Que se passe-t-il dans notre cerveau lors d’un coup de déprime ?

· 9 mai 2014
Les larmes sont un moyen de nous soulager lorsque notre cerveau accumule trop de tension, et a besoin d'évacuer cette anxiété. Ensuite, il sécrète des endorphines qui nous détendent et nous font nous sentir mieux.

Le cerveau est un organe extraordinaire dont nous savons de plus en plus de choses actuellement. Par exemple, on sait comment certaines émotions agissent sur lui, comme lorsque l’on ressent de la tristesse. Car tout au long de notre vie, nous avons maintes fois l’occasion de nous sentir tristes ou de souffrir d’un coup de déprime, lorsqu’au fil des circonstances nous devons faire face à des évènements personnels qui nous mettent à l’épreuve.

La tristesse est une émotion inhérente à l’être humain, comme le sont aussi la joie, la peur ou la rage. Éprouver de la tristesse sous-entend que notre cerveau fonctionne différement et finit par produire sur nous des effets dont nous ne sommes pas toujours conscients. Nous avons davantage d’appétit, nous nous sentons plus fatigués, nous cherchons à nous retrouver seuls, et nous avons envie de pleurer.

Peut-être aimeriez-vous savoir pourquoi se produisent toutes ces réactions dans notre corps et comment il est possible de vaincre cette sensation de tristesse pour fuir cette situation ; cela nous évitera certaines maladies plus graves qui peuvent sérieusement affecter notre vie, comme une dépression par exemple.

Quand le cerveau sombre dans la tristesse

Tristesse

La tristesse est l’une des émotions qui a le plus d’impact sur notre métabolisme ; qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que de nombreux changements qui s’opèrent dans notre corps et dans notre esprit sont provoqués par les problèmes extérieurs, les deuils, les déceptions, les changements inattendus et inévitables auxquels les personnes sont confrontées. Mais analysons chacun de ces états qui affectent notre cerveau.

La force de l’empathie

Le cerveau possède plusieurs mécanismes de défense pour affronter la tristesse. Il s’agit du sentiment le plus aisément reconnu chez les humains, car en présence de quelqu’un, nous percevons immédiatement si cette personne souffre ou non ; en d’autres mots, nous avons de l’empathie pour elle. Cette faculté nous pousse à apporter notre soutien à ceux qui sont tristes, et nous savons tous combien il est important d’avoir de bons amis ou des parents sur qui compter. Il faut observer que ce sentiment d’empathie est plus accusé chez les femmes.

Le cerveau a besoin de plus d’énergie, et donc de glucose

Chocolat

Lorsqu’on traverse une période où l’on se sent triste, le cerveau devient incroyablement actif ; cela peut vous surprendre, mais les tests scientifiques dévoilent qu’un cerveau déprimé active plus de 70 zones cérébrales distinctes. Mais comment ? C’est facile à comprendre : lorsque nous sommes tristes, nous nous rappelons des choses, nous pensons, nous souffrons, nous cherchons des solutions ou des alternatives, nous dormons peu et passons des heures à réfléchir, ce qui va activer l’hypocampe, la partie frontale du cerveau (cortex préfrontal) et le cortex cingulaire antérieur, le lobe temporal, etc.

Il faut également considérer que le cerveau utilise presque 20% de notre énergie, et que lors d’un état de tristesse, ce besoin d’énergie augmente, principalement le besoin de glucose. C’est ce qui nous donne faim, nous cause de l’anxiété et nous pousse à manger, et en particulier des aliments sucrés. Voilà pourquoi nous grossissons parfois lorsque nous sommes tristes ou déprimés.

Le besoin vital de pleurer pendant un coup de déprime

Pleurer
Pleurer est un acte naturel et nécessaire pour libérer les tensions et les émotions.

Lors des états de tristesse, il s’accumule beaucoup de tension dans le corps. La sécrétion des larmes est une fonction biologique, celle d’hydrater les yeux, qu’il faut différencier des larmes qui résultent des émotions, ou pleurs, également essentiels pour la santé. Le cerveau accumule trop de tension et a besoin d’expulser cette anxiété de la façon la plus adéquate pour nous soulager, c’est-à-dire par les larmes. Des endorphines sont sécrétées lorsque l’on pleure, et après on se sent mieux, plus détendu. Voilà pourquoi nous vous recommandons de ne pas vous retenir si vous avez envie de pleurer.

Éviter de se laisser troubler et apprendre des expériences

Joie
Les moments de tristesse doivent nous servir d’enseignement, nous inciter à prendre un nouveau départ et à en sortir plus forts.

Un cerveau attristé élabore moins de sérotonine, un neurotransmetteur associé à l’humeur. Si nous ne parvenons pas à nous libérer de cette tristesse de façon déterminée et en nous projetant en avant, ce manque de sérotonine peut donner lieu à la longue à des maladies comme la dépression, à des obsessions compulsives ou à des épisodes de violence. Mais nous devons être forts et trouver dans ces moments d’introspection de nouveaux moyens pour en venir à bout !

Si la tristesse peut nous être utile, c’est pour apprendre à tirer partir de ce que nous avons vécu, car nous savons tous que l’existence n’est pas un long fleuve tranquille, qu’il faut franchir des obstacles et parvenir à trouver de nouvelles voies, qu’il y a des réalités desquelles nous devons tirer une leçon. C’est à ce prix-là que nous deviendrons plus forts et plus capables !