qu’il n’y a pas de complications hémorragiques.

Cependant, l’effet thérapeutique ne commencera pas avant 4-5 jours après le début du traitement anticoagulant. L’un des principaux objectifs du patient anticoagulé est de retrouver son état antithrombotique le plus rapidement possible. Il faut prendre en compte une hémostase postopératoire adéquate et le risque de saignement associé à l’intervention chirurgicale.

En général, la plupart des saignements postopératoires disparaissent dans les 24 heures suivant la chirurgie. Toutefois, ce n’est peut-être pas le cas, de sorte que l’anticoagulation ne devrait pas s’amorcer avant que l’hémostase ne revienne à la normale.

 

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