Le sport aide à contrôler la pression artérielle

Le sport aide à contrôler la pression artérielle, car il contribue à réduire le nombre de battements par minute, il prévient le surpoids et l'obésité et améliore l'humeur, entre autres.
Le sport aide à contrôler la pression artérielle

Dernière mise à jour : 12 octobre, 2021

La pratique régulière d’un sport est l’un des meilleurs moyens de se maintenir en bonne santé. Dans le cas des personnes hypertendues, l’exercice est particulièrement recommandé. En effet, il a été démontré que le sport aide à contrôler la pression artérielle.

L’Organisation mondiale de la santé et la Société internationale d’hypertension artérielle ont reconnu que le sport réduisait les risques d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus. Ces deux maladies comptent l’hypertension parmi leurs facteurs de risque.

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ?

L’OMS définit l’hypertension artérielle, également connue comme pression artérielle élevée, comme une condition dans laquelle les vaisseaux sanguins souffrent d’une tension artérielle importante et persistante. Un phénomène qui les endommage.

La tension artérielle est la force exercée par le sang, pompé par le coeur, contre les parois des vaisseaux sanguins. Si cette résistance est supérieure à la normale, le cœur doit fournir davantage d’efforts pour pomper le sang, c’est-à-dire à chaque fois qu’il bat.

Par ailleurs, l’hypertension est dangereuse, car elle implique un risque pour le cœur et certains organes, tels que les reins ou le cerveau. Elle est à l’origine de la grande majorité d’infarctus dans le monde. Il est donc fondamental de la prévenir. Et le sport est l’un de ces moyens ; il fait partie des recommandations indiquées par l’OMS en 1989.

Tensiomètre pour le coeur.
Le contrôle de la pression artérielle permet de prévenir des accidents cardiaques, tels que l’infarctus.

Quelle est l’action du sport sur la pression artérielle ?

Le sport aide à contrôler la pression artérielle tout d’abord parce qu’il contribue au maintien d’un poids adéquat et prévient l’obésité. La relation entre le tissu adipeux excessif, le surpoids, l’obésité et l’hypertension est risquée.

Par ailleurs, le sport améliore le fonctionnement du cœur, puisqu’il réduit la quantité de battements par minute et évite le surmenage de cet organe. En effet, les niveaux de pression des sportifs sont souvent plus bas, car leur corps fonctionne mieux que celui d’une personne qui ne fait pas d’exercice.

Outre ces bienfaits, la pratique régulière d’un sport aide à contrôler les niveaux d’anxiété, de stress et de dépression. Elle permet également de se sentir en meilleure santé, et d’être dans un état émotionnel positif. Les sensations agréables sont fondamentales pour prévenir les problèmes de tension élevée.

En faisant du sport, les niveaux de cholestérol et de glucose sanguin sont aussi sous contrôle. Ces deux paramètres sont étroitement liés à l’hypertension et sont souvent à l’origine de crises cardiaques ou d’AVC.

Un programme d’activité physique est préférable

Le sport aide à contrôler la pression artérielle s’il est pratiqué de façon régulière. Pratiquer une activité de façon sporadique n’est pas la solution en cas d’hypertension. La meilleure chose à faire est d’établir un programme d’activité physique régulier.

Il est également important d’avoir l’approbation d’un médecin pour la pratique d’un exercice ou d’un sport. Le professionnel évaluera l’état de santé, et d’autres facteurs tels que l’âge et le poids.

L’idéal est de faire une demie heure de sport, trois fois par semaine. Sur ces 30 minutes, les dix premières peuvent être consacrées à l’échauffement, puis à la pratique proprement dite et, enfin, aux étirements et à la relaxation.

Il est préférable de laisser passer un jour entre chaque séance. Et ce, afin que les muscles puissent éliminer l’acide lactique, une substance qui est responsable des douleurs musculaires.

Deux personnes âgées qui font de l'exercice avec une soignante.
Les patients ayant déjà reçu le diagnostic d’une pathologie doivent consulter un spécialiste pour concevoir un programme d’exercices.

Quels sont les meilleurs sports pour contrôler la pression artérielle ?

Bien que le sport de façon générale aide à contrôler la pression artérielle, certains sports sont plus indiqués que d’autres. Quels sont-ils ?

Il faut préférer les exercices d’endurance, avec un métabolisme aérobique et un effort compétitif modéré. Les activités sportives les plus conseillées sont le cyclisme, le ski de fond, la natation, la marche, le golf, le trekking modéré, le jogging, le patinage, le canoë, la pétanque et le tir.

Il est également recommandé de maintenir un poids adéquat, de diminuer la consommation de sel et de se libérer des préoccupations. Tout comme il est important de diminuer la consommation d’alcool, de ne pas fumer et de maintenir une alimentation saine riche en potassium et en fibres. Enfin, il est préférable d’éviter les sports avec des charges ou des poids.

Cela pourrait vous intéresser ...
5 techniques de respiration pour réduire votre pression artérielle
Améliore ta Santé
Lisez-le dans Améliore ta Santé
5 techniques de respiration pour réduire votre pression artérielle

Si vous suivez un traitement, ces techniques de respiration peuvent être un complément très efficace pour réguler notre pression artérielle.



  • Boraita Pérez, A., & Serratosa Fernández, L. (1998). «El corazón del deportista»: hallazgos electrocardiográficos más frecuentes. Revista Española de Cardiología, 51(5), 356-368.
  • Zafra, A. O., & Toro, E. O. (2012). Práctica de la actividad física y ansiedad en mujeres: Variables sociodemográficas como factores moderadores. Revista Argentina de Clínica Psicológica, 21(1), 25-32.
  • Del Valle Soto, M., Marqueta, P. M., De Teresa Galván, C., Bonafonte, L. F., Luengo, E., & Aurrekoetxea, T. G. (2015). Prescripción de ejercicio físico en la prevención y tratamiento de la hipertensión arterial. Documento de Consenso de la Sociedad Española de Medicina del Deporte (SEMED-FEMEDE). Archivos de medicina del deporte: revista de la Federación Española de Medicina del Deporte y de la Confederación Iberoamericana de Medicina del Deporte, (169), 281-313.